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Coupe du Monde de Football

Foot/International – Petit tour des Qualifications à la Coupe du Monde 2022

401 Jours, voilà le temps qui va s’écouler jusqu’à la prochaine Coupe du Monde de Football qui prendra place au Qatar pour sa 22ème édition. Ainsi, depuis maintenant deux ans, aux quatre coins du monde, se disputent les traditionnelles qualifications, réunissant au total plus de 210 sélections, lesquelles sont réparties en 6 zones géographiques, espérant obtenir un des 31 tickets disponibles pour y rejoindre l’hôte qatari.
Rouleau compresseur en Afrique ou encore lutte effrénée en Europe, voici un petit tour d’horizon de ce qui s’est passé sur les qualifications à la Coupe du Monde.

Zone AFC : Le Japon en danger, le Liban surprenant.

Habituel qualifié de la zone Asie, et huitièmes de finaliste en 2018 en Russie, le Japon connaît pour cette édition des difficultés dans sa campagne de qualification, et après quatre matchs joués, la sélection du pays du soleil du levant se retrouve en quatrième positon, derrière la sélection d’Oman, véritable surprise de ce début du troisième tour en Asie, et vainqueur de la première confrontation face au Japon, à Tokyo en septembre dernier.
À égalités actuellement (6 points chacun) les deux équipes ressortent de cette trêve avec un bilan similaire, une défaite suivie d’une victoire avant de se retrouver le 16 novembre prochain pour une confrontation déjà décisive.

Dans l’autre groupe, le groupe A, peu de surprise au niveau du podium avec l’Iran et la Corée du Sud qui tiennent leur rang, après s’être séparés mardi dernier sur un 1-1 qui arrange tout le monde. La seule surprise concerne ici le Liban, petite nation du football (97ème au classement FIFA) et qui a réussi, comme lors de la trêve de septembre, à aller grappiller les 3 points sur le terrain d’une Syrie qui fut pleine d’espoir au départ de ce troisième tour.


Zone CAF : 2 Qualifiés en barrages, la lutte entre 2 monstres africains continuent. 

En Afrique, la principale information concerne bien évidemment le Sénégal et le Maroc, tout deux auteurs de 4 victoires en 4 matchs, et qui ont donc validé aisément leurs billets pour le barrage qui aura lieu en mars prochain, avec notamment des prestations rassurantes des attaquants respectifs des deux équipes, Famara Diedhiou et Ayoub El Kaabi (4 buts chacun). 

Dans le groupe de la mort, le Cameroun et la Cote d’Ivoire ont poursuivi leurs luttes à distance en allant tout deux chercher les 6 points en 6 matches, et restent donc au coude-à-coude dans la course à la qualification, avec toujours cet avantage d’un point pour la Côte d’Ivoire, après la victoire 2-1 en septembre dernier. Rendez-vous donc le 16 nnovembre prochain, pour un choc au sommet, entre deux sélections privés de mondial en 2018, et qui veulent retrouver leur gloire passée.

Du côté des autres favoris des groupes, tout le monde a conservé son option pour la qualification, que ce soient l’Algérie et l’Égypte (6 points en 2 matchs), la Tunisie (4 points) et le Nigeria malgré la défaite surprise face à la Centrafrique. En revanche, les choses restent compliquées pour le Ghana, toujours derrière l’Afrique du Sud, ainsi que pour la RDC, qui voit des très surprenantes équipes du Bénin et de la Tanzanie occupés les deux premières places à égalités de points.

Comme chaque quatre ans, la zone Afrique nous offre des confrontations aux multiples enjeux et rebondissements, et cette édition ne déloge, pour le moment, pas à la règle.

Zone CONCACAF : Le Canada en route pour l’Histoire, le Mexique déroule.

Huit matchs, voilà ce qu’il reste au Canada pour se qualifier pour la première fois de son histoire à une Coupe du Monde. Portés par Alphonso Davies et le lillois Jonathan David, les Canadiens réalisent un très bon début de parcours qualificatif, avec 10 points pris en 6 matchs, ils pointent à la troisième place de la poule, derrière les locomotives mexicaines et américaines. Même s’il reste encore plus de la moitié des matchs à joués, les nuls rapportés du Mexique et de la Jamaïque ainsi que la large victoire face à un concurrent direct le Costa Rica, le Canada est déjà en très très bonne position pour accéder au Mondial.

En parlant de bonne position, l’ogre du continent, le Mexique, n’a pas fait de cadeaux et déroule avec un bilan de 4 victoires pour 2 matchs nuls, et compte 14 points, soit trois de plus que le Team USA, qui tient également son rang malgré une défaite surprenante face au Panama, actuel quatrième, place qui correspond à une place au barrage intercontinental.

Habituellement peu clivante, la CONCACAF, de par l’éclosion du Canada et l’affirmation des États-Unis, mérite beaucoup plus d’attention, car elle pourrait ramener au Mondial trois équipes de très bonnes qualitées, avant de recevoir à son tour, en 2026, la fête du football.

Zone CONMEBOL : Le Chili proche de l’exploit, l’Uruguay en danger.

Évacuons tout de suite l’évidence, le Brésil et l’Argentine sont au rendez-vous, et ont tout deux décidé de ne laisser que des miettes à leurs adversaires. Porté par un Neymar plus inspiré qu’avec son club, la Seleçao (31 points) est sûr un quasi-sans-faute, suivi de très près par l’Albiceleste et Léo Messi (25 points), en attendant de connaître la date du match reporté en septembre dernier dans des conditions rocambolesques.


Coté frayeur, c’est en Uruguay qu’il faut chercher, en effet, les coéquipiers de Luis Suarez ont enchaîné des prestations aussi catastrophiques que les résultats qu’elles ont amené, avec notamment une lourde défaite face à l’éternel rival argentin, 4-0. Outre le jeu inexistant de la sélection d’Oscar Tabarez, le plus inquiétant repose sur le fait que cette série a permis à une équipe de revenir dans la course, et met en péril une nation historique de la Coupe du Monde, quart de finaliste en 2018.

Cette équipe qui revient dans la course, c’est le Chili, qui après un début de campagne de qualification cataclysmique et des scénarios plus fous les uns que les autres (notamment face à la Colombie et la Bolivie), se voit plus proche que jamais de l’exploit de se qualifier au mondial, avec les 6 points pris sur 9 possibles, et avec la manière.

S’il reste encore un espoir pour le Chili, il en va de même pour les trois sélections qui le suivent de près, la Bolivie, le Paraguay et le Pérou, car seul le Vénézuela (7 points) semble véritablement condamné.
Vous l’aurez compris, en Amérique du Sud, tout est encore possible de la troisième place, tenue par l’Équateur (17 points) à la neuvième place, et le calendrier à venir nous offre des confrontations directes plus qu’excitante, dont un Chili-Uruguay à Lima en clôture des éliminatoires.

Zone UEFA : Premiers qualifiés et outsiders tenaces.

On finit notre tour du monde sur le Vieux Continent, et on y démarre notre trajet par les premières équipes à avoir décroché leurs tickets pour le Qatar. Sans surprise, on y retrouve l’Allemagne qui dans un groupe largement à sa portée, aura réussi aisément à finir premier de sa poule, se permettant même un petit écart à domicile face à la Macédoine du Nord en mars dernier.

Le deuxième qualifié, le Danemark, poursuit sa nouvelle ère, débutée il y a maintenant trois ans, marquant un changement dans la philosophie de jeu de l’équipe, beaucoup plus portée vers la tactique et la technique qu’auparavant. Fort de son élan positif de l’Euro 2021, la sélection de Kasper Hjulmand réalise actuellement un impressionnant 8 sur 8, 24 points, mais surtout 27 buts marqués pour 0 encaissés. 

Petite parenthèse 100% française, puisque dans le groupe des bleus, rien n’est encore joué, du fait du match nul de l’Ukraine face à la Finlande, laissant la France pratiquement qualifiées au moins pour le barrage, car l’Ukraine, à trois points des Français, n’ont plus qu’un seul match à joué, et face à la Finlande, troisième à quatre points de la première place.

Dans les autres groupes, seul la Belgique et l’Angleterre (5 points d’avance sur le deuxième chacun) se démarquent par leurs matelas de points confortables, et cela sans même avoir joué ce mois-ci pour les Belges.
Pour les autres géants, rien n’est joué, car les outsiders sont bien décidés à ne pas baisser les bras jusqu’à la dernière journée, un état d’esprit qui se retrouve dans le groupe du Portugal et de la Serbie, où ce sont les Serbes qui se retrouvent actuellement leaders du groupe, avec un petit point d’avance sur les coéquipiers de Cristiano Ronaldo, même si ces derniers ont un match en moins. 
Autre grosses locomotives en réelle danger, la Roja est deuxième de sa poule derrière de surprenants Suédois, et risque de disputer les barrages, car cette fois-ci, les deux sélections compte le même nombre de matchs joués. Tout devrait donc se jouer le 14 novembre prochain lors d’un Espagne-Suède, étouffant d’enjeu.

À signaler également, l’Italie se retrouve à égalité de points de la Suisse, qu’ils affronteront lors du prochain match là aussi pour une finale pour le mondial, tandis que dans un groupe relevé, les Pays-Bas, la Norvège et la Turquie se tiennent actuellement sur quatre points avec un avantage de points pour les Oranges, et un avantage de calendrier pour la Turquie, qui est malgré tout à deux points des Norvégiens.
Enfin, dernier groupe, celui du vice-champion du monde, la Croatie (17 points) , qui connaît actuellement une lutte acharnée avec la Russie (19 points) pour obtenir la première place du groupe, laissant le deuxième disputer un barrage déjà acquis.

Bilan : 

Des enjeux, de la frayeur, des belles histoires mais surtout énormément de matchs qualités qui peuvent témoigner d’un football de sélection en progrès, notamment chez les écuries européennes et africaines, auront fait de cette trêve un assez bon moment de football, de quoi peut-être redoré le blason de la coupure internationale qui est de plus en plus décriée récemment, et pour cause, seul bémol à tout cela, le rythme des matchs et le calendrier, très peu adaptés et concernés par la santé physique des joueurs, qui doivent allier depuis maintenant presque deux ans à un rythme effréné qualité et quantité.

Remi Yanes.

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