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Football

Euro 2025 : Herve Renard dévoile ses 26 Bleues

Par Rédaction SBM··5 min de lecture·Source: Footmercato

La liste des 26 joueuses sélectionnées pour l'Euro 2025 est connue. Hervé Renard a fait ses choix, avec quelques surprises et des absences qui font parler.

Euro 2025 : Herve Renard dévoile ses 26 Bleues

Vingt-six noms. C'est tout ce qu'il faut pour résumer des mois de travail, de matchs scrutés, de doutes et de certitudes. Hervé Renard a rendu sa copie ce jeudi en dévoilant la liste des Bleues qui défendront les couleurs de la France lors de l'Euro 2025. Une liste attendue, disséquée, commentée — parce que l'équipe de France féminine n'a plus le droit à l'erreur sur la scène européenne, elle qui cherche encore son premier grand titre.

Une sélection qui dit tout sur les ambitions de Renard

Hervé Renard ne fait pas dans la demi-mesure. Depuis qu'il a pris les rênes de la sélection féminine en 2023, le technicien de 55 ans a imprimé sa marque : exigence tactique, concurrence permanente, aucune place garantie. Cette liste en est le reflet direct. Quelques joueuses en forme éclatante ont su s'imposer jusqu'au bout, quand d'autres, pourtant habituées des rassemblements, ont dû s'incliner face à la réalité des choix du sélectionneur.

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Parmi les certitudes, Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani constituent toujours le socle offensif sur lequel repose l'essentiel des espoirs français. Les deux attaquantes du Paris Saint-Germain et de l'Olympique Lyonnais cumulent à elles seules plus de 50 buts en sélection — un capital précieux à l'heure où la France doit scorer pour exister. En défense, Wendie Renard, capitaine indéboulonnable, emmène une arrière-garde qui a progressivement gagné en solidité au fil des derniers matchs de préparation.

Mais une liste, c'est aussi ce qu'elle ne dit pas. Les absences, volontaires ou forcées, racontent parfois autant que les présences. Certains noms espérés ne figurent pas dans l'enveloppe, et ce sont ces choix-là qui alimentent les débats dans les rédactions et sur les réseaux. Renard assumera — il l'a toujours fait.

Une équipe en reconstruction depuis l'amertume de Sydney

Pour comprendre ce groupe, il faut remonter à l'été 2023. La Coupe du Monde en Australie et en Nouvelle-Zélande avait laissé des traces. Éliminées en quarts de finale aux tirs au but par l'Australie, les Bleues étaient rentrées avec ce sentiment désagréable d'être passées à côté de quelque chose. Un tournoi maîtrisé dans l'ensemble, une performance collective satisfaisante, mais cette malédiction des grandes occasions qui s'était à nouveau abattue sur la sélection française.

Hervé Renard avait alors pris une décision forte : retravailler les fondamentaux, rajeunir certains secteurs, faire confiance à une nouvelle génération tout en s'appuyant sur l'expérience des cadres. Plus de 18 mois de travail se retrouvent condensés dans ces 26 noms. Des joueuses comme Grace Geyoro ou Selma Bacha ont confirmé leur statut de piliers, quand de jeunes talents issus de la D1 Arkema ont su saisir leur chance lors des fenêtres internationales.

La France aborde cet Euro avec le statut de prétendante sérieuse, sans pour autant être désignée favorite absolue. L'Angleterre, tenante du titre, l'Espagne championne du monde en titre et l'Allemagne représentent des obstacles de premier ordre. Mais le groupe de Renard a quelque chose que ses prédécesseurs n'avaient pas toujours : une vraie cohésion de vestiaire, et la conviction collective que le moment est venu.

La France peut-elle enfin décrocher ce titre qui lui échappe depuis trop longtemps ?

La question mérite d'être posée sans détour. L'équipe de France féminine n'a jamais remporté un Euro. Jamais. Dans un pays qui produit des talents à la chaîne, qui dispose d'un championnat parmi les meilleurs d'Europe et de clubs comme l'OL — 8 fois vainqueur de la Ligue des Champions — cette lacune dans le palmarès national est presque une anomalie historique.

Avec cette liste de 26, Renard espère écrire une nouvelle page. Le format du tournoi laisse peu de place à l'erreur : une phase de groupes à négocier sérieusement, puis des matchs à élimination directe où tout peut basculer en 90 minutes. La France sera dans le groupe D, une poule qui demandera une concentration maximale dès le coup d'envoi.

Ce qui frappe dans ce groupe, c'est sa profondeur. Pour la première fois depuis plusieurs cycles, Renard dispose d'options crédibles à chaque poste. La doublure de chaque titulaire est capable de jouer à haut niveau sans faire baisser la qualité collective — c'est un luxe que les précédentes générations n'avaient pas toujours eu. À Lyon, à Paris, mais aussi dans les clubs étrangers où évoluent plusieurs Bleues, les joueuses arrivent dans la compétition dans un état de forme globalement satisfaisant.

Reste la question mentale. C'est souvent là que tout se joue, dans les grands tournois. La capacité à gérer la pression d'un quart de finale, à ne pas craquer dans les moments de tension — c'est ce que cherche Renard depuis deux ans. Ses séances de préparation mentale, sa communication directe avec le groupe, ses choix forts assumés : tout cela vise un seul objectif, transformer un potentiel certain en titre concret.

L'Euro 2025 commence dans quelques semaines. La liste est là, les jeux sont faits. Si la France veut enfin inscrire son nom au palmarès européen, ce sera avec ces 26-là. Hervé Renard a fait ses paris — il ne reste plus qu'à les jouer sur le terrain.

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