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Amicaux : le Portugal écrase les États-Unis, la Belgique piégée par le Mexique

Par Rédaction SBM··5 min de lecture·Source: Footmercato

Deux soirées d'amicaux aux bilans opposés : le Portugal a dominé les États-Unis 2-0 à Atlanta, pendant que la Belgique calait contre le Mexique.

Amicaux : le Portugal écrase les États-Unis, la Belgique piégée par le Mexique

Une talonnade de Bruno Fernandes, un but de Francisco Trincao, et Atlanta s'est tue. Le Portugal a liquidé les États-Unis 2-0 lors de ce match amical, livrant une démonstration de maîtrise technique face à une sélection américaine qui peine encore à trouver son identité à un peu plus d'un an de la Coupe du monde 2026 qu'elle co-organise. Pendant ce temps, à l'autre bout du tableau, la Belgique s'est heurtée au Mexique sans trouver la solution. Deux soirées qui racontent deux trajectoires très différentes.

Trincao en finisseur, Bruno Fernandes en chef d'orchestre : le Portugal sans forcer

C'est à la 37e minute que tout s'est décidé. Sur une combinaison qui respirait l'automatisme, Bruno Fernandes a servi Francisco Trincao d'une talonnade d'une précision chirurgicale. L'attaquant du Sporting CP n'avait plus qu'à conclure. Un but qui résume assez bien l'état de forme des Portugais : technique, fluide, et efficace sans avoir besoin de se transcender.

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La sélection de Roberto Martínez a ensuite géré son avantage avec une tranquillité déconcertante. Les États-Unis, pourtant en pleine montée en puissance depuis quelques années, ont rarement réussi à mettre en danger Diogo Costa. Selon nos informations, le staff lusitanien a profité de ce rassemblement pour tester plusieurs rotations, notamment en seconde période, dans l'optique de préparer la prochaine campagne de qualification. Le Portugal reste une machine à produire du talent : avec un effectif qui compte aujourd'hui une quinzaine de joueurs évoluant dans les cinq grands championnats européens, Martínez n'est pas à court d'options.

Pour les Américains, la note est sévère. Gregg Berhalter — ou son successeur potentiel, le débat reste ouvert outre-Atlantique — doit composer avec une génération prometteuse mais encore irrégulière. Christian Pulisic, Weston McKennie, Tyler Adams : les noms font rêver, les performances collectives tardent à suivre. Recevoir deux buts sans en inscrire un seul face au Portugal, à domicile, ça laisse des traces dans les esprits à moins de deux ans d'une Coupe du monde à enjeu historique pour la CONCACAF.

La Belgique en panne sèche : les Diables Rouges cherchent encore leur visage

À quelques milliers de kilomètres, la Belgique vivait une soirée autrement plus compliquée. Le Mexique a tenu les Diables Rouges en échec, confirmant que la sélection de Domenico Tedesco traverse une période de reconfiguration délicate. À en croire l'entourage de plusieurs joueurs présents lors du rassemblement, l'ambiance reste constructive, mais les résultats ne suivent pas encore la théorie.

La Belgique post-génération dorée, c'est un peu le dossier le plus complexe du football européen en ce moment. Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku, Eden Hazard — cette époque est révolue. Tedesco tente de construire une nouvelle identité avec des éléments comme Lois Openda, Johan Bakayoko ou encore Amadou Onana, mais le collectif manque encore de liant. Face au Mexique, l'équipe a semblé manquer de tranchant offensif, incapable de trouver la faille dans un bloc mexicain discipliné.

Le Mexique, de son côté, peut se satisfaire de cette résistance. Jaime Lozano — ou son successeur en fonction de l'évolution du staff tricolore — sait que son équipe aborde la Coupe du monde 2026 sous pression maximale. Hôte avec les États-Unis et le Canada, la sélection aztèque ne peut pas se permettre une nouvelle élimination au premier tour, comme ce fut le cas lors des trois dernières Coupes du monde. Tenir la Belgique en échec, même en amical, c'est un signal envoyé à la concurrence.

Ce que ces résultats disent des hiérarchies mondiales à 14 mois du Mondial

Deux matchs amicaux, deux enseignements. Le Portugal confirme qu'il figure parmi les candidats sérieux au titre en 2026. Avec Cristiano Ronaldo toujours présent dans le groupe — à 39 ans, le débat sur sa place en sélection reste entier, mais Martínez continue de s'appuyer sur lui — et une génération de relève enfin mature, les Lusitaniens ont les armes pour faire mieux que leurs sorties décevantes en phases à élimination directe ces dernières années. Ils avaient atteint les quarts de finale en 2022 au Qatar avant de tomber face au Maroc. L'ambition est clairement de franchir ce plafond de verre.

Pour la Belgique, la situation est plus préoccupante. Selon nos informations, Tedesco travaille sur une organisation plus pragmatique, moins dépendante des individualités que l'ère précédente. Mais les résultats amicaux récents dessinent un tableau mitigé. Les Diables Rouges restent une équipe de niveau mondial sur le papier — leur classement FIFA le confirme, ils figurent régulièrement dans le top 5 européen — mais la transition générationnelle prend plus de temps que prévu.

Les États-Unis, eux, jouent une partition à part. Hôtes du tournoi le plus regardé de la planète, ils ne peuvent pas se permettre de rester dans le flou tactique et identitaire qui caractérise leur jeu en ce moment. Concéder un 0-2 face au Portugal devant leur public d'Atlanta, c'est un électrochoc utile — à condition d'en tirer les bonnes leçons avant juin 2026.

La prochaine fenêtre internationale sera scrutée de près. Pour le Portugal, il s'agira de confirmer la dynamique. Pour la Belgique, de prouver que le projet Tedesco tient la route. Et pour les États-Unis, de montrer qu'ils sont capables de hisser leur niveau face aux grandes nations — pas seulement dans les discours, mais sur le terrain. Le compte à rebours pour le Mondial 2026 est lancé, et ces amicaux de juin commencent déjà à peser dans les bilans.

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