L'AFA et la Conmebol pointent du doigt l'UEFA après l'annulation de la Finalissima entre l'Espagne et l'Argentine.
La Finalissima entre l'Espagne et l'Argentine ne se tiendra pas. L'annonce, tombée ce dimanche, a créé une onde de choc dans le monde du football. Derrière cette annulation se cache une guerre de calendriers entre les grandes confédérations mondiales.
L'AFA et la Conmebol montent au créneau
L'Association du Football Argentin et la Conmebol ne comptent pas rester silencieuses. Les deux instances ont rapidement pris la parole pour se défendre et rejeter la responsabilité de cet échec sur l'UEFA. Selon elles, une date alternative avait été proposée pour organiser le match dans des conditions optimales.
La demande de report aurait été formulée dans les règles, avec suffisamment d'anticipation. Mais la réponse de l'instance européenne aurait été catégoriquement négative. Un refus que les dirigeants sud-américains jugent incompréhensible et difficile à accepter.
L'UEFA au cœur d'un conflit institutionnel
Ce bras de fer révèle les tensions profondes qui existent entre les confédérations continentales. La gestion du calendrier international est depuis plusieurs années une source de friction majeure entre l'UEFA, la Conmebol et la FIFA. Chaque instance défend ses compétitions et ses créneaux avec fermeté.
L'UEFA, de son côté, n'a pas encore communiqué officiellement sur les raisons précises de son refus. Les clubs européens, soumis à des calendriers déjà surchargés, sont souvent au centre de ces négociations tendues. La disponibilité des joueurs reste le nerf de la guerre dans ce type de dossier.
L'avenir de la Finalissima en question
Au-delà de cette annulation, c'est l'avenir même du concept de Finalissima qui est désormais incertain. Cette confrontation entre le champion d'Europe et le champion d'Amérique du Sud avait pourtant suscité un enthousiasme réel lors de sa première édition en 2022, remportée par l'Argentine face à l'Italie à Wembley.
Les instances sud-américaines espèrent trouver une solution pérenne pour inscrire ce match dans le calendrier FIFA de façon régulière et encadrée. Sans accord global entre les confédérations, cette compétition symbolique risque de rester un rendez-vous improbable, tributaire des volontés politiques de chacun.