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Coupe d'Asie féminine : les Iraniennes refusent de chanter leur hymne

Par Rédaction SBM··3 min de lecture

Les joueuses iraniennes ont gardé le silence lors de l'hymne national avant leur match en Coupe d'Asie féminine en Australie.

Coupe d'Asie féminine : les Iraniennes refusent de chanter leur hymne

Un geste fort et symbolique. Lors de leur entrée en lice dans la Coupe d'Asie féminine, organisée en Australie, les joueuses de l'équipe nationale d'Iran ont choisi le silence. Pendant l'hymne national, aucune n'a chanté. Un acte de résistance qui résonne bien au-delà des terrains de football.

Un silence qui parle plus fort que les mots

Le message était clair. Alignées face au drapeau iranien, les joueuses sont restées impassibles, lèvres closes, au moment où retentissait l'hymne de la République islamique. Ce refus collectif de chanter n'avait rien d'anodin. Il s'inscrit dans un contexte politique et social particulièrement tendu en Iran.

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Depuis le mouvement « Femme, Vie, Liberté » déclenché en 2022 après la mort de Mahsa Amini, de nombreuses sportives iraniennes ont exprimé leur solidarité avec les manifestants. Ce geste en Australie s'ajoute à une longue liste de prises de position courageuses, au risque de représailles pour leurs proches restés au pays.

Le sport comme tribune politique

Ce n'est pas la première fois que des athlètes iraniens utilisent la scène internationale pour faire passer un message. Grimpeuses, judokas, archères… plusieurs sportifs iraniens avaient déjà bravé les interdits ces dernières années, refusant de concourir face à des adversaires israéliens ou retirant leur hijab lors de compétitions officielles.

Le football féminin iranien, longtemps marginalisé et soumis à de strictes restrictions, devient aujourd'hui un espace de résistance symbolique. Participer à la Coupe d'Asie en Australie, loin du contrôle des autorités de Téhéran, offre à ces joueuses une liberté d'expression rare et précieuse. Leur silence collectif était une déclaration. Organisée et assumée.

La scène n'a pas tardé à faire le tour des réseaux sociaux. Des milliers d'internautes, en Iran comme à l'international, ont salué ce acte de courage. Des associations de défense des droits humains ont également réagi, soulignant l'importance de tels gestes dans la lutte pour les libertés fondamentales.

Un tournoi sous haute tension émotionnelle

Au-delà du symbole, ces joueuses doivent désormais performer sur le terrain. La Coupe d'Asie féminine représente une compétition majeure pour le développement du football féminin sur le continent. L'Iran, engagé dans cette compétition, affronte des nations aux infrastructures et aux moyens bien supérieurs.

Mais ce soir-là, le score importait peu. Ce qui restera gravé dans les mémoires, c'est cette image : onze femmes debout, dignes, silencieuses. Portant dans leur mutisme le poids d'un peuple en lutte. Le sport a encore prouvé qu'il pouvait être bien plus qu'un simple jeu. Il peut être un acte politique, un cri sans voix, une flamme de liberté allumée sur la pelouse australienne.

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