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Interview 2/2 – Feuillan/Canayer à la conquête de la présidence du Hand français

À l’approche des élections à la présidence de la Fédération Française de Handball, nous nous sommes entretenus avec Jean-Pierre Feuillan et Patrice Canayer. Dans cette seconde partie d’interview, nous aborderons les thèmes de la modernisation des clubs professionnels, des inquiétudes des clubs amateurs, du handball féminin, de la concurrence pour le titre de président et enfin des équipes de France. 

 

SBM : Vous dites vouloir moderniser la fédération. Si vous êtes élu, concrètement quelle sera votre première action ? 

 

JPF : “Ma première action sera tournée vers les clubs pour gérer cette crise du covid. Ensuite, viendra le temps de mettre en place le projet. Nous nous sommes fixés un timing bien précis avec des mesures pour sortir de cette crise du covid. Nous rendrons notamment la part gratuite sur la licence dirigeante en stoppant le prélèvement mensuel des licences pour apporter de la trésorerie à nos ligues, à nos comités et à nos clubs. Pour cela une enveloppe d’un million d’euros sera relevée sur le prêt garanti état qu’a contracté la fédération. 

 

“ Le développement a été délaissé au profit de la performance”

 

Pour répondre aux besoins des clubs, en janvier, nous convoquerons un conseil national des territoires pour qu’ensemble on construise le plan de reprise. Concernant la fédération, la première mesure que nous prendrons sera de réorganiser la direction technique nationale. Aujourd’hui, le constat est clair, les trois missions principales de la direction technique nationale sont : la formation, la performance et le développement. Le développement a été délaissé au profit de la performance. Aujourd’hui, ces trois missions sont managées par une seule et même personne : le directeur technique national. Demain, nous mettrons en place un directeur ou une directrice pour chaque mission: la performance, la formation et le développement. Parce que nous devons redonner les moyens, notamment sur le développement, à nos comités pour aller chercher des licenciés. 

 

Je suis convaincu que nous pouvons faire aussi bien et peut être mieux dans le secteur de la performance mais aussi dans tous les autres secteurs. Nous ne pouvons plus, nous n’avons plus les moyens de travailler chacun côte à côte, nous devons travailler ensembleLa deuxième mesure est que tous les postes à la fédération feront l’objet d’une fiche de mission, d’un appel à candidature, d’un examen des candidatures et d’un choix sur le candidat ou la candidate, ce qui n’est pas le cas actuellement.” 

SBM: Quels seront les impacts de cette modernisation sur les clubs professionnels, notamment pour vous à Montpellier ?

 

PC : “Même si notre handball souffre actuellement, comme tous les sports professionnels, c’est sans doute celui qui a eu le développement le plus important, qui a rattrapé une grande partie de son retard. Aujourd’hui ce n’est pas pour rien que des clubs de handball ont été champions d’Europe, que l’équipe de France a gagné des médailles olympiques. Le travail fait a été très important. On a grandi vite, très vite et on a peut-être commis une erreur qui est de penser qu’on allait pouvoir chacun grandir de notre côté : les clubs professionnels, les clubs amateurs et la fédération. On s’est isolés les uns des autres, c’est de ça dont je ne suis pas satisfait, du management de ces dernières années. La fédération, au lieu de “fédérer” tous les handballs, a travaillé de manière très éclatée. 

 

“La performance, c’est un outil au service du développement d’une fédération”

 

Si on veut donner un véritable élan au handball, et c’est le titre du projet de Jean-Pierre, cela passera par une mutualisation du travail. C’est du gagnant-gagnant : il faut que ça soit gagnant pour les clubs professionnels, gagnant pour la fédération et gagnant pour les joueurs. La performance, ce n’est pas une finalité, c’est un outil au service du développement d’une fédération. Ce qui est important c’est d’avoir des titres mais si vous ne vous en servez pas et que vous ne les exploitez pas, finalement ça n’a pas de sens. Ces titres doivent nous permettre de mieux vendre cette fédération, de faire venir plus de jeunes pour nous faire grandir et développer notre sport. L’éthique est une valeur à préserver dans notre sport, c’est notre marque de fabrique.

 

Je voudrais rajouter quelque chose sur la performance qui paraît très importante. J’avais été choqué, il y a deux-trois ans de cela. Les clubs français avaient réussi un tour de force assez incroyable, avec  trois clubs français au Final Four de la Ligue des champions et une finale 100% française. J’avais été extrêmement blessé et je n’étais pas le seul, que cet exploit n’ait fait l’objet que de deux pages dans le journal fédéral. Nous n’avons même pas reçu de lettre officielle de félicitations, une espèce de reconnaissance. La fédération n’a même pas communiqué sur cet événement. 

 

“Il n’y a qu’un handball et le président de la fédération est le président de tous les handballs !”

 

Cela signifie que la fédération valorise principalement l’équipe de France et ce qui se passe dans les clubs reste du domaine de la ligue professionnelle. Mais je pourrais dire aussi l’inverse ! Par exemple, le site de la fédération ne donne quasiment jamais d’informations sur le handball professionnel et le site de la ligue nationale ne donne que très peu d’informations sur le handball amateur. Ce n’est pas possible ! Il n’y a qu’un handball et le président de la fédération est le président de tous les handballs ! Il doit vendre le handball dans sa globalité, les équipes nationales, les performances européennes des clubs féminins et masculins, les ligues professionnelles.” 

 

SBM : Nous nous sommes entretenus avec certains présidents de clubs amateurs comme Patrice Burnel (Handball Brie 77) et Xavier Magnan (Mormant Association Handball Club). Leurs inquiétudes portent sur le manque de moyens financiers, le manque de synergie entre les différentes institutions du Hand, du manque d’attractivité et de reconnaissance de la formation des jeunes. Quelles sont vos positions sur ces difficultés ? 

 

JPF : “Le rôle de la fédération est d’accompagner nos structures et nos clubs. La période que nous allons vivre en 2021 va être très importante parce que nous devons aider nos clubs ! Nous devons revenir dans le milieu scolaire parce que le vivier des licenciés est là. Il est dans les cours d’école du secteur primaire. Il est nécessaire de remettre en place ce que l’on appelle des ADS (Agent de Développement Sportif).

Pour entrer dans une école, il faut des salariés diplômés. Les comités doivent les mettre en place et accompagner nos clubs pour que ces cadres puissent être formés et diplômés afin d’intervenir dans le secteur scolaire. C’est la priorité pour laquelle nous avons décidé de dégager une enveloppe financière en prélevant 5% des recettes marketing. Sur 2021, une enveloppe de 500 000€ sera utilisée pour le recrutement d’ADS. Ma priorité est là : le développement passe par un retour dans le milieu scolaire.” 

 

“Il faudrait être sourd pour ne pas entendre ces problèmes.”

 

PC reprend : “Pour compléter le premier point concernant les difficultés du sport amateur, on les entend, on communique énormément avec les comités, les ligues et les clubs. Il faudrait être sourd pour ne pas entendre ces problèmes. Ces problèmes-là ne touchent pas que le handball. La démarche de la présidence de la fédération française de handball doit être aussi une démarche politique pour aller avec les autres présidents de fédérations, peser de tout leur poids pour qu’on ait une meilleure reconnaissance du sport français. Les présidents de fédérations françaises se sont, par moments,  un peu trop cachés derrière le CNOSF et  il faut qu’ils fassent entendre leur voix au niveau politique.

 

Pour le manque de reconnaissance sur la formation des jeunes, je suis complètement d’accord ! Le système actuel de valorisation de la formation des jeunes dans les clubs est un système qui ne fonctionne pas. La formation des jeunes joueurs doit pourtant se faire dans les clubs. En cas d’insuffisances, il faut mettre en place des structures parallèles mais ce n’est pas le but. Actuellement, il existe un système de dédommagement pour les clubs quand ils forment des joueurs qui vont vers le plus haut niveau. Ce système-là est une bonne base de ce que devrait être aujourd’hui une vraie valorisation des clubs formateurs. Ce qui est clair c’est que ce système est insuffisant. L’engagement que l’on prend, c’est de refaire des propositions concrètes à l’ensemble des clubs pour valoriser la formation intra-club.” 

SBM : Quel est l’impact actuel de la crise sanitaire sur les clubs professionnels français ? Et, quelle est votre vision pour la fin de saison ? 

 

PC : “Le secteur professionnel est un moteur pour entraîner notre handball, c’est ce qui va générer de l’économie, de l’image et on en a besoin pour se développer ! D’où l’importance du lien étroit entre la fédération française et les ligues professionnelles. C’est pour ça qu’aujourd’hui l’interlocuteur privilégié des ligues professionnelles, qu’elles soient masculines ou féminines, ne doit pas être une délégation de service mais le président lui-même ! Et Jean-Pierre s’y est engagé ! 

 

“Les clubs professionnels ne pourront pas tenir au-delà”

 

Je trouve dommage que l’ancien président de la ligue professionnelle ait quitté la ligue au moment où les choses sont devenues difficiles. Je voudrais rendre grâce à David Tebib, président de Nîmes, qui a pris le relais en assurant un intérim de qualité. Un certain nombre de mesures ont été prises : jouer à huis clos en essayant de trouver un bon compromis entre la gestion économique, la gestion sportive, l’image de notre sport et nos capacités à nous relancer. Je suis tout à fait en phase avec ce qui a été mis en place. Cela va durer jusqu’en décembre mais les clubs professionnels ne pourront pas tenir au-delà. 

 

Il va falloir réfléchir à d’autres mesures si la situation n’évolue pas. Les fédérations et les ligues professionnelles devront travailler ensemble mais aussi les ligues professionnelles entre elles. Je voudrais mettre en exergue la qualité du travail qui est fait depuis le début de cette crise pour que l’on donne l’image d’un sport uni. Il y a peu de dissonances dans les médias, dans la parole du handball. On essaye de trouver des solutions ensemble et ça je pense qu’il faut le mettre en avant.” 

SBM : Pour vous, tous les clubs européens sont-ils logés à la même enseigne concernant la crise ? 

 

PC : “Par nature on essaye d’être logés à la même enseigne. Mais par exemple, à Montpellier, nous avons été touchés depuis un mois avec onze cas positifs. Le virus ne se propage pas de manière uniforme et il n’est pas égalitaire, c’est pour cela que cela nécessite beaucoup de solidarité de la part de tous. C’est évident que les modèles économiques des clubs français ne sont pas tous identiques et tant mieux, je ne pense pas que l’uniformité soit une bonne chose. 

 

Je le répète, les décisions qui ont été prises ces derniers temps sont des décisions sages et intelligentes qui permettent d’être sur un mode de solidarité mais elles sont ponctuelles. On essaye autant que l’on peut d’amener des bonnes réponses en étant solidaires, il ne peut pas y avoir 3 clubs qui s’en sortent et les autres qui coulent, ce n’est pas possible. Le président Tebib l’a bien dit, on a pris des décisions qui vont durer un mois, un mois et demi et en fonction de l’évolution de la crise , on sera amenés à prendre d’autres décisions que j’espère pertinentes. Mais le mieux serait que la crise sanitaire s’arrête, en tout cas c’est le vœu que je souhaite aujourd’hui.” 

 

SBM : Ces dernières années, on observe une hausse de la part de femmes licenciées à la FFHB pour atteindre 33,4% en 2019. Comment analysez-vous cette évolution et quels moyens comptez-vous donner au handball féminin pour poursuivre sa progression ? 

 

JPF : “Le secteur professionnel féminin est bien évidemment dans les mêmes conditions que le secteur masculin, qui est lui aussi touché par la crise et peut-être même un peu plus fragile économiquement. La LFH (Ligue Féminine de Handball) est toujours sous la coupe de la fédération française de handball. J’ai pris l’engagement avec les clubs professionnels féminins d’engager les travaux pour rendre la LFH autonome à l’horizon 2024. Je veux qu’on traite le secteur féminin sur un secteur  d’égalité, c’est donc Odile Dubus qui connaît très bien le secteur professionnel féminin qui aura à charge de porter ce dossier. Encore une fois je le dis, nous collaborerons avec l’ensemble des acteurs, les clubs professionnels mais aussi des partenaires sociaux.

 

“Nous avons un réel objectif de féminisation”

 

L’accompagnement de la LFH vers son autonomie et la mise en place d’un plan de féminisation doit toucher tous les secteurs pas seulement les licenciées mais aussi l’arbitrage et la technique. Nous permettrons aux femmes d’accéder à des responsabilités d’entraîneurs, de dirigeants ... J’envoie un message fort à travers le pilotage de la fédération qui se fera en duo homme/femme. Nous déclinerons cette mesure dans nos ligues, nos comités et nos clubs. Nous avons un réel objectif de féminisation.” 

 

“On gagnera le jour où on ne parlera plus ni de handball féminin, ni de handball masculin.”

 

PC reprend : “La féminisation du handball est quelque chose d’extrêmement important, il faut qu’on ait une attitude et une volonté fortes. Nous devons être très volontaristes sur ce sujet et comme Jean-Pierre l’a dit,  dans tous les domaines. Il n’y a qu’un handball et on gagnera le jour où on ne parlera plus ni de handball féminin, ni de handball masculin. Il est pratiqué par des hommes, des femmes, des personnes valides ou handicapées, peu importe qui le pratique mais il n’y a qu’UN handball. Oui, il y a un gros travail pour avoir une vraie féminisation mais je le rappelle : il n’y a qu’un handball et il est porté par le président de la fédération. “

 

SBM : Abordons maintenant l’équipe de France. Vous avez exprimé votre désaccord au moment de la mise à l’écart de Didier Dinart. Pouvez-vous revenir sur cet épisode ?

 

JPF : “Je suis revenu sur la méthode utilisée. Je suis membre du bureau directeur de la fédération et à aucun moment mes collègues ou moi-même n’avons été consultés sur les choix faits. Je n’ai pas été mis au courant et j’ai donc lu les journaux comme vous pour essayer de recueillir des informations pour me faire une idée.

 

Manifestement, il y a eu des problèmes et quand il y a des problèmes, il faut apporter des solutions. Si je suis président de la Fédération Française de Handball, pour prendre ces solutions je m’entourerais d’experts et de personnes compétentes. Nous mettrons en place des appels à candidature pour les différents postes et nos choix seront uniquement guidés par la compétence. Cette démarche je la partagerai avec mon bureau directeur. ” 

 

“Votre crédibilité vient de la légitimité politique qu’on donne à votre poste.”

 

Patrice Canayer reprend : “Je voudrais rajouter quelque chose aux propos de Jean-Pierre Feuillan car je pense que c’est indispensable pour la personne nommée. Car si vous êtes nommé à partir d’un appel à recrutement externe, si votre nomination est validée par le bureau directeur de la Fédération Française, cela apporte une vraie légitimité. Pour être légitime, il faut que votre candidature et que votre nomination soient reconnues par le pouvoir politique. C’est extrêmement important car pour pouvoir bien faire son travail, c’est quelque chose d’essentiel. Il est important de mettre cette démarche en place, tant pour un entraîneur national que pour un responsable communication par exemple. Votre crédibilité vient de la légitimité politique qu’on donne à votre poste.”

 

SBM : Si vous êtes élu, apporteriez-vous des changements dans la gestion et dans le management des équipes de France ?

 

JPF : “Aujourd’hui il y a deux entraîneurs : un à la tête de l’équipe de France masculine et un à la tête de l’équipe de France féminine. Ils ont toute ma confiance et ont des compétitions à préparer. Les filles préparent à partir du week-end prochain le championnat d’Europe ( j’espère qu’il va pouvoir se tenir) et les garçons ont les Championnats du Monde en janvier en Égypte. Ils ont également une échéance très importante qui est le TQO de mi-mars à Montpellier où le seul objectif est de se qualifier pour les JO de Tokyo en 2021. On fera donc des bilans à l’issue du championnat d’Europe des filles et après le Championnat du Monde. En fonction de ces bilans, nous déciderons de la continuité des 2 entraîneurs à la tête de nos équipes de France.”

 

SBM : Vous avez annoncé vouloir je cite “tendre la main à votre adversaire” en parlant d’Olivier Girault. Où en sont les discussions ?

 

JPF : “En décembre 2019, lorsque je me suis porté candidat, j’ai sollicité Olivier Girault parce qu’à l’époque lui ne l’était pas. J’ai donc rencontré Olivier et je lui ai dit : « Olivier, viens travailler avec moi. Tu as besoin d’apprendre ce métier, d’acquérir les compétences et je pense que demain tu peux peut-être devenir un dirigeant. Viens apprendre le métier parce que je pense qu’aujourd’hui tu n’es pas suffisamment armé pour pouvoir piloter la Fédération ». Olivier a fait le choix de se porter candidat. Sa candidature a été déclarée recevable comme la mienne, aujourd’hui il est en campagne. Actuellement nous n’avons plus de discussions sur un éventuel rapprochement.

 

“Je veux être le président de tous les handballeurs”

 

Mais que les choses soient très claires, si demain je suis amené à être le président de la Fédération Française de Handball, je veux être le président de tous les handballeurs. Je ne me priverais d’aucune compétence. C’est vrai pour Olivier mais aussi pour d’autres dirigeants qui se sont engagés dans notre liste.”

 

SBM : Quelles sont les différences fondamentales entre votre programme et ceux de Philippe Bana et d’Olivier Girault ?

 

JPF : “C’est toujours difficile de répondre à cette question. Je suis un dirigeant engagé depuis de nombreuses années avec un seul désir, servir le hand-ball dans l’intérêt général. Je ne suis pas là pour mon intérêt personnel ou pour l’intérêt personnel d’une femme ou d’un homme de ma liste.  Les 3 programmes présentent un certain nombre de points communs qui méritent de l’intérêt. D’ailleurs, celui qui sera élu ne devra pas avoir de réticence pour mettre en œuvre toutes les bonnes idées qui auront été posées sur la table. 

 

Je n’ai pas pu m’entendre avec Olivier Girault sur le leadership de la liste.

 

“C’est le romancier du handball”

 

Quant à Philippe Bana, je l’ai côtoyé pendant 16 ans, période durant laquelle j’ai pu appréhender son mode de fonctionnement et son style de management basé comme il le dit souvent sur les réseaux. La vérité c’est que ces réseaux sont plus de type clanique que de type réseau. Son mode de fonctionnement est plus basé sur la parole que sur des actions concrètes, trop souvent sur des approximations voire des mensonges. Il le dit lui-même, c’est le romancier du handball. 

 

Ce que je viens de vous dire, je le dis maintenant, car nous sommes dans la dernière ligne droite. Les électeurs sont en train de faire des choix et je veux qu’ils puissent faire des choix en ayant connaissance de toutes les informations nécessaires pour se positionner.”

 

PC : Quelles sont vos attentes et vos ambitions pour les JO de Tokyo cet été et pour les JO 2024 en France ?

 

Patrice Canayer : “Je crois que l’ambition des Jeux, c’est une ambition extrêmement importante. L’histoire du handball français s’est appuyée sur les Jeux Olympiques. La montée en puissance de notre sport démarre lors de la qualification de l’équipe de France masculine pour les JO de Barcelone. Notre montée en puissance est donc jalonnée par les époques olympiques. Tokyo est un rendez-vous important et Paris encore plus !

 

Aujourd’hui lorsque le handball français se déplace aux Jeux Olympiques il ne peut avoir comme ambition que d’être médaillé et d’aller chercher l’or (aussi bien pour les équipes masculines que féminines). Je suis entraîneur donc je sais qu’atteindre l’or n’est jamais facile.

 

“C’est un tremplin qui doit permettre d’élancer et de donner de la vitesse à tout notre sport”

 

Au-delà de l’ambition de la médaille, il faut entraîner tout le handball derrière. La médaille ou participer aux Jeux Olympiques n’est pas une finalité pour un sport, c’est un tremplin qui doit permettre de donner de la vitesse à tout notre sport.

Quand il y a ce type de résultat et qu’on travaille pour ceux-ci, il faut mettre en œuvre tous les dispositifs qui permettent de rentabiliser ces titres. On entend par là des dispositifs, en termes de communication, de marketing, de développement et c’est comme ça qu’on grandira de manière pérenne.”

 

JPF conclut : ” Les électeurs vont devoir voter le 28 novembre prochain et vont être amenés à faire un choix de programme mais également un choix sur les femmes et les hommes qui vont le porter. Un choix sur la confiance qu’ils vont accorder pour transformer la fédération, la moderniser, l’ouvrir, la rendre plus collaborative et efficace. Une fédération plus proche des ligues, des comités, des clubs et des licenciés avec des valeurs éthiques et responsables. »

Propos recueillis par Emma Deschamps, Léo Godefroy et Matisse Leclercq.

 

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