Aller au contenu principal
Football

Argentine 5-0, Brésil dominant : les géants sud-américains rugissent

Par Rédaction SBM··5 min de lecture·Source: Footmercato

L'Argentine a écrasé la Zambie 5-0 à Buenos Aires, tandis que le Brésil dominait la Croatie. Les deux mastodontes du football mondial envoient un message.

Argentine 5-0, Brésil dominant : les géants sud-américains rugissent

Cinq buts. Zéro encaissé. Et une impression de facilité presque inquiétante pour les adversaires futurs. À Buenos Aires, hier soir, l'Argentine de Lionel Scaloni n'a pas fait semblant : elle a laminé la Zambie en match amical avec une autorité qui rappelle que les champions du monde en titre n'ont rien perdu de leur superbe depuis le sacre qatari de décembre 2022. Dans le même temps, sur un autre continent, le Brésil faisait le travail face à une Croatie pourtant solide, finaliste du dernier Mondial. Les deux géants ont parlé fort, et le foot mondial a intérêt à écouter.

Buenos Aires en feu : l'Albiceleste fait tourner, le résultat reste impitoyable

On aurait pu croire à un match de rodage, une de ces soirées tièdes où les titulaires ménagent leurs jambes et les remplaçants cherchent leurs automatismes. Raté. L'Argentine a abordé cette rencontre face à la Zambie avec une intensité qui a surpris jusqu'aux observateurs les plus blasés. Le pressing, la circulation du ballon, la verticalité — tout était là, comme si le titre mondial avait agi non pas comme une fin, mais comme un carburant supplémentaire.

BetBurger — Surebets & Valuebets en temps réel

Scanner professionnel de surebets et valuebets pour maximiser vos gains sportifs.

Découvrir BetBurger →

18+ | Les jeux d'argent peuvent être dangereux. Jouez responsablement.

Lautaro Martínez, en grande forme cette saison avec l'Inter Milan, a encore une fois montré pourquoi il est devenu indispensable dans la hiérarchie offensive de l'équipe nationale. L'attaquant nerazzurro est l'incarnation de cette nouvelle Argentine : efficace, sans chichi, tueur dans la surface. Derrière lui, le collectif a tourné à plein régime. Ángel Di María, dont on attendait chaque match comme potentiellement le dernier sous le maillot albiceleste depuis quelques mois, a encore démontré une capacité à créer du danger qui défie le temps qui passe.

Ce 5-0 n'est évidemment pas à sur-interpréter — la Zambie n'est pas l'Angleterre ou la France. Mais dans le football international, la manière compte autant que le score. Et la manière, hier soir à Buenos Aires, était convaincante. L'Argentine n'a concédé aucun tir cadré de toute la rencontre, une solidité défensive qui prolonge une série impressionnante : depuis la finale de la Coupe du monde, l'Albiceleste affiche un bilan défensif parmi les meilleurs du monde au niveau international.

Scaloni, lui, continue de gérer son groupe avec une intelligence tactique rare. Il fait tourner sans déstructurer, il intègre les jeunes sans déstabiliser les cadres. C'est peut-être ça, le vrai secret de cette équipe : elle ne repose plus uniquement sur les épaules de Lionel Messi. Quand le génie de Rosario est là, tout s'illumine. Quand il gère son effort, les autres prennent le relais. Une équipe, enfin, au sens le plus profond du terme.

  • 5-0 : score final de l'Argentine face à la Zambie à Buenos Aires
  • 0 tir cadré concédé : la solidité défensive de l'Albiceleste se confirme match après match
  • 2022 : année du sacre mondial de l'Argentine au Qatar, point de départ d'une nouvelle ère
  • 2 victoires en 2 matchs amicaux pour les deux mastodontes sud-américains sur cette fenêtre internationale

Le Brésil retrouve des couleurs face à une Croatie qui n'est jamais un sparring-partner facile

Rappelons-le : la Croatie de Zlatko Dalić a éliminé le Brésil en quarts de finale de la dernière Coupe du monde. Aux tirs au but, certes, mais avec une manière de résister, d'étouffer, de punir qui avait laissé des traces profondes dans le football brésilien. Cette revanche amicale avait donc une saveur particulière, même si personne n'osait trop l'afficher officiellement.

La Seleção, en pleine reconstruction sous la houlette de Dorival Júnior, avait besoin de ce genre de match pour se rassurer. Battre une Croatie qui reste une équipe de haut niveau européen — demi-finaliste 2018, finaliste 2022, régulièrement qualifiée pour les grandes compétitions — ça compte. Rodrygo Goes, l'ailier du Real Madrid, a encore une fois été l'un des hommes en vue, confirmant que la succession de Neymar, aussi douloureuse soit-elle à gérer mentalement pour le football brésilien, est en train de se construire collectivement plutôt qu'autour d'un seul homme providentiel.

Vinicius Júnior, lui, a semblé plus libéré que lors de certaines sorties récentes. Moins de pression, plus de plaisir. Et quand Vinicius joue avec le sourire, les défenseurs adverses n'ont pas franchement le sourire. L'attaquant madrilène reste le joueur le plus excitant de cette génération brésilienne, celui qui peut faire basculer un match en trois touches de balle. Face à la Croatie, il a rappelé pourquoi il est considéré comme l'un des cinq meilleurs joueurs de la planète à l'heure actuelle.

La vraie question pour Dorival Júnior, c'est celle de l'équilibre. Le Brésil a longtemps souffert d'un manque de structure défensive qui le rendait vulnérable aux équipes bien organisées — la Croatie en 2022 en est le parfait exemple. Les signes sont encourageants : le milieu de terrain paraît plus solide, plus équilibré entre récupération et projection. Casemiro, quand il est bien dans ses jambes, reste l'un des meilleurs régulateurs du monde à son poste.

Deux victoires, deux messages. L'Argentine confirme qu'elle entend régner encore longtemps sur le football mondial. Le Brésil envoie un signal de renouveau après une période de doutes. La prochaine Coupe du monde, celle de 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, se jouera dans moins de deux ans. Ces matchs amicaux ne sont pas que des exercices de style — ils sont les premières pages d'une histoire qui s'écrit lentement, méthodiquement, avec l'ambition commune de soulever à nouveau ce trophée qui fait tourner la tête du monde entier. L'Amérique du Sud veut reprendre les rênes du football planétaire. Et hier soir, elle a montré les dents.

ArgentineBrésilmatch amicalLautaro MartínezVinicius JúniorCoupe du monde 2026

Articles similaires