Aller au contenu principal
Football

PSG-Liverpool, le PSG dévoile son groupe pour un choc au sommet

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Le PSG accueille Liverpool ce mercredi au Parc des Princes en quart de finale aller de Ligue des Champions. Un an après les huitièmes, la revanche est servie.

PSG-Liverpool, le PSG dévoile son groupe pour un choc au sommet

Un an. Il a fallu exactement un an pour que ces deux clubs se retrouvent face à face, et cette fois l'enjeu est encore plus lourd. Le PSG reçoit Liverpool ce mercredi soir au Parc des Princes dans le cadre des quarts de finale aller de la Ligue des Champions, et Luis Enrique a communiqué son groupe. Pas de surprise fracassante, mais quelques signaux forts que les supporters parisiens scruteront avec attention avant le coup d'envoi.

Le groupe de Luis Enrique, entre continuité et arbitrages délicats

Luis Enrique a tranché. Le technicien espagnol a convoqué un groupe de 23 joueurs pour aborder ce premier round continental décisif. Ousmane Dembélé est présent, et il faudra l'avoir à l'œil : depuis le début de la saison, l'ailier français compile des chiffres qui donnent le tournis, 18 buts et 10 passes décisives toutes compétitions confondues, un retour aux sommets qui tombe pile au bon moment. Aux côtés de lui, Khvicha Kvaratskhelia s'est progressivement imposé dans le onze parisien depuis son arrivée hivernale en provenance de Naples, apportant cette imprévisibilité que le jeu du PSG réclamait.

BetBurger - Surebets et Valuebets en temps réel

Scanner professionnel de surebets et valuebets pour maximiser vos gains sportifs.

Découvrir BetBurger →

18+ | Les jeux d'argent peuvent être dangereux. Jouez responsablement.

Luis Enrique maintient aussi sa confiance à Gianluigi Donnarumma dans les cages, lui qui a sorti des arrêts décisifs lors des phases de groupes et des huitièmes. Marco Asensio, en revanche, devra se contenter d'un rôle de joker. Le coach catalan reste fidèle à sa philosophie : personne n'est au-dessus du collectif, et ce soir-là encore, c'est le pressing organisé et la possession verticale qui dicteront la loi parisienne. Ou pas.

Un absent notable fait parler dans les travées du Parc. Presnel Kimpembe, dont le retour est attendu depuis des mois après une rupture du tendon d'Achille, n'est toujours pas de la partie. L'axe défensif reste donc entre les mains de Marquinhos, capitaine insubmersible, et de Milan Škriniar, dont la saison a été compliquée par les blessures mais qui semble retrouver de sa superbe au pire moment pour les Reds.

Un an plus tôt, les huitièmes avaient laissé des traces

La mémoire est courte en football, sauf quand elle fait mal. Il y a un an exactement, le PSG et Liverpool s'étaient croisés en huitième de finale de cette même Ligue des Champions. Et le bilan avait été amer pour les Parisiens. Éliminés au terme d'un double affrontement où le collectif de Jürgen Klopp — alors encore aux commandes avant son départ en fin de saison — avait montré sa capacité à faire souffrir les grandes équipes européennes, le PSG avait quitté la scène continentale la tête basse.

Cette année, c'est Arne Slot qui a pris la succession du légendaire technicien allemand sur le banc d'Anfield, et le moins que l'on puisse dire c'est que la transition s'est faite en douceur. Liverpool trône en tête de la Premier League avec 10 points d'avance, une machine à gagner qui n'a perdu que 3 matchs toutes compétitions confondues depuis le début de la saison. Mohamed Salah, lui, continue son récital personnel : 30 buts en 38 apparitions, un chiffre qui donne le vertige et qui résume à lui seul le défi défensif que représente cet adversaire.

Pour le PSG, cette double confrontation est donc autre chose qu'un quart de finale ordinaire. C'est une question d'honneur. L'occasion de prouver que le travail de Luis Enrique depuis son arrivée en 2023 n'est pas qu'esthétique, qu'il produit des résultats concrets sur la scène qui compte vraiment. Le Parc des Princes, plein à craquer les soirs de grande Europe, sera un atout. Il l'a toujours été. Mais une ambiance ne suffit pas face à une équipe de la trempe de Liverpool.

Ce quart de finale peut tout changer pour le projet parisien

Aller au bout de cette Ligue des Champions ne serait pas seulement un titre de plus dans la vitrine du PSG. Ce serait une validation. Depuis le rachat par QSI en 2011, le club a tout misé sur cet objectif, dépensé des sommes indécentes, recruté les meilleurs, et pourtant le Graal continental lui a toujours échappé. La finale 2020 contre le Bayern Munich reste la seule, et elle s'est soldée par une défaite 1-0.

Aujourd'hui, le projet est différent. Plus collectif, plus cohérent sur le plan tactique, moins dépendant d'une ou deux superstars individuelles. Luis Enrique a transformé le PSG en équipe au sens noble du terme, et cette saison en est la preuve : le club parisien a terminé premier de sa phase de ligue avec 6 victoires en 8 matchs, ne concédant que 4 buts, le meilleur bilan défensif de la compétition. Ce n'est pas un hasard, c'est une construction.

Mais un quart de finale aller, c'est aussi un test de sang-froid. Mener 2-0 et encaisser un but en fin de match peut tout changer à l'heure du match retour à Anfield, l'un des stades les plus intimidants d'Europe. Luis Enrique le sait mieux que quiconque. Son PSG devra être chirurgical, efficace, et ne pas tomber dans le piège d'un pressing liverpuldien que Slot a encore densifié depuis son arrivée. Mohamed Salah sur un côté, Cody Gakpo de l'autre, et Darwin Núñez à la pointe : l'attaque des Reds a la capacité de détruire une défense en moins de dix minutes si elle se présente dans le bon momentum.

La nuit s'annonce longue au Parc des Princes. Et c'est exactement pour ça qu'on aime la Ligue des Champions. Si le PSG passe ce mur anglais, il sera difficile de ne pas le voir comme le favori pour aller chercher la finale. Si Liverpool repart avec un avantage, le retour à Anfield prendra une dimension psychologique écrasante pour des joueurs parisiens qui n'ont pas encore montré qu'ils savaient gagner là où ça fait vraiment mal. Ce mercredi soir, tout commence — ou tout se complique.

Ligue des ChampionsPSGLiverpoolLuis EnriqueArne SlotFootball européen

Articles similaires