Le club lisboète a interdit à vie 5 supporters impliqués dans un incident raciste lors du barrage de Ligue des Champions.
Benfica a frappé fort. Le club portugais a prononcé l'interdiction de stade à vie pour cinq de ses supporters, à la suite d'un scandale raciste qui a éclaté lors du barrage aller de Ligue des Champions. Une décision radicale, prise dans un contexte de vive polémique autour de la gestion de l'affaire par la direction du club lisboète.
Une affaire qui a secoué le football portugais
Tout commence lors du match de barrage de la Ligue des Champions, quand des comportements racistes émanant de supporters de Benfica sont signalés dans les tribunes. L'incident implique directement l'environnement du joueur Gianluca Prestianni, plongeant le club dans une tourmente médiatique et sportive sans précédent.
La direction de Benfica avait dans un premier temps défendu publiquement Prestianni, un choix qui lui avait valu de vives critiques. Nombreux étaient ceux qui estimaient que le club minimisait la gravité des faits, au risque de ternir durablement son image sur la scène européenne. La pression médiatique et institutionnelle a finalement contraint les dirigeants à agir avec fermeté.
Des sanctions exemplaires pour protéger l'image du club
Face aux critiques, Benfica a choisi la ligne dure. Les cinq supporters identifiés comme responsables des actes racistes se sont vu notifier une exclusion définitive du stade de la Luz. Une sanction exemplaire, destinée à envoyer un message clair : aucune tolérance pour le racisme sous les couleurs du club.
Cette décision marque un tournant dans la gestion de la crise. En agissant ainsi, Benfica cherche à dissocier l'institution des comportements d'une minorité, tout en réaffirmant ses valeurs face aux instances européennes du football. L'UEFA, particulièrement vigilante sur les questions de discrimination dans les stades, suivait de près l'évolution du dossier.
Un signal fort pour le football européen
Au-delà du cas Benfica, cet épisode illustre une tendance de fond dans le football continental. Les clubs sont désormais tenus de répondre avec transparence et célérité face aux incidents racistes, sous peine de sanctions sportives et financières lourdes. L'ère de la complaisance semble révolue.
Les sanctions à vie prononcées par Benfica pourraient faire jurisprudence au Portugal et inspirer d'autres clubs confrontés à des situations similaires. Un pas dans la bonne direction, même si certains observateurs estiment que la réaction initiale du club a laissé des traces. La crédibilité se reconstruit dans la durée, par des actes concrets et une politique de tolérance zéro appliquée sans distinction.