Le journal AS accuse la fédération argentine d'avoir annulé le match contre l'Espagne pour éviter l'arrestation de son président Chiqui Tapia.
Une annulation qui fait scandale. La Finalissima opposant l'Argentine à l'Espagne au Santiago Bernabéu ne se jouera pas. Derrière cette décision, une affaire aux relents judiciaires qui éclabousse le football argentin au plus haut niveau.
AS charge la fédération argentine
Le quotidien sportif espagnol AS ne mâche pas ses mots. Selon le journal madrilène, la Fédération Argentine de Football aurait délibérément refusé d'affronter la Roja sur le sol espagnol. La raison invoquée est explosive : protéger son propre président d'une possible arrestation.
Dans le viseur des autorités, Chiqui Tapia, le patron de l'AFA. Ce dernier est accusé d'évasion fiscale en Argentine. Une procédure judiciaire active qui aurait pu, selon AS, entraîner son interpellation dès son arrivée sur le territoire espagnol. Un risque que la fédération n'était visiblement pas prête à prendre.
Une décision qui embarrasse l'AFA
L'accusation portée par le journal espagnol est sévère. Elle sous-entend qu'une institution sportive majeure aurait sacrifié un match de prestige pour des raisons strictement personnelles. L'image de l'AFA en prend un coup considérable à l'international.
Du côté argentin, aucune explication officielle convaincante n'a été avancée pour justifier ce refus. Le silence de la fédération alimente les spéculations. Les supporters des deux nations sont les premières victimes de cette décision opaque, privés d'un choc attendu entre deux des meilleures équipes du monde.
Quel avenir pour la Finalissima ?
Cette affaire soulève des questions fondamentales sur la gouvernance du football mondial. Peut-on accepter que des enjeux judiciaires personnels dictent le calendrier sportif international ? L'UEFA et la CONMEBOL, co-organisatrices de la compétition, devront se positionner clairement.
La crédibilité de la Finalissima elle-même est désormais en jeu. Si les accusations d'AS se confirment, les instances du football mondial pourraient être contraintes d'agir. L'affaire Tapia dépasse largement les frontières argentines. Elle interroge, une fois de plus, sur la place du droit et de la transparence dans le sport de haut niveau.