Nous suivre sur

Autres sports

Mini-Transat : Quentin Riché, la parole d’un skipper

  • Team Rugby

La mini-transat s’élancera le 26 septembre 2021 des Sables-d’Olonne. Une course en solitaire sans assistance. 4050 milles nautiques pour rallier la Guadeloupe en passant par les Canaries. Les 84 skippers s’élanceront sur les plus petits bateaux de course possible. Un premier pas pour la plupart dans le vaste monde de la course au large.

Quentin Riché va participer à sa première mini-transat.

CM : Quentin, le 26 septembre tu t’élanceras dans la mini-transat. En quelques phrases décris-toi, ton parcours et comment tu en es arrivé là.

Quentin Riché : j’ai commencé la voile dès le plus jeune âge avec mes parents. J’ai eu la chance de, tous les étés, partir en croisière avec ma famille ; c’est depuis ce jour que je suis passionné de bateau et donc de course au large. Principalement en Méditerranée car je suis de Grenoble.

C’est de là d’ailleurs que je tiens cet attrait pour la voile, le vent, et la nature en général. J’ai beaucoup pratiqué le ski, le parapente, le snowkite et le cerf-volant. Je trouve que la montagne dans laquelle j’ai grandi à Grenoble et la voile sont très liées par cet inconnu, la nature et le challenge que je peux y trouver. J’y ai forgé ma passion grâce à toutes ces activités en rapport avec le vent.

Après un bac STI2D, j’ai fait un IUT génie mécanique. Puis j’ai intégré une école d’architecte navale à Southampton pendant 3 ans. Après un an en Australie et une expérience dans le nautisme, j’ai travaillé 4 ans chez le très réputé architecte navale VPLP (Van Peteghem Lauriot-Prévost) à Paris.

C’est là au sein de cette entreprise que j’ai eu la chance de rencontrer de nombreux navigateurs et à me dire « et pourquoi pas moi ? »

CM : Qu’est-ce que tu peux nous dire sur cette course et sur le bateau avec lequel tu traverseras l’Atlantique ?

QR : La mini-transat est une Transatlantique en solitaire, elle a comme particularité d’interdire tous moyens de communication avec la terre. Cette course authentique est unique car les skippers ne reçoivent qu’un bulletin météo par jour indiquant la force, la direction du vent, l’état de la mer et son classement. Tous les autres moyens de communication sont donc interdits.

Les bateaux sont les plus petits possibles pour la course au large (6.50 m). Un bateau donc pas grand, pas très confortable. Les « nuits » sont dures, un seul réchaud à bord pour la nourriture. Nous sommes donc très exposés aux éléments.

CM : Pour cette course et au-delà quels sont tes objectifs sur l’eau ?

QR : C’est donc mon premier pied dans la course au large, je viens me tester et découvrir ce milieu. Je viens pour me rendre compte de ce que c’est de passer 25 jours seul au large. J’espère y trouver des éléments de réponse.

Après la course je compte prendre du temps pour réfléchir, faire un bilan de la course et voir si ça m’a plus. Si je compte m’engager plus sérieusement dans cet univers et trouver un bateau plus gros, il va falloir trouver des partenaires, faire fonctionner mon réseau… Mais je ne me fixe pas de barrières.

CM : Dans quel état d’esprit es-tu à quelques jours du départ ?

QR : Et bien tu sais c’est très fluctuant, de l’émotion, de l’excitation et de la peur aussi, j’ai hâte d’y aller quoi. Je suis prêt, le bateau aussi, ainsi que l’avitaillement donc ça c’est top. Il me reste quelques briefings, notamment celui de la veille du départ avec les derniers bulletins météos. Mais d’ici là, j’essaie de me détendre, me reposer et de profiter de mes proches avant cette traversée.

CM : Que penses-tu avoir comme points forts ? Et a contrario, sur quels points il va falloir que tu fasses attention ?

QR : Comme qualité, je pense avoir un bon sens marin, avoir une bonne anticipation du vent. J’ai de bonnes sensations avec le vent et les nuages, ça c’est grâce au cerf-volant avec lequel je jouais étant petit et plus généralement les sports liés au vent que j’ai toujours pratiqué.

En revanche il va falloir que je pense à dormir, c’est une chose sur laquelle je vais devoir faire très attention, que je sache me gérer pendant toute la traversée. Autant sur les courses d’entrainement je pouvais me « cramer » pendant quatre jours mais là sur une transat ce n’est plus possible car c’est très compliqué de récupérer dans ce bateau inconfortable.

CM : Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter pour cette transat ?

QR : Et bien lors des cinq courses de préparation cette année je visais des Top 10, Top 5 et même Top 3. Cependant une transat c’est beaucoup plus long que des courses de 3-4 jours où je pouvais « facilement » tout donner. Là, ça sera complètement différent, dans l’état d’esprit aussi. Un top 10 me conviendrait bien, mais pourquoi pas mieux. Autrement, je souhaite prendre du plaisir avec, je l’espère, de bonnes sensations sur l’eau.

CM : Et bien merci beaucoup Quentin, il me reste à te souhaiter bonne chance et bon vent !

 Je remercie chaleureusement Quentin qui a pris le temps de partager son projet. Si vous voulez le suivre et le soutenir, sur les réseaux : @quentin_riche_navigateur

Cyprien Mérand                                       

Management Hôtelier International de Luxe | CMH

Ecole supérieure de design ESDAC | ESDAC

Cliquez pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

École de management sportif | AMOS

A découvrir

Plus d'infos dans la rubrique Autres sports