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Football

Griezmann refuse d'être consultant pour le Mondial 2026

Par Rédaction SBM··5 min de lecture·Source: Footmercato

Alors que les chaînes peaufinent leur dispositif pour le Mondial 2026, Antoine Griezmann a décliné les avances des diffuseurs. Un choix qui interroge sur son avenir.

Griezmann refuse d'être consultant pour le Mondial 2026

Antoine Griezmann consultant télé ? L'image a du mal à passer. Selon les informations révélées par Ouest-France, le champion du monde 2018 a bel et bien été approché par des diffuseurs qui préparent en ce moment leur dispositif pour la Coupe du Monde 2026, dont le coup d'envoi sera donné le 10 juin prochain aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Sa réponse : non. Un refus qui, pour qui connaît le personnage, n'a rien d'anodin.

Le plateau restera sans son prince de la surface

Les grandes messes télévisées du football aiment leurs stars. TF1, beIN Sports, M6 — chaque diffuseur rêve de son taulier, de ce visage que le grand public associe immédiatement aux Bleus, à la gagne, aux grandes nuits. Griezmann, 33 ans, aurait été une évidence. Sept Coupes du monde disputées avec l'équipe de France en comptant celle de 2026 pour certains de ses pairs, un palmarès XXL, une cote de popularité intacte malgré une fin de carrière internationale en eau trouble — l'homme avait tout pour cartonner sur un plateau.

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Mais voilà. Les discussions ont bien eu lieu, les offres ont circulé, et la réponse est tombée : non merci. Pas de micro, pas d'oreillette, pas de costume trois pièces entre deux séquences d'analyse tactique. Griezmann ne sera pas l'œil de l'expert que les chaînes s'arrachent à prix d'or en période de grande compétition.

Pourquoi ? Là est toute la question. L'entourage du joueur n'a pas fourni d'explication officielle, et c'est précisément ce silence qui alimente toutes les spéculations. Un consultant, ça commente. Et commenter, ça suppose d'avoir tourné la page. Or rien ne dit que Griezmann l'a tournée.

Une retraite internationale jamais vraiment digérée

Rappelons le contexte, parce qu'il est essentiel. Antoine Griezmann a annoncé sa retraite internationale en mars 2025, après une relation compliquée avec le sélectionneur Didier Deschamps, puis une mise à l'écart progressive sous Thierry Henry qui lui a succédé. Sa dernière grande compétition avec les Bleus remonte à l'Euro 2024, en Allemagne, où la France a été éliminée en demi-finale par l'Espagne — sans que Griezmann n'ait pu peser comme par le passé.

Soixante-douze buts en équipe de France. Deuxième meilleur buteur de l'histoire derrière Olivier Giroud. Un trophée de meilleur joueur du Mondial 2018. Une finale d'Euro 2016 perdue, une demi-finale 2022 pour laquelle il a bataillé jusqu'au bout. Cette carrière internationale-là méritait mieux qu'une sortie par la petite porte, et le principal intéressé ne s'en est jamais vraiment caché.

Alors quand on lui propose de s'asseoir dans un studio pendant que d'autres courent sur le terrain, la pilule est peut-être difficile à avaler. Refuser le rôle de consultant, c'est peut-être refuser symboliquement de se voir en retraité. C'est refuser de clore définitivement quelque chose qui ne l'est peut-être pas encore tout à fait dans sa tête — ou dans ses jambes. À l'Atlético de Madrid, où il joue toujours, il reste un titulaire régulier sous les ordres de Diego Simeone. Plus de 30 matchs joués cette saison en Liga pour le meneur de jeu madrilène, qui n'a visiblement pas dit son dernier mot.

Un signal à décrypter avant la grande fête américaine

Le Mondial 2026 sera une compétition hors norme. Quarante-huit équipes, trois pays hôtes, cent quatre matchs au programme — une logistique colossale qui pousse les diffuseurs à anticiper comme jamais. En France, la bataille pour les droits et les talents d'antenne fait rage bien avant le coup d'envoi. Chaque grande chaîne veut son Zidane, son Thuram, son Griezmann. Des noms qui font cliquer, qui font regarder, qui rassurent l'annonceur.

Le refus de Griezmann remet donc un peu les compteurs à zéro pour les équipes éditoriales. Il va falloir trouver une autre tête d'affiche, un autre champion du monde capable d'incarner la compétition auprès du grand public français. Raphaël Varane, retraité lui aussi depuis peu ? Kylian Mbappé, écarté des Bleus dans un contexte tendu avec la Fédération française de football ? Personne ne coche toutes les cases comme le numéro 7 historique des Bleus.

Mais au-delà des enjeux télévisuels, ce refus dit quelque chose de plus profond sur la manière dont certains joueurs vivent leur transition. Rejoindre un plateau de consultants, c'est souvent la première étape vers une nouvelle vie. Hugo Lloris l'a fait. Olivier Giroud aussi, dans une moindre mesure. Griezmann, lui, résiste. Peut-être parce qu'il se voit encore compétiteur, peut-être parce qu'il prépare autre chose — une carrière d'entraîneur, un rôle dans un club, un projet entrepreneurial. Peut-être simplement parce que l'idée de regarder les autres jouer à sa place lui est insupportable.

Une chose est sûre : quand le coup de sifflet retentira le 10 juin prochain à Dallas ou à Los Angeles, Antoine Griezmann ne sera pas en train d'ajuster son oreillette sur un plateau parisien. Ce qu'il fera à ce moment-là — s'il regardera les matchs en fan tranquille, s'il sera encore sur un terrain quelque part dans le monde — dira beaucoup sur la suite de son histoire. Et cette histoire-là, manifestement, n'est pas encore terminée.

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