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CAN : un coéquipier marocain règle ses comptes avec Brahim Diaz

Par Rédaction SBM··3 min de lecture

Deux mois après la finale perdue face au Sénégal, Romain Saïss revient sans détour sur la panenka ratée de Brahim Diaz.

CAN : un coéquipier marocain règle ses comptes avec Brahim Diaz

Presque deux mois se sont écoulés depuis la finale de la CAN perdue par le Maroc face au Sénégal (1-0), mais les blessures sont encore vives. Romain Saïss, capitaine emblématique des Lions de l'Atlas, a décidé de briser le silence sur l'un des moments les plus controversés de cette campagne africaine : la panenka complètement manquée de Brahim Diaz. Une prise de parole directe, sans concession, qui fait l'effet d'une bombe dans le vestiaire marocain.

Saïss ne mâche pas ses mots

Dans une interview accordée à la presse française, le défenseur marocain n'a pas cherché à minimiser la faute de jugement de son coéquipier. «Il aurait pu être le héros, il a voulu être le super-héros», a-t-il lâché avec une franchise désarmante. Une formule cinglante qui résume à elle seule l'état d'esprit du groupe après cet échec douloureux.

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Car c'est bien dans un moment décisif que le milieu offensif du Real Madrid a choisi de tenter la panenka, ce geste audacieux consistant à piquer le ballon au centre du but. Un choix incompréhensible pour ses partenaires, tant l'enjeu était immense et la pression maximale. Le tir a été stoppé sans difficulté, condamnant le Maroc à une élimination cruelle.

Une finale et des regrets qui perdurent

Au-delà du geste technique, c'est bien l'attitude et l'ego du joueur formé à La Masia qui sont pointés du doigt. Le Maroc avait réalisé un parcours remarquable tout au long de la compétition, portant les espoirs d'une nation entière. La finale face au Sénégal, tenant du titre, représentait l'aboutissement d'années de travail collectif.

Romain Saïss, lui, incarne le vestiaire, la rigueur et l'esprit de groupe. Ses mots reflètent la frustration profonde d'une équipe qui avait tout donné pour décrocher ce titre continental tant convoité. Un sentiment partagé par des millions de supporters marocains, encore meurtris par cette défaite sur le fil.

Quelle suite pour Brahim Diaz avec les Lions de l'Atlas ?

La question de l'intégration de Brahim Diaz dans le collectif marocain se pose désormais ouvertement. Ses relations avec certains cadres du groupe semblent fragilisées après cet épisode. Le joueur madrilène, pourtant doté d'un talent indéniable, devra rapidement démontrer qu'il peut subordonner son instinct au bien collectif.

À l'approche de nouvelles échéances internationales, notamment la Coupe du Monde 2026 organisée au Maroc, en Espagne et aux États-Unis, le sélectionneur aura fort à faire pour reconstruire une unité mise à mal. Une chose est sûre : les Lions de l'Atlas ne pourront pas se permettre de nouveaux épisodes individuels si l'objectif est de briller sur la scène mondiale.

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