Le Slovène vise la célèbre classique italienne pour se rapprocher un peu plus de la légende Eddy Merckx.
Il y a cinquante ans, Eddy Merckx gravait son nom dans le marbre de Milan-San Remo pour la septième fois. En 2024, Tadej Pogacar se présente sur la Via Roma avec une ambition dévorante : s'offrir la Classicissima et continuer d'écrire sa propre légende. Le Slovène est en mission.
Une classique qui résiste encore à Pogacar
Milan-San Remo reste l'une des rares grandes classiques absentes du palmarès de Pogacar. Pourtant, le champion de l'UAE Team Emirates a tout pour briller sur les 300 kilomètres reliant la capitale lombarde à la Riviera ligure. Puissance, explosivité, sens tactique : le profil du coureur slovène colle parfaitement aux exigences de la course.
Les derniers kilomètres, notamment la Cipressa et le Poggio, sont des terrains de jeu idéaux pour un grimpeur de sa trempe. En 2023, il avait manqué de peu le coche, battu dans le sprint final. Cette fois, la préparation est ciblée, l'ambition affichée. Rien n'est laissé au hasard.
Dans les traces du Cannibale
Comparer Pogacar à Eddy Merckx n'est plus un sacrilège dans le peloton mondial. Les statistiques parlent d'elles-mêmes. À seulement 25 ans, le Slovène accumule les titres à une vitesse qui rappelle les grandes années du Cannibale belge. Deux Tours de France, deux Giro, des Monument en pagaille : la trajectoire est vertigineuse.
Milan-San Remo, que Merckx a dominée comme aucun autre coureur dans l'histoire, représente un symbole fort. La remporter serait un message clair envoyé à la planète cyclisme. Pogacar ne court pas seulement pour gagner des courses. Il court pour entrer dans l'éternité du sport.
Vers une saison de tous les records ?
La saison 2024 de Pogacar s'annonce comme un monument en elle-même. Après des victoires précoces sur les courses de préparation, le Slovène aborde le printemps avec une confiance et une forme physique rarement vues à ce niveau. Son équipe, l'UAE Team Emirates, a bâti son programme autour de lui.
Si Milan-San Remo venait s'ajouter à sa collection, la question ne serait plus de savoir s'il peut égaler Merckx, mais à quelle vitesse il s'en rapproche. Le cyclisme mondial retient son souffle. La Classicissima pourrait bien écrire l'un de ses plus beaux chapitres modernes ce printemps.