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Le coup franc de Julian Alvarez punit le Barça et enflamme la Liga

Par Antoine Moreau··5 min de lecture·Source: Footmercato

Expulsion de Pau Cubarsí, puis coup franc magistral de Julian Alvarez. L'Atlético de Madrid a infligé une double peine au FC Barcelone mercredi soir.

Le coup franc de Julian Alvarez punit le Barça et enflamme la Liga

Un coup franc. Un seul. Et le Barça se retrouve à genoux. Mercredi soir au Metropolitano, Julian Alvarez a transformé l'entrée de la surface barcelonaise en salle d'exécution. Après l'expulsion de Pau Cubarsí — sorti du terrain tête basse, rouge en main pour faute sur Giuliano Simeone — l'Argentin a enroulé le ballon avec une précision chirurgicale pour ouvrir le score face à un FC Barcelone réduit à dix. Un moment de classe pure qui relance la bataille au sommet de la Liga, et qui confirme, si besoin était, pourquoi l'Atlético a déboursé 75 millions d'euros pour arracher l'ancien Citizen à Manchester City l'été dernier.

Cubarsí craque, Alvarez frappe, le Barça encaisse la double peine

Tout s'est joué en l'espace de quelques secondes. Pau Cubarsí, 17 ans à peine et déjà titulaire indiscutable dans la défense de Hansi Flick, commet la faute de trop sur Giuliano Simeone à l'entrée de la surface. L'arbitre n'hésite pas — carton rouge. Selon nos informations, le défenseur barcelonais a immédiatement contesté la décision, mais les images sont sans appel. Un défi mal négocié, une jambe qui arrive trop tard, et le Barça se retrouve en infériorité numérique à un moment où la rencontre basculait.

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C'est là qu'entre en scène Julian Alvarez. Le numéro 19 colchonero s'empare du ballon avec la sérénité d'un homme qui sait exactement ce qu'il va faire. Il recule de quelques pas, prend son élan, et frappe un coup franc qui passe à quelques centimètres du mur avant de se loger dans la lucarne de Marc-André ter Stegen. Un geste d'une précision redoutable, qui a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux et des plateaux télévisés. À en croire l'entourage du joueur, Julian Alvarez travaille ce type de coup de pied arrêté à l'entraînement depuis son arrivée à Madrid. Ça se voit.

Pour le FC Barcelone, le timing est particulièrement cruel. Les hommes de Hansi Flick traversaient une période de domination en Liga, et ce déplacement au Metropolitano était une occasion de confirmer leur statut de leader. Raté. En dix contre onze, le Barça a souffert, concédant un match qu'il ne pouvait quasiment plus espérer renverser.

Alvarez, l'investissement qui commence à rendre

75 millions d'euros. C'est ce qu'a lâché l'Atlético de Madrid pour recruter Julian Alvarez en provenance de Manchester City. Une somme qui avait fait sourciller certains observateurs, habitués à voir les Colchoneros opérer différemment sur le marché des transferts. Diego Simeone, lui, avait réclamé le joueur avec insistance. Il voyait en lui la pièce manquante d'un dispositif offensif parfois trop prévisible.

Quelques mois plus tard, la démonstration prend forme. Julian Alvarez n'est pas simplement un remplaçant de luxe — il est devenu un titulaire pesant dans les grands rendez-vous. Son profil, celui d'un attaquant capable de combiner, de se projeter dans la profondeur et de frapper les coups de pied arrêtés, correspond précisément aux besoins d'un Atlético qui construit ses victoires sur des détails. Contre le Barça, il a été ce détail. Ce détail qui fait mal.

Depuis le début de la saison, les statistiques de l'Argentin parlent pour lui. Régulier en Liga, décisif en Ligue des Champions, il monte en puissance au fur et à mesure que l'exercice avance. Son doublé lors de la Coupe du monde 2022 avec l'Argentine et ses deux saisons pleines à City lui avaient forgé une réputation de grand joueur. À Madrid, il est en train de confirmer qu'il peut être un joueur majeur à l'échelle européenne.

Le Metropolitano reprend ses droits dans la course au titre

Ce résultat a une résonance particulière dans la course au titre. L'Atlético de Madrid et le FC Barcelone se retrouvent désormais dans un duel à distance — avec le Real Madrid qui observe, lui aussi en embuscade. Chaque point perdu à ce stade de la saison peut coûter un championnat. Et le Barça vient d'en laisser sur la pelouse du Metropolitano dans les pires conditions possibles.

Diego Simeone, lui, n'a pas caché sa satisfaction après le match. Selon nos informations, le technicien argentin aurait insisté en conférence de presse sur la solidité défensive de son équipe et la capacité de ses joueurs à saisir les opportunités. Une façon élégante de souligner que son Atlético est taillé pour les matches couperets — ceux où une expulsion, un coup franc, un moment d'inspiration peuvent tout changer.

L'autre enseignement de cette soirée, c'est la fragilité que peut afficher le Barça dès lors qu'il perd un homme. Hansi Flick a bâti une équipe séduisante, technique, dominatrice balle au pied. Mais face à une équipe comme l'Atlético, une équipe entraînée à résister, à compresser les espaces et à tuer le match sur une situation fixe, les Catalans ont montré leurs limites. Pau Cubarsí, malgré son talent évident, a payé cash son manque d'expérience au plus haut niveau.

Reste que la saison est encore longue. Et le Barça aura l'occasion de rectifier le tir, que ce soit en Liga ou en Ligue des Champions, où les deux clubs pourraient d'ailleurs se recroiser si les trajectoires le permettent. Mais pour l'heure, c'est l'Atlético qui sourit. Et c'est Julian Alvarez qui a allumé la mèche.

La question qui se pose maintenant est simple : l'Atlético de Madrid a-t-il enfin les armes pour aller au bout cette saison ? Si Julian Alvarez continue sur cette trajectoire, Diego Simeone aura de sérieux arguments pour répondre par l'affirmative. Le prochain Clásico inversé, lui, risque d'être attendu comme rarement.

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