Le sprinteur italien met fin à sa carrière professionnelle, victime de la pandémie qui a bouleversé le cyclisme continental.
Andrea Guardini a officiellement annoncé la fin de sa carrière professionnelle après douze années passées dans le peloton international. Le sprinteur italien, âgé de 32 ans, n'a pas réussi à décrocher un contrat avec une équipe ProTeam pour relancer sa trajectoire sportive.
Une carrière marquée par les difficultés récentes
Depuis deux ans, Guardini évoluait au niveau Continental avec l'équipe Giotti Victoria. Malgré ses efforts pour retrouver le niveau World Tour, la pandémie de Covid-19 a considérablement compliqué sa quête d'un nouveau défi. "J'ai quelques regrets, mais je pars serein", confie le coureur dans ses dernières déclarations.
La crise sanitaire a particulièrement impacté le calendrier asiatique, terrain de prédilection du sprinteur. "L'Asie était confinée et ça représente environ 60% de mon calendrier, avec environ 30 sprints par an qui me conviennent", explique-t-il. Cette réduction drastique des opportunités de course a considérablement limité ses chances de briller.
Un palmarès marqué par un exploit mémorable
Professionnel depuis 2011, Andrea Guardini restera dans l'histoire du cyclisme pour sa victoire d'étape sur le Tour d'Italie, où il avait devancé nul autre que Mark Cavendish, l'un des sprinteurs les plus redoutables de sa génération. Cette performance demeure le point culminant d'une carrière qui aura connu des hauts et des bas.
Les contraintes économiques du cyclisme continental
Le coureur italien évoque également les difficultés financières inhérentes au statut d'équipe continentale. "Quand vous courez pour une équipe Continental, vous n'avez pas le salaire qui vous permet de financer des camps d'entraînement", souligne-t-il. Cette réalité économique l'a contraint à revoir ses ambitions à la baisse.
Guardini conclut avec lucidité : "Si vous faites les choses à 70%, ça ne vaut plus le coup. Vous ne gagnez plus, c'est impossible". Une philosophie qui l'amène à tourner définitivement la page de sa carrière cycliste, préférant partir au bon moment plutôt que de s'accrocher sans perspective d'amélioration.