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Guerreiro vers Benfica : le Bayern solde ses comptes portugais

Par Rédaction SBM··5 min de lecture·Source: Footmercato

Le latéral gauche Raphaël Guerreiro quittera le Bayern Munich cet été. Benfica suit de près le dossier et pourrait rapatrier l'international portugais au pays.

Guerreiro vers Benfica : le Bayern solde ses comptes portugais

Raphaël Guerreiro n'aura pas laissé une empreinte indélébile sur le Säbener Strasse. Recruté libre en provenance du Borussia Dortmund à l'été 2023, après huit saisons au Signal Iduna Park qui en avaient fait l'un des latéraux gauches les plus élégants d'Europe, le Portugais n'a jamais réussi à s'imposer comme un titulaire indiscutable sous les ordres de Thomas Tuchel, puis de Vincent Kompany. Son départ est désormais acté. Et c'est Benfica, selon le quotidien sportif Record, qui se positionne en premier pour récupérer l'un des joueurs les plus techniques de sa génération.

Pourquoi le Bayern Munich laisse-t-il partir un joueur de ce calibre sans résistance ?

La réponse tient en un mot : inadéquation. Non pas technique — Guerreiro possède une qualité de passe et une lecture du jeu que rares sont les latéraux à posséder en Europe — mais tactique et concurrentielle. Au Bayern, la densité d'effectif sur le côté gauche a systématiquement bridé son temps de jeu. Alphonso Davies, malgré ses longues négociations contractuelles qui ont agité le mercato l'an passé, reste le titulaire naturel au poste. Résultat : Guerreiro a accumulé les entrées en jeu, les apparitions en Ligue des champions sans lendemain, une saison à 23 ans de présence effective mais pas d'autorité conquistée.

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Ce profil de joueur — technique, propre, international confirmé avec plus de 50 sélections avec la Seleção — aurait mérité un projet qui lui soit entièrement dédié. Le Bayern Munich, machine à titres et à recrutements spectaculaires, n'a pas cette capacité d'adaptation pour les profils qui ne s'imposent pas d'emblée. Vincent Kompany, qui reconstruit le jeu bavarois autour d'une possession structurée, n'a visiblement pas intégré Guerreiro dans ses plans à long terme. Le choix est donc mutuel, pragmatique, presque sans drama — ce qui, dans le football actuel, constitue presque une anomalie.

Que représenterait ce transfert pour Benfica sur le plan sportif et symbolique ?

Ramener Raphaël Guerreiro à Lisbonne, c'est d'abord raconter une belle histoire. Formé au Sporting CP — le grand rival —, il n'a pourtant jamais vraiment joué en Liga Portugal à haut niveau, partant très tôt pour Clermont puis Dortmund. Un passage à Benfica serait donc une forme de retour aux origines, mais dans le camp adverse, ce qui ne manquerait pas de saveur dans un derby lisboète qui structure toute la vie sportive portugaise.

Sur le plan sportif, l'intérêt est réel. L'entraîneur Bruno Lage, revenu sur le banc des Águias, cherche à consolider un projet compétitif en Ligue des champions tout en maîtrisant une masse salariale que le club surveille de près depuis les turbulences financières des dernières années. Guerreiro, libre de tout contrat, arriverait sans indemnité de transfert — un argument économique non négligeable dans un marché où les latéraux de qualité se négocient facilement au-dessus de 30 millions d'euros. Sa présence apporterait une expérience européenne immédiate, lui qui a disputé plusieurs demi-finales de Ligue des champions sous le maillot du Borussia Dortmund, dont la finale 2024 perdue face au Real Madrid.

Benfica, qui a terminé la saison de Liga Portugal derrière le Sporting CP et le FC Porto, a besoin de se renforcer dans des secteurs précis sans exploser son budget. Le profil de Guerreiro correspond exactement à cette équation : joueur référencé, motivé à se relancer, disponible gratuitement.

Quel avenir crédible s'ouvre à Guerreiro après une expérience bavaroise décevante ?

À 30 ans, Raphaël Guerreiro entre dans la dernière ligne droite de sa carrière au plus haut niveau. Ce n'est pas un crépuscule — à son poste, on joue souvent jusqu'à 34 ou 35 ans — mais c'est le moment des choix structurants. Le retour au Portugal pourrait être libérateur, dans un championnat où son niveau technique ferait immédiatement référence, et où la pression médiatique, bien que réelle, n'atteint pas l'intensité d'une Bundesliga où chaque prestation est disséquée à la loupe.

D'autres pistes existent. Plusieurs clubs de Serie A, championnat traditionnellement friand de latéraux techniques et bons relanceurs, ont été évoqués dans la presse spécialisée. La Premier League, moins probable compte tenu du profil physique de Guerreiro — plus fin que percutant —, reste une option théorique. Mais Benfica semble tenir la corde, notamment parce que le club entretient des liens forts avec la fédération portugaise et que le joueur, en fin de carrière internationale, pourrait vouloir se rapprocher géographiquement de son public national.

Il y a aussi une dimension plus large dans ce type de mouvement : de plus en plus de joueurs formés ou révélés dans les grands championnats européens choisissent de terminer une partie de leur carrière dans leurs championnats d'origine, redonnant de la visibilité et de la crédibilité à des ligues longtemps perçues comme des anticambres ou des retraites dorées. Guerreiro à Benfica ne serait pas un repli — ce serait un choix de sens, à un moment où le football portugais, porté par les générations Bernardo Silva, João Félix ou Pedro Neto, n'a jamais été aussi bien représenté sur la scène continentale.

Le mercato estival ouvrira officiellement ses portes dans quelques semaines, et le dossier devrait se préciser rapidement. Benfica devra toutefois agir vite : un joueur libre de la stature de Guerreiro ne restera pas longtemps sans prétendants. La fenêtre d'opportunité est réelle, mais étroite — comme souvent dans ce football moderne où les décisions se prennent désormais en jours, non plus en semaines.

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