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Arsenal arrache Lisbonne et Havertz rend hommage à Raya

Par Antoine Moreau··5 min de lecture·Source: Footmercato

Les Gunners ont souffert au Portugal mais s'en sortent grâce à un but dans les arrêts de jeu. Kai Havertz a tenu à saluer la performance de David Raya.

Arsenal arrache Lisbonne et Havertz rend hommage à Raya

Lisbonne ne restera pas gravée dans les mémoires comme l'une des grandes nuits européennes d'Arsenal. Mais les Gunners s'en fichent. Ils rentrent avec les trois points, un but dans les arrêts de jeu et la conviction que les grands clubs savent aussi gagner laid. Au stade José Alvalade, face à un Sporting CP revanchard et bien organisé, Mikel Arteta a vu son équipe souffrir, batailler, encaisser les coups — avant de trouver la faille quand il le fallait vraiment. C'est ça aussi, la Ligue des Champions.

Un but dans le money time pour éviter le pire

Arsenal a longtemps couru après le bon résultat. Le Sporting, porté par son public et une organisation défensive solide, avait réussi à contenir les Gunners pendant l'essentiel du match. Difficile de trouver des espaces, encore plus difficile de créer le danger dans la surface. Les hommes de Ruben Amorim — avant que celui-ci ne parte vers Manchester United — ont laissé une équipe bien structurée dans les rangs portugais, et son successeur a visiblement su maintenir les principes de jeu.

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Puis les arrêts de jeu sont arrivés. Et avec eux, ce but libérateur qui change tout. Un but inscrit dans les dernières secondes du temps additionnel, dans un stade qui retenait son souffle. Arsenal passe. Le Sporting rentre bredouille. Dans le football européen, la marge entre qualification et élimination tient parfois à moins d'une minute.

Ce type de victoire, arrachée aux forceps sur un terrain hostile, a une valeur particulière dans une campagne de Ligue des Champions. Elle construit un caractère collectif. Elle prouve qu'on peut être mauvais pendant 85 minutes et rester debout. Arsenal a mis 14 tirs au but pour trouver la faille — un ratio qui illustre à lui seul la difficulté de la soirée.

Raya, le gardien que tout le monde avait sous-estimé

Kai Havertz n'a pas attendu longtemps pour distribuer les bons points. Interrogé au coup de sifflet final, l'international allemand a immédiatement mis en avant David Raya. Pas une surprise, tant le gardien espagnol a été décisif pour maintenir le score. Selon nos informations, les joueurs d'Arsenal sont unanimes dans le vestiaire sur l'apport du portier barcelonais prêté — puis acheté — par le Barça.

Raya, c'est l'une des rares décisions d'Arteta qui ait été contestée avant d'être validée par les faits. Quand Arsenal a décidé de laisser partir Aaron Ramsdale pour installer Raya comme titulaire indiscutable, la réaction a été vive. Ramsdale était populaire, expressif, aimé du public. Raya, lui, était perçu comme un pari. Un an et demi plus tard, les chiffres parlent pour lui : il affiche l'un des meilleurs pourcentages d'arrêts d'Europe parmi les gardiens des six premiers championnats, et ses performances en Ligue des Champions ont fait taire la quasi-totalité de ses détracteurs.

À Lisbonne, il a sorti au moins deux arrêts décisifs qui ont maintenu Arsenal dans le match au moment où le Sporting poussait fort. Sans lui, la qualification était probablement compromise. Havertz l'a dit clairement, sans langue de bois : sans Raya, ce n'est pas pareil. À en croire l'entourage du joueur, ce type de reconnaissance publique entre coéquipiers est devenu une marque de fabrique du vestiaire d'Arteta — un vestiaire où la culture collective prime sur les performances individuelles.

Arsenal peut-il vraiment aller au bout cette année

La question mérite d'être posée sans détour. Arsenal est en quart de finale de Ligue des Champions. C'est déjà un résultat significatif pour un club qui avait disparu de la scène européenne à ce niveau depuis des années. Mais les Gunners ont les moyens d'aller plus loin, et tout le monde dans le staff d'Arteta le sait.

Le tirage au sort du prochain tour dira beaucoup sur les ambitions réelles. Tomber sur le Real Madrid ou le Bayern Munich, c'est une chose. Hériter d'un adversaire plus abordable sur le papier, c'en est une autre. Arsenal n'a plus atteint le dernier carré de la Ligue des Champions depuis 2009, quand Arsène Wenger avait emmené les Gunners jusqu'en demi-finale avant de s'incliner face à Manchester United. Quinze ans d'absence à ce stade de la compétition, ça pèse dans une histoire de club.

Sur le plan du jeu, les bases sont là. Bukayo Saka reste l'un des joueurs les plus décisifs d'Europe à son poste, Martin Ødegaard a retrouvé son meilleur niveau après une blessure qui avait perturbé le début de saison, et Havertz lui-même s'est imposé comme un joueur clé — lui dont l'arrivée en provenance de Chelsea avait pourtant suscité des doutes légitimes. Trois joueurs de calibre international qui peuvent faire la différence sur une seule action. C'est un luxe que peu de clubs peuvent s'offrir.

La vraie question, celle qu'on entend dans les couloirs du football européen, c'est celle de la régularité. Arsenal est capable du très bon et du laborieux parfois dans la même semaine. La nuit de Lisbonne en est l'exemple parfait : une victoire méritée au sens compétitif du terme, mais loin d'être convaincante dans le contenu. Mikel Arteta devra trouver l'équilibre entre une équipe capable de produire du jeu et une équipe capable de souffrir — les deux étant nécessaires pour soulever la grande coupe en mai.

Le prochain tour s'annonce comme un vrai test de maturité pour ces Gunners. Après avoir longtemps été étiquetés comme une belle équipe sans le mental des grands soirs, ils commencent à construire une réputation différente. Gagner à Lisbonne dans les arrêts de jeu, c'est exactement le genre de souvenir qui forge une génération. Il reste encore plusieurs marches à gravir, et Arsenal sait que la Ligue des Champions ne pardonne pas deux fois.

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