Le temps presse pour Nico Hülkenberg. À quelques mois du début de la saison 2020 de Formule 1, le pilote allemand de 32 ans se retrouve dans une position délicate : celle d'un talent indéniable sans baquet confirmé. Semaine après semaine, les portes se ferment, et le spectre d'une année sabbatique forcée devient de plus en plus réel pour celui qui détient le triste record du plus grand nombre de Grands Prix disputés sans jamais monter sur le podium.
Un marché des transferts qui se referme inexorablement
Le coup de grâce est venu de chez Renault F1 Team. L'annonce officielle de l'arrivée d'Esteban Ocon au sein de l'écurie française pour 2020 a définitivement condamné l'espoir de Hülkenberg de conserver son baquet. Le Français, soutenu par Mercedes et par une réputation grandissante, a su séduire la direction de Renault, reléguant ainsi l'Allemand au rang de mémoire. Comme si cela ne suffisait pas, Romain Grosjean vient d'être officiellement prolongé chez Haas F1, éliminant l'une des dernières opportunités sérieuses qui s'offraient à Hülkenberg sur la grille de départ.
Alfa Romeo, dernier espoir ou fausse piste ?
Dans ce contexte difficile, tous les regards se tournent désormais vers Alfa Romeo Racing. Le baquet actuellement occupé par Antonio Giovinazzi représente peut-être la dernière chance réaliste pour Hülkenberg de rester en Formule 1. Les relations entre le pilote allemand et Frédéric Vasseur, le patron de l'écurie, sont notoirement bonnes : c'est en effet ce dernier qui avait orchestré la signature de Hülkenberg chez Renault en 2016, démontrant une confiance mutuelle qui pourrait peser dans la balance. Cependant, l'équation n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Giovinazzi bénéficie du soutien appuyé de Ferrari, partenaire stratégique et motoriste d'Alfa Romeo, ce qui complique considérablement toute tentative d'éviction de l'Italien. La Scuderia de Maranello veille jalousement sur ses protégés, et sacrifier Giovinazzi au profit de Hülkenberg reviendrait à froisser un allié puissant.
Quel avenir pour le pilote allemand ?
Au-delà des options en Formule 1, la question qui se pose est celle de la reconversion ou de la patience. Hülkenberg pourrait envisager un rôle de pilote de réserve auprès d'une grande écurie, dans l'espoir d'une opportunité en cours de saison, à l'image de ses remplacements remarqués par le passé. D'autres compétitions prestigieuses, comme le Championnat du Monde d'Endurance ou les 500 Miles d'Indianapolis, pourraient également attirer un pilote de son calibre. Ce qui est certain, c'est que le paddock de Formule 1 risque de perdre l'un de ses pilotes les plus expérimentés et les plus appréciés, victime d'un marché des transferts particulièrement impitoyable. Pour Hülkenberg, les prochaines semaines seront décisives.



