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Le Maroc fait peur : même le Paraguay le dit

Par Rédaction SBM··5 min de lecture·Source: Footmercato

Les Lions de l'Atlas ont dominé le Paraguay en amical. Un test révélateur avant le Mondial 2030, co-organisé par le Maroc.

Le Maroc fait peur : même le Paraguay le dit

« Pour moi, c'est un candidat sérieux pour gagner cette Coupe du Monde, et encore plus pour la suivante » — quand un sélectionneur adverse te place parmi les favoris mondiaux la veille d'un match amical, c'est que quelque chose a changé. Gustavo Alfaro, patron du Paraguay, ne jouait pas la politesse. Il parlait du Maroc avec la conviction d'un homme qui avait vraiment fait ses devoirs. Et sur le terrain, les Lions de l'Atlas lui ont donné raison.

Une victoire qui confirme la hiérarchie nouvelle du football africain

Le Maroc n'est plus une surprise. C'est là tout le problème — ou toute la beauté — de ce groupe. Depuis la demi-finale du Mondial 2022 au Qatar, la première pour un pays africain dans l'histoire de la compétition, les Lions de l'Atlas portent sur leurs épaules quelque chose de plus lourd qu'un maillot : une ambition continentale devenue ambition planétaire. Face au Paraguay, ils ont géré. Dominé. Imposé leur rythme avec la sérénité d'une équipe qui sait où elle va.

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Walid Regragui a construit un bloc solide, difficile à manœuvrer, capable de s'adapter à plusieurs systèmes. Ce n'est pas un hasard si son équipe encaisse peu et se crée des occasions en série. La défense marocaine, l'une des plus imperméables du continent, n'a concédé que 3 buts lors de ses 8 derniers matchs toutes compétitions confondues. Des chiffres qui parlent avant même que le coup d'envoi soit sifflé.

Le Paraguay, 52e au classement FIFA, n'est pas non plus une équipe de rien. Alfaro est un technicien respecté en Amérique du Sud, passé par l'Équateur et la Colombie. Ses hommes ont tenté de presser haut, d'élever le rythme. Le Maroc a répondu par la technique, la verticalité et une intensité défensive qui a fini par étouffer les velléités paraguayennes. Victoire nette, sans trembler.

Quand l'adversaire devient le meilleur témoin de ta progression

Il y a quelque chose de fascinant dans les déclarations d'Alfaro. Un sélectionneur ne lâche pas ce genre de compliment par hasard. Il l'a dit avec ses mots, à la veille du match, sans filet. « Candidat sérieux pour gagner cette Coupe du Monde. » Pas « une belle équipe », pas « un adversaire coriace » — non, un candidat pour gagner le Mondial. Ça, ça ne se dit pas à la légère dans le football professionnel.

Le contexte renforce encore l'analyse. Le Maroc co-organise la Coupe du Monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal — et sera qualifié d'office. Jouer à domicile, devant des tribunes qui transforment les stades en fournaises, avec une nation entière derrière soi... L'avantage psychologique est considérable. Les Brésiliens en 1950, les Anglais en 1966, les Allemands de l'Ouest en 1974, les Argentins en 1978 : l'histoire du football mondial est jalonnée de pays hôtes sacrés champions. Le Maroc a parfaitement intégré cette réalité dans sa construction à moyen terme.

Mais Alfaro allait plus loin encore : « encore plus pour la suivante. » La Coupe du Monde 2034, attribuée à l'Arabie Saoudite. Un tournoi au cœur d'un monde arabe en pleine effervescence footballistique, dans lequel le Maroc entend bien s'inscrire comme la référence technique et tactique. Cette vision à long terme est précisément ce qui distingue les grandes nations du football des outsiders ponctuels.

2030, l'échéance qui donne du sens à chaque match amical

Un amical contre le Paraguay, ça peut sembler anodin. Ce ne l'est pas. Walid Regragui utilise chaque rencontre comme un laboratoire. Il teste des combinaisons, fait tourner, observe comment ses cadres réagissent au repos ou à la sollicitation intensive. La profondeur de banc marocaine, longtemps perçue comme un point faible, s'est considérablement étoffée. Des joueurs comme Bilal El Khannouss, Abde Ezzalzouli ou Sofiane Boufal apportent de la créativité et de l'imprévisibilité dans un collectif autrefois très structuré défensivement.

La qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations 2025 au Maroc — encore une compétition à domicile — s'annonce comme une répétition générale idéale. Remporter la CAN sur ses terres serait un signal envoyé au monde entier : cette équipe ne joue plus pour participer, elle joue pour gagner. Et si l'on considère que les Lions de l'Atlas n'ont jamais soulevé le trophée continental malgré trois finales disputées, l'appétit est là, intact, peut-être même décuplé par les années de frustration.

Le Paraguay repart avec une défaite, mais Alfaro a offert au Maroc quelque chose de précieux : la reconnaissance publique d'une puissance en construction. Dans le football, les mots d'un adversaire pèsent parfois autant que les résultats. Ce soir-là, les deux parlaient le même langage.

Reste maintenant à transformer l'essai sur la durée. Le football mondial ne pardonne pas les projets inachevés. L'Espagne a mis des années à convertir son potentiel en titre mondial. La France aussi. Le Maroc est sur ce chemin, et la trajectoire est claire. 2030 n'est plus une date dans un agenda — c'est une promesse que Regragui et ses hommes ont tacitement faite à tout un peuple. La vraie question n'est pas de savoir s'ils en sont capables. Elle est de savoir s'ils seront prêts exactement au bon moment.

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