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Football

Gattuso, Buffon, Gravina... le football italien s'effondre

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Après Buffon et Gravina, Gattuso quitte à son tour la sélection italienne. Une hécatombe qui interroge sur l'avenir de la Squadra Azzurra.

Gattuso, Buffon, Gravina... le football italien s'effondre

Trois hommes. Trois départs. En l'espace de quelques jours, le football italien a perdu ses piliers les plus emblématiques. Gennaro Gattuso vient d'officialiser son départ de la sélection transalpine, après ceux, déjà fracassants, de Gianluigi Buffon et de Gabriele Gravina. Une purge en règle qui laisse la Squadra Azzurra dans un vide sidéral, à un moment où la fédération italienne cherche encore à se reconstruire après les traumatismes accumulés ces dernières années.

La Squadra Azzurra perd ses trois têtes en quelques jours

Difficile de mesurer l'ampleur du séisme sans replacer chaque chute dans son contexte. Gabriele Gravina, président de la FIGC depuis 2018, avait incarné la tentative de modernisation d'un football italien en pleine crise de gouvernance. Son départ ouvre une bataille de succession qui promet d'être féroce au sein des instances. Derrière lui, c'est toute une ligne directrice qui vacille.

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Gianluigi Buffon, lui, occupait un rôle de directeur technique au sein de la sélection — un poste taillé sur mesure pour le légendaire portier de la Juventus Turin, champion du monde 2006 et gardien le plus capé de l'histoire italienne avec 176 sélections. Sa présence devait offrir une caution symbolique et une continuité de culture footballistique. Finalement, son passage dans les couloirs de la fédération aura été aussi discret qu'éphémère.

Gennaro Gattuso, lui, portait les espoirs d'une reconstruction sur le plan purement sportif. L'ancien milieu de terrain du Milan AC et de l'équipe nationale — vainqueur de la Coupe du monde 2006 aux côtés de Buffon — avait accepté de s'impliquer dans le projet fédéral avec la conviction qu'on lui donnerait les outils pour travailler. Manifestement, ces conditions n'ont pas été réunies. Son départ acte un échec collectif, celui d'un projet qui n'a jamais vraiment eu le temps de se mettre en place.

Le timing est d'autant plus brutal que la Nazionale reste sous le choc de ses deux absences consécutives à une Coupe du Monde — 2018 en Russie et 2022 au Qatar. Un pays de 60 millions d'habitants, quatre fois champion du monde, incapable de se qualifier pour le rendez-vous planétaire le plus suivi de la planète. Les chiffres font mal : l'Italie n'a plus remporté le Mondial depuis 2006, soit près de vingt ans de disette pour une nation qui se considère comme l'une des grandes puissances du football mondial.

  • 176 sélections pour Gianluigi Buffon, record absolu pour un joueur de champ masculin en équipe d'Italie
  • 2 absences consécutives de la Nazionale à une Coupe du Monde (2018 et 2022)
  • 2006 — dernière fois que l'Italie a soulevé un trophée mondial
  • 6 ans de présidence Gravina à la FIGC, marqués par des réformes inachevées

Enzo Fernandez, le Real Madrid et Rosenior — les autres bombes du jour

Pendant que Rome brûle côté FIGC, l'actualité du mercato ne s'est pas mise en pause. Liam Rosenior, entraîneur de Crystal Palace, a pris une position claire et publique concernant Enzo Fernandez : le milieu argentin de Chelsea n'est pas une cible des Eagles. Une déclaration qui intervient alors que le champion du monde 2022 avec l'Albiceleste continue de faire l'objet de rumeurs persistantes quant à son avenir à Stamford Bridge.

Recruté par Chelsea pour la somme colossale de 121 millions d'euros en janvier 2023 — un record pour un transfert hivernal en Premier League —, Fernandez n'a jamais vraiment convaincu sur la durée sous le maillot bleu de West London. Ses performances ont fluctué, son intégration dans les systèmes successifs des Blues a semblé laborieuse, et les interrogations sur son avenir refont surface à chaque fenêtre de mercato. Rosenior a donc coupé court à toute spéculation : ce dossier ne le concerne pas.

De son côté, le Real Madrid a senti le besoin de s'expliquer publiquement — ce qui, en soi, constitue déjà une information. Le club merengue, habituellement laconique sur ses affaires internes, a pris la parole sur un sujet dont les détails précis restent encore à clarifier au moment où ces lignes sont écrites. Mais le simple fait que la Casa Blanca sorte de sa réserve proverbiale signale que quelque chose d'inhabituel s'est produit dans les coulisses du Santiago Bernabéu. Florentino Pérez n'aime pas se justifier. Quand il le fait, c'est que la pression est devenue difficile à ignorer.

Ces trois informations, aussi disparates qu'elles puissent paraître en surface, dessinent en réalité une journée révélatrice des tensions qui traversent le football européen en ce moment. Les structures nationales se fissurent — l'Italie en est l'illustration la plus spectaculaire —, les clubs de Premier League naviguent à vue entre ambitions sportives et équilibres financiers précaires, et les mastodontes comme le Real Madrid doivent désormais gérer leur image en temps réel, à l'ère des réseaux sociaux et de l'information instantanée.

Pour la Squadra Azzurra, la question qui se pose désormais est simple et vertigineuse à la fois : qui pour reconstruire ? Après Gattuso, Buffon et Gravina, l'Italie part de zéro, ou presque. La prochaine Coupe du Monde aura lieu en 2026 au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Il reste deux ans pour qualifier une équipe nationale sans colonne vertébrale institutionnelle, sans sélectionneur clairement établi, et sans projet fédéral cohérent. Deux ans, c'est court. Surtout quand on repart de si loin.

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