Le monde du cyclisme français est en deuil avec la disparition de Bernard Guyot, ancien coureur professionnel qui a marqué les années 1960 et 1970 par ses performances remarquables.
Une précocité exceptionnelle
C'est à seulement 20 ans que Bernard Guyot s'est fait connaître en remportant la prestigieuse Course de la Paix en 1966. Cette victoire face aux redoutables coureurs du bloc de l'Est témoignait déjà de son potentiel exceptionnel et de sa capacité à rivaliser avec l'élite mondiale du cyclisme amateur.
Le passage chez les professionnels
L'année 1967 marque un tournant dans sa carrière avec son passage chez les professionnels au sein de l'équipe Pelforth-Sauvage-Lejeune. Dès sa première saison, il confirme ses qualités en décrochant une deuxième place au Grand Prix des Nations, épreuve de référence du contre-la-montre individuel.
La même année, il obtient également une remarquable deuxième place sur Paris-Nice, démontrant sa polyvalence sur les courses par étapes. Ces résultats précoces auguraient d'une belle carrière professionnelle.
Fidèle au Tour de France
Bernard Guyot a ensuite enchaîné cinq participations consécutives au Tour de France de 1968 à 1972, s'imposant comme un coureur régulier et fiable du peloton professionnel. Cette longévité sur la Grande Boucle témoigne de sa résistance physique et de sa capacité d'adaptation aux évolutions du cyclisme de l'époque.
Après huit années passées dans le peloton professionnel, Bernard Guyot a raccroché définitivement en 1974, laissant derrière lui le souvenir d'un coureur talentueux qui aura su s'imposer tant au niveau amateur qu'professionnel.
Sa disparition marque la fin d'une génération de cyclistes qui ont contribué au rayonnement du cyclisme français dans les années d'après-guerre, une époque où les courses internationales prenaient une dimension particulière dans le contexte géopolitique de l'époque.
