Après la démission officielle de Walid Regragui de son poste de sélectionneur du Maroc, Achraf Hakimi lui a rendu un vibrant hommage.
Le football marocain vit une page qui se tourne. Walid Regragui a officiellement quitté son poste de sélectionneur de l'équipe nationale du Maroc, mettant fin à une aventure intense et historique. Une décision longtemps niée par la fédération, démentie à trois reprises, avant d'être finalement confirmée. Et parmi les premières voix à s'élever pour saluer l'homme, celle d'Achraf Hakimi, capitaine et symbole des Lions de l'Atlas.
Un message du cœur signé Hakimi
Sur ses réseaux sociaux, le défenseur du Paris Saint-Germain a publié un message empreint d'émotion et de reconnaissance envers son ancien sélectionneur. Des mots simples, sincères, qui traduisent l'attachement profond des joueurs pour celui qui les a menés jusqu'aux portes de l'histoire. Hakimi n'a pas simplement salué un entraîneur. Il a rendu hommage à un bâtisseur, à un homme de conviction.
Regragui avait pris les rênes de la sélection marocaine en 2022, quelques semaines seulement avant la Coupe du Monde au Qatar. En un temps record, il avait transformé un groupe talentueux en une machine collective redoutable, propulsant le Maroc jusqu'en demi-finale du Mondial. Une performance historique, inédite pour une nation africaine, qui avait ému le monde entier.
Un départ entouré de zones d'ombre
La fin de l'ère Regragui ne s'est pas faite sans turbulences. Pendant plusieurs semaines, des rumeurs de démission avaient circulé avec insistance, sans jamais être confirmées officiellement. La Fédération Royale Marocaine de Football avait même démenti ces informations à trois reprises, entretenant un flou incompréhensible autour de l'avenir du technicien. Un manque de clarté qui a alimenté les spéculations et fragilisé l'image de la fédération.
Finalement, le départ a bel et bien été acté. Les raisons précises restent partiellement voilées, mais les observateurs évoquent des divergences de vision sur le projet sportif à long terme et les exigences liées à la Coupe du Monde 2030, que le Maroc co-organisera avec l'Espagne et le Portugal. Un événement planétaire qui impose une feuille de route ambitieuse et des choix stratégiques forts.
Un héritage immense, une transition à construire
Walid Regragui laisse derrière lui un héritage considérable. Il a redonné confiance à tout un peuple, transformé une génération de joueurs en héros nationaux et replacé le football africain au sommet de la carte mondiale. Son bilan parle de lui-même : une demi-finale mondiale, une unité de groupe exemplaire et une identité de jeu affirmée.
Désormais, la question qui agite le monde du football marocain est simple : qui pour lui succéder ? La transition s'annonce délicate, tant la barre a été placée haut. Les noms circulent, les candidats s'observent, mais une certitude demeure : remplacer Regragui ne sera pas une mince affaire. Le message d'Hakimi, vibrant et sincère, résume à lui seul ce que représentait cet entraîneur pour ses joueurs. Une ère s'achève. Une autre commence.