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Foot/PL – Les Canonniers ne font plus parler la poudre

Après deux revers pour débuter la saison face au promu Brentford 2-0 puis Chelsea sur le même score, Arsenal semble bien parti pour vivre une nouvelle saison galère. Rétrospective et état des lieux d’un club qui peine à retrouver son glorieux passé. 
 
Saint Denis, Stade de France, 17 mai 2006, il est approximativement 23 heures, les Gunners de Thierry Henry viennent de s’incliner 2-1 face au FC Barcelone de Samuel Eto’o dans les ultimes minutes de la finale de la Ligue des Champions. Wenger et les siens ne le savent pas encore, mais ce match marque un tournant. Les Canonniers sortent de 9 saisons glorieuses et accomplies avec 3 titres de champion d’Angleterre, 4 Cup et deux finales européennes. Les 8 saisons suivantes (2006-2014) vont marquer une rupture lente mais certaine dans la progression du club. L’ère des invincibles est passée, Thierry Henry, légende du club, quitte Londres pour la Catalogne et Arsène Wenger, en manque de résultats, est peu à peu poussé vers la sortie. À la fin de la saison 2018 le technicien alsacien passe le flambeau à Unai Emery, après deux saisons sans qualification dans la plus prestigieuse des compétitions de clubs. La révolution post-Wenger peut alors commencer. 3 ans après, cette “révolution” est imperceptible, pire encore, le club ne figure plus dans le big “six” alors qu’il fut un membre indélogeable du big “four” (Arsenal, Chelsea, Manchester United et Liverpool) dans les années 2000. 
 
La patte Arteta, quelle patte ? 
 
Arteta, disciple de Guardiola et ancien Gunners, est désormais à la tête du “chantier de reconstruction” des Rouge et Blanc. Dans la lignée de Wenger et Emery, l’Espagnol a été choisi, au cœur de l’hiver 2019, pour sa philosophie de jeu portée vers l’avant. Un an et demi plus tard, le constat est à l’échec. Les Gunners n’entrevoient plus les places européennes avec deux 8ème place sur les deux dernières saisons et “la patte Arteta” demeure toujours indiscernable. Alors que la seconde partie de l’ère Wenger et les débuts d’Emery proposaient, à défaut de titres majeurs, un jeu distrayant pour ses supporters. Arsenal n’a marqué que 55 et 56 buts lors des deux dernières saisons, alors que les Canonniers dépassaient allégrement les 70 buts lors des exercices précédents. Sur le plan défensif, Arteta a en revanche réglé un problème qui court depuis un peu plus de 10 ans du côté d’Arsenal. Avec seulement 39 buts encaissés en Premier League lors de la saison précédente, les Gunners ont terminé 3ème meilleure défense d’Angleterre derrière les deux finalistes de la dernière Ligue des Champions.  
 
Un recrutement peu inspiré

Les grands clubs attirent les grands joueurs”. Symbole du déclassement d’Arsenal au cours de ces dernières années : la faculté des Gunners à séduire des grands joueurs. Récemment, Raphaël Varane s’est engagé à Manchester United pour environ 50 millions d’euros, dans le même temps la direction sportive des Canonniers a jeté son dévolu sur Ben White, jeune défenseur de Brighton, pour une somme avoisinant les 60 millions d’euros. A titre de comparaison, la valeur marchande de Varane était établi autour de 70 millions d’euros et Ben White 28.5 millions d’euros selon le site Transfermarkt. Les derniers recrutements de joueurs stars sont à chercher du côté des archives avec Alexis Sanchez et Mesut Ozil, il y a plus de 7 ans. Depuis, le club aux multiples Premier League semble devoir surpayé des joueurs qui ne jouent pas dans des “top clubs”. Des paris sur l’avenir plus que de véritables joueurs confirmés. Pepe acheté 80 millions d’euros, Ben White pour 60 millions d’euros ou encore Oddegard pour 35 millions d’euros en sont le parfait exemple.  

On peut également se poser des questions sur Willian, arrivé libre de Chelsea, qui a signé un contrat sur 3 ans à l’âge de 32 ans pour 12 millions d’euros annuels. Les choix interrogent et étonnent supporters et observateurs. Les Gunners ne semblent plus avoir de ligne directrice. Pourtant, financièrement, Arsenal, propriété des Américains Kroenke Sports and Entertainment, est un élève modèle avec des ressources solides. Preuve en est, Arsenal est pour le moment l’équipe qui a le plus dépensé lors de ce mercato avec 150 millions d’euros devant Manchester United et ses 133 millions.  Les choix sportifs semblent donc bien être le problème pour le club aux 134 ans d’histoire.  
 
Quel avenir pour Arsenal ? 
 
Arteta et les siens ont eu la mauvaise idée de perdre, lors du match d’ouverture 2-0 face à Brentford puis face au voisin londonien et champion d’Europe en titre, Chelsea sur le même score. Comme-ci cela n’était pas suffisant, un calendrier compliqué les attend avec un déplacement périlleux, lors de la prochaine journée, sur la pelouse du vice-champion d’Europe en titre, Manchester City. Le bilan prévisionnel comptable n’annonce, donc, rien de bon pour les Gunners qui ne partiront pas favori face au dernier finaliste de la Ligue des Champions. Tandis que l’incertitude plane autour de l’avenir de Lacazette, Aubameyang et Bellerin, Oddegard et Ramsdale viendront renforcer l’arsenal des Gunners pour cette saison. Dans la grisaille rouge et blanche, une éclaircie est tout de même apparue, au cours de la saison dernière, du côté de la formation. Les “baby-gunners” emmenés par Saka, Smith-Rowe ou encore Tierney brillent. Martinelli, Balogun et Nelson seront également de jeunes joueurs à suivre tout comme Lokonga, acheté du côté d’Anderlecht cet été. Des cadres sur le départ d’un côté et un calendrier chargé de l’autre, la fin de la période estivale s’annonce mouvementée au-dessus de l’Emirates Stadium. En attendant, Arteta devra (rapidement) trouver la bonne formule s’il veut maintenir la confiance de ses dirigeants et supporters.     

Laurent Lemoine

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