Éliminé par Toulouse en quart de finale, l'OM essuie les critiques acerbes de Daniel Riolo, qui s'en prend directement au capitaine Leonardo Balerdi.
Le scénario est cruel. Trois jours seulement après une victoire spectaculaire contre l'OL en Ligue 1 (3-2), l'Olympique de Marseille a sombré face au Téfécé en quart de finale de la Coupe de France. Score final : 2-2, puis élimination aux tirs au but. Un résultat qui a immédiatement enflammé les débats médiatiques, et en premier lieu la langue bien pendue de Daniel Riolo.
Riolo charge Balerdi sans retenue
Sur les ondes de RMC Sport, le consultant n'a pas pris de gants. Daniel Riolo a ciblé directement le capitaine argentin de l'OM, Leonardo Balerdi, pointant ses erreurs défensives et ce qu'il perçoit comme un manque de leadership dans les moments décisifs. Pour Riolo, porter le brassard impose des responsabilités que le défenseur central ne serait pas encore en mesure d'assumer pleinement.
La charge est sévère, mais elle reflète une frustration plus large. À chaque contre-performance marseillaise, les regards se tournent vers les cadres du vestiaire. Et Balerdi, désigné capitaine en début de saison, n'échappe pas à cette pression inhérente au statut. Riolo, lui, estime que le joueur doit élever son niveau d'exigence s'il veut incarner ce rôle emblématique au sein d'un club aussi passionné que l'OM.
Un OM inconstant qui inquiète
Au-delà de la polémique médiatique, c'est bien l'irrégularité chronique de l'OM version 2024-2025 qui interpelle. Capable de renverser l'OL avec panache un jeudi soir, le club phocéen s'effondre dès le dimanche suivant face à une équipe de Toulouse solide mais prenable. Cette alternance entre le meilleur et le pire exaspère supporters et observateurs.
La Coupe de France représentait pourtant une opportunité en or de décrocher un trophée et de redonner du souffle à une saison en demi-teinte en championnat. L'élimination à ce stade de la compétition laisse un goût amer. Les tirs au but, souvent résumés à une loterie, ne doivent pas masquer les lacunes tactiques et mentales exposées tout au long de la rencontre face au Téfécé.
Un cap mental à franchir d'urgence
L'OM doit maintenant se reconcentrer sur la Ligue 1 et ses ambitions européennes. Mais avant de parler de podium ou de Coupe d'Europe, le staff et les joueurs devront répondre à une question fondamentale : comment construire une équipe capable de performer avec régularité et caractère sur la durée ?
Les critiques de Riolo, aussi tranchantes soient-elles, servent peut-être d'électrochoc nécessaire. Balerdi et ses coéquipiers ont désormais l'obligation de répondre sur le terrain. À Marseille, on ne pardonne pas longtemps les occasions manquées. Le Vélodrome attend une réaction.