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Football

Salah libre en juin : l'Égypte hausse le ton

Par Rédaction SBM··5 min de lecture·Source: Footmercato

Mohamed Salah quittera Liverpool cet été. La fédération égyptienne exige désormais son mot à dire sur la prochaine destination du joueur.

Salah libre en juin : l'Égypte hausse le ton

Trente-deux ans, un contrat qui expire en juin 2025, et soudainement tout le monde veut sa part du gâteau Mohamed Salah. Alors que l'ailier de Liverpool s'apprête à vivre ses dernières semaines sous le maillot rouge des Reds, la Fédération égyptienne de football (EFA) vient de s'inviter dans le dossier avec une fermeté qui ne laisse guère de place à l'interprétation : le choix du prochain club de Mohamed Salah ne saurait être uniquement une affaire personnelle. Derrière cette mise en garde se joue bien plus qu'un simple transfert — c'est toute la question de l'influence d'un joueur sur son pays, et réciproquement.

Quand Le Caire parle, Salah est censé écouter

La fédération égyptienne n'a pas mâché ses mots. Dans un communiqué relayé cette semaine, ses dirigeants ont clairement signifié que la destination choisie par Mohamed Salah devra être compatible avec son rôle en sélection nationale. Sous-entendu : pas question que le meilleur joueur africain de sa génération s'exile dans un championnat qui fragiliserait sa présence aux Pharaons, ni que l'appât du gain l'amène à signer dans un club où le rythme des matches serait insuffisant pour maintenir son niveau international.

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C'est une position qui mérite d'être replacée dans son contexte. L'Égypte rêve de la Coupe du monde 2026. La qualification est encore jouable, et sans Salah, elle devient hypothétique. En 2021, la CAN avait déjà mis en évidence à quel point les Pharaons dépendaient de leur numéro 11 — eliminés en finale aux tirs au but face au Sénégal de Sadio Mané, ils avaient laissé Salah porter sur ses seules épaules les espoirs d'un peuple de 100 millions d'habitants. Deux ans plus tard, rebelote en barrages de la Coupe du monde : c'est encore lui, et personne d'autre.

Alors oui, la fédération a ses raisons. Mais la forme choisie — cette espèce d'injonction publique — dit quelque chose d'un rapport de force qui n'est pas sans tensions. Salah, lui, n'a pas encore répondu directement.

Sur le plan sportif pur, les chiffres donnent le tournis : 213 buts en Premier League avec Liverpool, un record pour un joueur étranger dans l'histoire du championnat anglais. Cette saison encore, à 32 ans, il tourne à plus de 0,6 but par match. Les courtisans ne manquent pas. L'Arabie Saoudite, via Al-Ahli ou Al-Ittihad, agite des billets à faire pâlir même les plus vertueux. Le FC Barcelone, en reconstruction permanente, aurait sondé son entourage. Et même certains clubs de Serie A auraient manifesté un intérêt discret.

  • 213 buts en Premier League avec Liverpool — record pour un joueur étranger
  • Plus de 0,6 but par match cette saison 2024-2025 en championnat
  • Contrat expirant le 30 juin 2025 — aucune prolongation signée à ce jour
  • L'Égypte doit disputer les éliminatoires de la Coupe du monde 2026 en 2025-2026

Entre la Saudi Pro League et l'Europe, un choix qui engage bien plus que sa carrière

L'argent saoudien est une réalité que personne ne peut ignorer. Cristiano Ronaldo, Karim Benzema, Neymar — les précédents sont là. Mais Salah n'est pas tout à fait dans la même configuration. À 32 ans, il reste compétitif au plus haut niveau européen, et c'est précisément ce qui rend sa décision si délicate. Partir en Saudi Pro League maintenant, c'est fermer définitivement la porte à une Ligue des champions, peut-être à un titre de meilleur buteur européen en fin de carrière. C'est aussi, potentiellement, s'éloigner d'un niveau de jeu qui entretient sa forme physique et sa vivacité.

La fédération égyptienne a d'ailleurs pointé ce risque sans le formuler explicitement : un Salah au Royaume du Golfe pourrait rentrer en sélection moins affûté, moins décisif, moins lui-même. Les Saoudiens ont vu Karim Benzema se blesser à répétition, Neymar traverser une saison quasi blanche. Ce n'est pas un hasard — les campagnes de Liga ou de Premier League imposent une intensité physique qui, paradoxalement, maintient les joueurs au top.

Reste l'option Barcelone, séduisante sur le papier. Xavi Hernández parti, Hansi Flick tente de rebâtir quelque chose avec les jeunes pousses — Lamine Yamal, Pedri, Gavi. Est-ce que Salah s'inscrit dans ce projet ? La question mérite d'être posée. Sportivement, oui. Financièrement, le Barça navigue encore dans des eaux troubles malgré le retour progressif à l'équilibre. Et puis, laisser Liverpool pour un rival direct en Ligue des champions, c'est un choix symbolique fort.

Ce qui est certain, c'est que Jürgen Klopp — parti en fin de saison dernière après neuf ans extraordinaires — n'est plus là pour influer sur la décision. Arne Slot, le nouveau coach des Reds, a tenté de prolonger Salah, sans succès jusqu'ici. Le club n'a pas voulu s'aligner sur les exigences salariales de l'Égyptien, estimées à plus de 20 millions d'euros nets annuels. C'est ce mur financier qui a précipité la situation actuelle.

Mohamed Salah se retrouve donc à un carrefour rare dans une carrière : assez jeune encore pour choisir un grand club européen, assez expérimenté pour ne pas se tromper, mais avec un pays entier — et sa fédération — qui surveille chaque mouvement. L'été 2025 va être long. Et brûlant.

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