Lors du match nul à Celta Vigo (1-1), le défenseur Moussa Niakhaté a vécu un moment cocasse avec son gardien Dominik Greif.
L'Europe réserve parfois des situations inattendues. Lors du déplacement de l'Olympique Lyonnais à Celta Vigo, en huitième de finale aller de la Ligue Europa, le défenseur Moussa Niakhaté a vécu un moment pour le moins singulier avec son gardien Dominik Greif. Un échange verbal qui a rapidement tourné à la comédie des langues.
Une communication impossible sur le terrain
Sur la pelouse du stade de Balaídos, en plein cœur d'une rencontre tendue qui s'est terminée sur le score d'un but partout, Niakhaté et Greif ont tenté de communiquer. Résultat ? Un dialogue de sourds qui a bien fait rire le défenseur central après coup.
« Je ne comprenais rien à ce qu'il me disait », a confié Niakhaté avec amusement. Un aveu qui illustre parfaitement la diversité linguistique des effectifs modernes dans le football européen. Le gardien slovaque et le défenseur franco-sénégalais n'ont visiblement pas encore trouvé leur langue commune, malgré leur cohabitation au sein du club rhodanien.
Le multiculturalisme, force et défi des grands clubs
Cet épisode anecdotique soulève une réalité bien concrète du football professionnel contemporain. Les vestiaires des clubs engagés en compétitions européennes rassemblent des joueurs issus de dizaines de nationalités différentes. L'OL ne fait pas exception à cette règle, avec un effectif parmi les plus cosmopolites de Ligue 1.
Si l'anglais fait généralement office de langue véhiculaire dans ces environnements multiculturels, les situations d'incompréhension restent fréquentes dans le feu de l'action. Sur le terrain, en plein effort, avec la pression du match, les automatismes langagiers reviennent instinctivement. Et parfois, les messages ne passent tout simplement pas.
Dominik Greif, arrivé en provenance du championnat espagnol, maîtrise naturellement le castillan. Moussa Niakhaté, formé en France, s'exprime principalement en français. Deux mondes qui se croisent entre les poteaux et la défense centrale lyonnaise.
Un point précieux malgré tout pour la suite européenne
Au-delà de l'anecdote, l'essentiel est ailleurs. Le match nul 1-1 arraché en Galice offre à Lyon une position somme toute honorable avant le match retour. Les Gones restent maîtres de leur destin et peuvent se qualifier en conservant leurs réseaux à domicile.
Niakhaté, malgré ses difficultés de communication avec son portier, a assuré l'essentiel défensivement. L'équipe de Pierre Sage a su résister aux assauts des Espagnols pour ramener un résultat exploitable. La barrière des langues n'aura finalement pas empêché les deux hommes de travailler dans le même sens. Sur le fond, c'est bien ce qui compte dans la course à la qualification européenne.