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Football

Calhanoglu plante une fusée et enfonce la Roma

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Le milieu turc de l'Inter Milan a signé un but spectaculaire contre l'AS Roma, consolidant la domination des Nerazzurri en Serie A.

Calhanoglu plante une fusée et enfonce la Roma

Une frappe. Sèche, tendue, imparable. Hakan Calhanoglu a encore frappé — au sens le plus littéral du terme. Ce dimanche soir, dans un choc de Serie A qui sentait la poudre, le milieu turc de l'Inter Milan a sorti l'une de ces inspirations qui font basculer un match, une soirée, peut-être une saison. Face à l'AS Roma, le numéro 20 nerazzurro a décoché un boulet de canon que le portier giallorosso n'a pu que regarder finir au fond de ses filets. Le genre de but qu'on rejoue en boucle.

Un leader qui écrase tout sur son passage

L'Inter Milan n'a pas volé son statut de favori. Solide en tête de la Serie A, le club dirigé par Simone Inzaghi se présente à chaque journée avec la même ambition froide : gagner, dominer, ne rien laisser aux concurrents. Et face à une Roma venue défier le maître sur ses terres de San Siro, les Lombards n'ont pas tremblé. Ils ont répondu par le football — direct, vertical, efficace.

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Calhanoglu, c'est exactement ça. L'ancien de l'AC Milan a mis des années à s'imposer comme un patron du milieu de terrain en Italie, mais depuis qu'Inzaghi l'a repositionné sentinelle, il régente les débats. Distribuant, cassant les lignes, et tirant quand il le faut. Ce dimanche, il l'a fait avec une précision chirurgicale. Sa frappe — puissante, croisée, placée dans un angle impossible — a laissé le gardien de l'AS Roma pétrifié. Difficile de faire mieux techniquement.

Cette réalisation s'inscrit dans une dynamique collective impressionnante. L'Inter tourne à un rythme que peu d'équipes peuvent suivre en Europe. À titre de comparaison, les Nerazzurri ont concédé moins de buts que n'importe quel autre club du top 5 européen sur les dernières semaines. Une efficacité défensive combinée à une créativité offensive qui rend la formation milanaise redoutable à tous les étages.

  • L'Inter Milan occupe la tête de la Serie A avec plusieurs points d'avance sur ses poursuivants directs
  • Hakan Calhanoglu figure parmi les milieux les plus productifs du championnat italien cette saison
  • L'AS Roma, malgré ses ambitions, peine à enchaîner les résultats face aux grosses cylindrées de Serie A
  • San Siro a accueilli plus de 70 000 spectateurs pour ce choc, une affluence record cette saison

Roma en crise de résultats, Inter vers une domination historique

Pour l'AS Roma, la soirée ressemble à un aveu de faiblesse. Les hommes entraînés sur le banc giallorosso ont certes montré des intentions, de l'envie, quelques séquences prometteuses. Mais face à la machine interiste, les bonnes intentions ne suffisent pas. Chaque relâchement se paie cash. Et la frappe de Calhanoglu, surgissant d'un espace à peine entrevu, a matérialisé cette réalité crue : quand on baisse la garde une seconde contre l'Inter, on prend un but.

La Roma traverse une période délicate. Loin des standards qu'on lui connaissait il y a encore deux ou trois saisons, le club de la capitale italienne cherche son équilibre, son identité, sa capacité à rivaliser avec les cadors du pays. Ce revers à San Siro ne va pas arranger les affaires, ni dans les têtes ni dans les tableaux statistiques. La différence de niveau entre les deux équipes, sur cette rencontre, était difficile à contester.

Du côté milanais, on savoure — mais sans s'emballer. Inzaghi le répète à l'envi : la Serie A est longue, les pièges nombreux, et le Napoli ou la Juventus ne lâcheront pas l'affaire sans se battre. Mais avec des individualités comme Calhanoglu, Lautaro Martínez ou Marcus Thuram en grande forme, l'Inter a les armes pour tenir la distance. Et pour frapper, encore et encore, comme ce soir.

Car c'est bien là que tout se joue. Calhanoglu n'est pas seulement un tireur de coups francs ou un buteur d'occasion — il est le cerveau, le métronome, l'homme qui lit le jeu deux secondes avant tout le monde. Repositionné au cœur du dispositif depuis deux saisons, il a transformé ce rôle de sentinelle en laboratoire créatif. Ses statistiques parlent : entre les passes décisives, les buts sur phases arrêtées et les tirs cadrés depuis l'extérieur de la surface, il est devenu l'un des milieux les plus complets d'Europe à son poste. En ce moment, personne en Italie ne fait mieux.

La question qui se pose maintenant est simple : jusqu'où peut aller cette équipe ? En Serie A, le titre semble de plus en plus une formalité, sauf effondrement inimaginable. Mais en Ligue des Champions, là où l'Inter rêve de retrouver les sommets — le club a atteint la finale en 2023 —, chaque match de championnat est aussi un test de maturité collective. Et sur ce plan, le banger de Calhanoglu contre la Roma envoie un message clair à toute l'Europe. L'Inter Milan n'est pas seulement une équipe qui gagne. C'est une équipe qui tue le match.

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