La légende du football marocain Mustapha Hadji a pris position après la victoire du Maroc sur tapis vert, validée par la CAF.
La CAN 2025 continue de faire parler d'elle bien après le coup de sifflet final. Quelques heures après le communiqué officiel de la CAF accordant la victoire au Maroc sur tapis vert, la légende du football marocain Mustapha Hadji a brisé le silence. Invité de l'émission Rothen s'enflamme sur RMC, l'ancien international a livré une prise de position sans détour, ferme et assumée.
Hadji tranche : « Justice a été rendue pour le Maroc »
Pour Mustapha Hadji, la décision de la CAF ne souffre d'aucune ambiguïté. « Justice a été rendue », a-t-il affirmé sans hésitation. Selon lui, le Maroc méritait cette issue après une compétition marquée par des polémiques arbitrales et des tensions extrasportives qui ont parasité le parcours des Lions de l'Atlas.
L'ancien joueur de Deportivo La Coruña et d'Aston Villa a rappelé que son pays avait tout donné sur le terrain. À ses yeux, la décision rendue sur tapis vert ne fait que corriger une injustice initiale. Un discours offensif, mais cohérent avec la ligne défendue par la fédération marocaine depuis le début de la controverse.
Claude Le Roy dans le viseur : une charge directe et sans filtre
Hadji n'a pas épargné Claude Le Roy, le sélectionneur français aux multiples expériences africaines, qui s'était exprimé publiquement en défaveur du Maroc. L'ancien capitaine marocain a littéralement « fracassé » le technicien tricolore, jugeant ses déclarations déplacées et partiales.
Pour Hadji, un entraîneur de l'expérience de Le Roy devrait savoir rester mesuré dans un contexte aussi sensible. Ses mots ont résonné comme un avertissement : dans le football africain, les prises de position hasardeuses ont un coût. Cette confrontation verbale illustre la dimension passionnelle que prend désormais cette affaire, bien au-delà du simple cadre sportif.
Le Sénégal au TAS : le feuilleton judiciaire est loin d'être terminé
Pendant ce temps, le Sénégal ne compte pas en rester là. La fédération sénégalaise a officiellement annoncé son intention de saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour contester la décision de la CAF. Une procédure qui pourrait durer plusieurs mois et relancer la polémique à grande échelle.
L'issue de ce dossier reste donc totalement incertaine sur le plan juridique. Si le TAS venait à trancher en faveur du Sénégal, le football africain entrerait dans une zone de turbulences inédite. Une chose est sûre : les déclarations enflammées de Mustapha Hadji n'ont pas fini de faire écho dans les médias sportifs des deux côtés de la Méditerranée.