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Football

Mondial 2026 : Infantino esquive la question iranienne

Par Rédaction SBM··3 min de lecture·Source: RMC Sport

La participation de l'Iran à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis divise. Gianni Infantino refuse d'endosser la responsabilité politique de ce dossier épineux.

Mondial 2026 : Infantino esquive la question iranienne

La question brûle les lèvres et personne ne veut s'y frotter. La participation de l'Iran à la Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, représente un véritable casse-tête diplomatique pour la Fifa. Lors de son dernier Conseil réuni jeudi, l'instance mondiale du football a abordé ce dossier aussi explosif que délicat. La réponse de son président ? Floue, calculée, et sans surprise.

Infantino joue la montre face à une décision impossible

Devant les membres de son Conseil, Gianni Infantino a choisi ses mots avec soin. À demi-mot, le président de la Fifa a clairement fait passer un message : ce n'est pas à l'instance footballistique de trancher un différend aussi éminemment politique. « La Fifa ne peut pas résoudre les conflits », aurait-il glissé, bottant ainsi en touche avec une aisance déconcertante.

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Cette posture, pour compréhensible qu'elle soit sur le plan institutionnel, laisse entières toutes les interrogations. Accueillir une sélection iranienne sur le sol américain, dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Téhéran, relève en effet d'une équation que le droit sportif seul ne saurait résoudre. Les visa, les autorisations d'entrée sur le territoire, les pressions politiques des deux côtés : chaque paramètre alourdit un peu plus le dossier.

Un nœud diplomatique aux ramifications complexes

L'organisation du Mondial 2026 sur le territoire américain n'a jamais été sans risques sur le plan géopolitique. Depuis l'attribution des droits d'organisation au trio États-Unis – Canada – Mexique, les observateurs pointaient ce genre de situations potentiellement inflammables. L'Iran, qualifié pour la compétition, se retrouve au cœur d'une tempête qui dépasse largement les terrains de jeu.

Les relations entre Téhéran et Washington sont au point mort depuis des décennies. Les restrictions d'entrée sur le sol américain applicables aux ressortissants iraniens compliquent considérablement la logistique d'une telle participation. La Fifa peut bien organiser des tournois, elle ne dispose d'aucun levier réel pour contourner les législations nationales en matière d'immigration et de sécurité. C'est précisément ce que suggère Infantino, sans jamais l'affirmer frontalement.

L'urgence d'une réponse claire avant le coup d'envoi

Le temps presse. Avec une compétition qui s'ouvre en juin 2026, les équipes qualifiées doivent préparer leur tournoi dans des conditions sereines. L'incertitude qui pèse sur la sélection iranienne crée une situation intenable, aussi bien pour les joueurs et le staff que pour les instances nationales concernées.

La Fifa devra tôt ou tard sortir de cette posture attentiste. Se défausser sur les États souverains est une chose. Mais l'instance genevoise, forte de ses milliards de revenus et de son influence planétaire, possède une capacité de pression diplomatique qu'elle choisit manifestement de ne pas exercer. L'histoire retiendra peut-être que le sport mondial a, une fois de plus, préféré le confort de l'ambiguïté à l'inconfort de la responsabilité.

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