El Hadji Malick Diouf a ironisé sur Instagram après la décision de la CAF d'attribuer la CAN 2025 au Maroc sur tapis vert.
La polémique ne retombe pas. La décision de la Confédération Africaine de Football d'attribuer l'organisation de la CAN 2025 au Maroc sans vote traditionnel continue de susciter des réactions vives à travers le continent. Cette fois, c'est un joueur professionnel qui monte au créneau, et il ne mâche pas ses mots.
Diouf lâche une punchline explosive sur Instagram
L'international sénégalais El Hadji Malick Diouf a choisi les réseaux sociaux pour exprimer son sentiment. Sur son compte Instagram, le joueur a ironisé sur la procédure utilisée par la CAF, raillant ce qu'il a appelé une « victoire par e-mail ». Une formule courte. Cinglante. Elle résume à elle seule la frustration de nombreux observateurs face à une décision perçue comme opaque et expéditive.
Le ton est moqueur, mais le message est sérieux. En quelques mots, Diouf pointe du doigt un processus institutionnel qui manque, selon lui, de transparence et de légitimité sportive. Sa publication a rapidement enflammé les commentaires, générant des milliers de réactions entre soutiens et critiques.
Une décision de la CAF qui divise le football africain
L'attribution de la CAN 2025 au Maroc sur tapis vert intervient dans un contexte tendu. Plusieurs nations africaines avaient manifesté leur intérêt pour accueillir la compétition. Le choix de contourner un processus de candidature classique a alimenté un sentiment d'injustice dans plusieurs délégations du continent.
Du côté des défenseurs de la décision, on souligne la capacité du Maroc à organiser de grands événements sportifs, notamment après son expérience acquise lors de la Coupe du Monde 2030 qu'il co-organisera. Les infrastructures sont là. La volonté politique aussi. Mais la forme choisie par la CAF reste, elle, très contestée.
Les critiques ne visent pas le Maroc en tant que pays hôte, mais bien la méthode administrative employée. Un simple courriel à la place d'un scrutin formel : pour beaucoup, cela ne correspond pas aux standards d'une instance internationale crédible.
Le football africain face à ses contradictions institutionnelles
Cette affaire illustre une tension plus profonde au sein du football africain. D'un côté, une CAF qui tente de moderniser et d'accélérer ses prises de décision. De l'autre, des acteurs du terrain — joueurs, fédérations, supporters — qui réclament davantage de démocratie et de transparence dans la gouvernance du sport continental.
La sortie de Diouf, aussi légère qu'elle paraisse en surface, reflète un malaise réel. Les footballeurs africains, de plus en plus connectés et influents sur les réseaux sociaux, n'hésitent plus à prendre position sur des sujets qui dépassent le simple cadre du terrain. C'est une évolution notable, et la CAF devra en tenir compte si elle souhaite restaurer la confiance de tous ses acteurs.