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Fiasco mondial : l'Italie sacrifie trois têtes sans attendre

Par Rédaction SBM··5 min de lecture·Source: Footmercato

Eliminée par la Bosnie-Herzégovine, la Squadra Azzurra passe à l'action immédiatement. Trois responsables quittent leurs postes.

Fiasco mondial : l'Italie sacrifie trois têtes sans attendre

La défaite face à la Bosnie-Herzégovine a tout changé. En l'espace de 90 minutes, la Squadra Azzurra s'est vu claquer la porte du Mondial au nez, et la fédération italienne n'a pas attendu que la poussière retombe pour désigner les coupables. Trois départs sont déjà actés, et le ménage risque de s'arrêter là où personne ne l'attend encore.

Le bouc-émissaire ne suffira pas : trois têtes tombent dès maintenant

L'Italie ne rate pas une Coupe du monde, elle se plante en qualification. C'est devenu presque une tradition douloureuse. En 2018, c'était la Suède qui avait barré la route aux Azzurri. Cette fois, c'est la Bosnie-Herzégovine qui a enfoncé le couteau — une nation classée à des années-lumière du niveau supposé de l'Italia dans la hiérarchie européenne. La gifle est trop forte pour rester sans réponse institutionnelle.

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Selon les informations qui circulent depuis le lendemain de l'élimination, trois dirigeants et cadres techniques de haut rang vont quitter leurs fonctions. Les noms circulent dans les couloirs de la Federazione Italiana Giuoco Calcio, et les discussions auraient été menées tambour battant dès le coup de sifflet final. Pas question de laisser pourrir la situation comme en 2018, quand la crise avait paralysé le football italien pendant des mois avant que les décisions structurelles ne soient prises.

Ce qui frappe, c'est la rapidité du processus. En moins de 48 heures, la chaîne de responsabilité a été établie. Certains parlent d'un bouc-émissaire politique, d'autres d'une purge nécessaire. La réalité, comme souvent dans le football, se situe probablement entre les deux.

Un football italien structurellement malade depuis 2018

Pour comprendre l'ampleur du désastre, il faut remonter à cette nuit de novembre 2017 à San Siro. L'Italie, quatre fois championne du monde, avait regardé Ola Toivonen inscrire le but qui scellait son élimination du Mondial russe face à la Suède. La promesse d'une reconstruction rapide avait été faite. Roberto Mancini avait ensuite conduit la Nazionale vers le titre européen à l'Euro 2021, redonnant espoir à tout un peuple. Puis le mirage s'était à nouveau dissipé : la Macédoine du Nord avait infligé une nouvelle humiliation en mars 2022, privant l'Italie du Mondial qatari.

Trois non-qualifications mondiales en deux cycles consécutifs, c'est une anomalie statistique pour une nation de ce calibre. Mais c'est surtout le reflet d'une réalité que les chiffres confirment : le football de formation italien a perdu du terrain. Les clubs de Serie A ont massivement misé sur des joueurs étrangers au détriment des jeunes talents locaux, appauvrissant un vivier qui nourrissait autrefois les meilleures équipes nationales du monde. Moins de 30 % des joueurs évoluant régulièrement en Serie A sont italiens — un ratio qui fait frémir à Coverciano, le centre technique de la fédération.

Luciano Spalletti, sélectionneur en titre, hérite d'une équipe en pleine transition générationnelle, coincée entre une génération championne d'Europe sur le déclin et une vague de nouveaux talents pas encore prête à porter le maillot bleu avec la constance requise. La défaite face à la Bosnie n'est pas un accident. C'est le symptôme d'un mal profond.

Quel avenir pour la Nazionale après ce nouveau séisme ?

La question qui brûle les lèvres de tout l'environnement du football italien, c'est celle-ci : est-ce que virer trois responsables suffira à changer la trajectoire ? L'histoire récente suggère que non. En 2018, la fédération avait également procédé à des changements en cascade avant de confier les rênes à Mancini, qui avait réussi l'exploit d'aller chercher l'Euro — avant que la machine ne se grippe à nouveau dans les qualifications mondiales.

Le vrai chantier, c'est celui de la formation. Plusieurs clubs italiens ont déjà pris conscience du problème et investi massivement dans leurs centres d'entraînement. L'Atalante Bergame, l'Inter Milan ou encore la Juventus Turin affichent des académies réputées. Mais les fruits de ces investissements mettront des années à se faire sentir à l'échelle de la sélection nationale.

Dans l'immédiat, Spalletti reste en poste — du moins officiellement. La fédération ne semble pas vouloir sacrifier le technicien toscan, arrivé après l'Euro 2024. Mais la pression est immense. Chaque conférence de presse, chaque liste de convocations sera désormais scrutée avec une loupe impitoyable. Les médias italiens, qui n'ont jamais été tendres avec leurs équipes nationales en période de crise, vont transformer chaque choix en tribunal.

La route vers le Mondial 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique passe encore par les qualifications. L'Italie a encore des matchs à jouer, des points à gratter, une dernière chance de ne pas rater un troisième Mondial consécutif — ce qui serait une première dans l'histoire de la Nazionale. Un tel scénario serait tout simplement catastrophique pour l'image et les finances du football italien, qui vit déjà une période difficile avec des clubs surendettés et une Serie A qui peine à retrouver son lustre d'antan.

Les trois départs annoncés sont un signal politique fort. Mais si la fédération italienne ne s'attaque pas aux racines du problème — la structure des championnats, la place des jeunes joueurs italiens dans les clubs professionnels, le financement de la formation —, les purges ne seront que des sparadraps sur une plaie ouverte. Le prochain rendez-vous est déjà dans les agendas. Et cette fois, l'Italie n'aura plus le droit à l'erreur.

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