À 25 ans, Maxence Lacroix livre ses confidences après sa première convocation en équipe de France. Rencontre avec un défenseur ambitieux.
Washington, vendredi soir, 19h15. L'hôtel des Bleus bourdonne d'une activité tranquille. Le groupe France rentre tout juste du Northwest Stadium après une première séance d'entraînement dans la capitale américaine. Maxence Lacroix pousse la porte d'un salon de travail, une tasse de café à la main. « Je prends le temps de le savourer celui-là », glisse-t-il avec un sourire. À 25 ans, le défenseur de Crystal Palace affiche une sérénité déconcertante. Comme si ce moment, il l'avait répété mille fois dans sa tête.
Clairefontaine : l'émotion d'une vie
Franchir les grilles du centre national de Clairefontaine sous le maillot tricolore. Pour beaucoup, c'est un fantasme. Pour Maxence Lacroix, c'est désormais une réalité. « C'est comme un rêve éveillé », confie-t-il, les yeux brillants. Le joueur décrit son arrivée au camp de base des Bleus comme un moment hors du temps, chargé d'une émotion difficile à contenir.
Formé dans les académies françaises, Lacroix a pris une route moins conventionnelle pour s'imposer au plus haut niveau. Passé par l'Allemagne avec le VfL Wolfsburg, il a construit sa réputation loin des projecteurs de Ligue 1. Une trajectoire atypique qui lui a forgé un caractère solide et une lecture du jeu rare pour son âge. À Clairefontaine, il a retrouvé des visages connus, des champions du monde, des stars européennes. « Tu réalises où tu es seulement quand tu vois les maillots dans le vestiaire », admet-il sobrement.
Crystal Palace, le tremplin vers les sommets
Depuis son arrivée en Premier League, Maxence Lacroix n'a cessé de progresser. Crystal Palace lui a offert une vitrine internationale que peu auraient imaginée pour un défenseur passé sous les radars pendant plusieurs saisons. Sous les ordres d'Oliver Glasner, il s'est imposé comme un pilier défensif fiable, agressif dans les duels, propre dans la relance. Les chiffres parlent pour lui : parmi les défenseurs centraux du championnat anglais, il figure régulièrement dans le top 10 des duels aériens gagnés.
Cette régularité a fini par convaincre le staff de Didier Deschamps. La sélection en équipe de France n'est pas le fruit du hasard, mais celui d'un travail méthodique, d'une constance rare dans un championnat où la moindre erreur se paie cash. « Je savais que si je continuais à bien jouer, l'appel pouvait venir. Mais quand il est arrivé, j'ai quand même eu du mal à y croire », reconnaît-il avec une franchise désarmante.
Les ambitions d'un Bleu qui ne veut plus s'arrêter
Une sélection, c'est un point de départ. Lacroix le sait mieux que quiconque. Le match amical contre la Colombie représente bien plus qu'une simple apparition sous le maillot bleu. C'est une audition grandeur nature, une opportunité de confirmer que sa place en équipe de France n'est pas un accident de parcours mais le début d'une histoire durable.
Ses ambitions sont claires, formulées sans arrogance mais avec une conviction palpable. S'installer durablement en équipe de France, participer aux grandes compétitions, continuer à progresser à Crystal Palace. À 25 ans, Maxence Lacroix n'est plus un espoir. Il est une réalité. Et visiblement, il n'a aucune intention de s'arrêter là.