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Football

Equipe de France face à la Norvège de Haaland, vraie menace ou fantasme

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

La Norvège d'Erling Haaland a perdu son aura d'invincibilité lors des derniers rassemblements, relançant la question de son vrai niveau à 18 mois du Mondial 2026.

Equipe de France face à la Norvège de Haaland, vraie menace ou fantasme

Erling Haaland fait peur. Son nom suffit à faire grimper la cote d'une rencontre, à faire travailler les défenseurs adverses la nuit avant un match. Mais une équipe, ce n'est pas un seul homme. Et les résultats récents de la Norvège commencent sérieusement à nuancer le mythe d'une sélection qui aurait les moyens de bousculer les grandes nations au Mondial 2026. Après une série sans défaite depuis octobre 2024, les hommes deStåle Solbakken ont craqué face aux Pays-Bas et n'ont pu faire mieux qu'un 0-0 décevant contre la Suisse. Un rassemblement qui laisse des traces.

L'invincibilité norvégienne avait une date de péremption

Plusieurs mois sans perdre, une dynamique positive, Haaland en état de grâce sous le maillot de Manchester City comme en sélection — la Norvège avait fini par faire croire à quelque chose. Quelque chose de sérieux. La réalité d'un double rassemblement face à des nations de second rang européen a brutalement corrigé cette perception. Battre les Pays-Bas n'est pas une honte, loin de là. Mais ne pas marquer le moindre but contre une Suisse solide mais pas inaccessible, c'est autre chose.

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Selon nos informations, plusieurs observateurs proches de la sélection norvégienne pointent un problème structurel que Haaland ne peut pas régler seul : le milieu de terrain. Derrière le numéro neuf de City, le collectif peine à créer, à construire, à imposer un jeu. Martin Ødegaard, quand il est disponible et dans sa meilleure forme, peut apporter de la qualité entre les lignes. Mais la dépendance à ces deux noms rend la Norvège prévisible. Les défenses qui savent neutraliser Haaland — et il en existe — savent aussi comment éteindre la machine norvégienne.

À titre de comparaison, la Norvège n'a inscrit que 14 buts en phase de qualification pour l'Euro 2024 — une campagne qu'elle a d'ailleurs ratée. Pour une équipe censée terroriser les défenses mondiales grâce à son buteur hors-norme, le bilan collectif reste tristement ordinaire.

Une Norvège qui n'a jamais confirmé sur la scène internationale depuis trente ans

L'histoire norvégienne dans les grandes compétitions, c'est surtout une longue liste d'absences. La dernière participation à une Coupe du Monde remonte à 1998, en France, avec Ole Gunnar Solskjær et une équipe qui avait créé la surprise face au Brésil en phase de groupes avant de s'arrêter en huitièmes. Depuis, le néant. Deux générations de joueurs, zéro qualification pour un Mondial ou un Euro.

L'arrivée d'Haaland dans l'élite mondiale a relancé l'espoir, légitimement. Mais Haaland a 24 ans, et la Norvège n'est toujours pas qualifiée pour une grande compétition depuis son arrivée en sélection. Le joueur lui-même l'a dit publiquement, à plusieurs reprises — jouer un Mondial avec son pays est son rêve le plus profond. Ce n'est pas encore chose faite, et les récents résultats ne rassurent pas sur la trajectoire.

Solbakken, le sélectionneur, a certes construit une équipe plus cohérente défensivement que par le passé. La Norvège encaisse peu. Mais ne pas encaisser et ne pas marquer, ce n'est pas une recette pour aller loin dans un tournoi mondial. À en croire l'entourage de plusieurs joueurs du groupe, l'ambiance reste positive mais le sentiment d'une équipe qui plafonne commence à s'installer. Le 0-0 contre la Suisse, surtout, a cristallisé les doutes.

Les Bleus ont d'autres sujets d'inquiétude pour 2026

Du côté de l'équipe de France, la question se pose différemment. Didier Deschamps — ou son successeur, le dossier de la succession restant ouvert selon plusieurs sources proches de la Fédération — devra composer avec une phase de groupes inconnue, un format de compétition élargi à 48 équipes, et des adversaires potentiellement surprenants. Mais la Norvège, en l'état, ne figure pas en haut de la liste des épouvantails.

Les Bleus ont des lacunes à combler, personne ne le niera. La question de la succession de Kylian Mbappé comme leader offensif du groupe, la régularité en phase de transition défensive, la gestion des matchs sans ballon contre des équipes qui défendent bas — ce sont ces chantiers qui occupent réellement le staff. Face à une Norvège dépendante de son avant-centre, le bloc défensif français, l'un des plus solides d'Europe avec moins de 0,8 but encaissé par match en moyenne sur les deux dernières années de compétition officielle, est armé pour répondre.

Haaland, lui, reste un argument à part. Un contre, une tête sur corner, une demi-occasion — et le buteur de City peut tout changer en une fraction de seconde. Aucun sélectionneur sérieux ne peut se permettre de l'ignorer. Mais craindre la Norvège parce qu'elle possède Haaland, c'est craindre une équipe de tennis parce qu'elle a le meilleur serveur du monde. Si le reste ne suit pas, le match reste jouable.

La vraie question, pour les prochains mois, c'est de savoir si la Norvège va réussir à construire un collectif digne de son attaquant avant juin 2026. Solbakken dispose du temps pour corriger le tir. Mais après ce rassemblement peu probant, et à l'heure où plusieurs nations concurrentes dans la zone UEFA montent en puissance, la fenêtre pour y parvenir se rétrécit. La Norvège d'Haaland peut devenir une équipe dangereuse. Pour l'instant, elle reste une promesse incomplète.

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