Nike dévoile les maillots de l'équipe de France pour la Coupe du monde 2026, mais leur tarif provoque la colère des supporters.
Le timing est ironique. Nike a choisi d'appeler sa campagne de lancement "Braquage" pour dévoiler les nouveaux maillots de l'équipe de France en vue de la Coupe du monde 2026. Un terme que les supporters des Bleus n'ont pas tardé à retourner contre l'équipementier américain, tant le prix affiché fait l'effet d'une douche froide.
Une campagne marketing qui se retourne contre Nike
Lancée ce lundi avec un dispositif publicitaire ambitieux, la collection Nike pour les Bleus mise sur l'image forte et le spectacle visuel. Le mot "Braquage" devait incarner l'audace et la conquête. Raté. Pour de nombreux fans, il résume surtout la politique tarifaire de l'équipementier américain.
Les Irrésistibles Français, principal groupe de supporters officiels de l'équipe de France, n'ont pas mâché leurs mots. Leur porte-parole a réagi avec véhémence : "Le mot braquage est bien choisi." Une formule cinglante qui traduit un sentiment largement partagé dans les travées des stades et sur les réseaux sociaux.
Un tarif inaccessible pour les supporters les plus fidèles
Le problème est simple et brutal : le prix du maillot officiel reste hors de portée pour une large partie des fans. Alors que le football se revendique sport populaire, la réalité commerciale raconte une tout autre histoire. Porter les couleurs de son équipe nationale devient un luxe, une tendance qui s'est accentuée ces dernières années dans les grandes nations du football européen.
Les supporters dénoncent une déconnexion croissante entre les instances du football, les équipementiers et le public qui remplit les stades. Nike, qui détient le contrat d'équipement de la Fédération Française de Football depuis de nombreuses années, réalise des marges considérables sur chaque tunique vendue. Une réalité économique difficile à avaler lorsque les salaires des fans, eux, ne suivent pas la même trajectoire.
Un débat qui dépasse le simple maillot
Cette polémique s'inscrit dans une tendance plus large. Partout en Europe, le prix des maillots officiels suscite des protestations. En Angleterre, en Espagne, en Allemagne, les groupes de supporters ont régulièrement interpellé clubs et fédérations sur ce sujet. La marchandisation du football est au cœur du débat.
La FFF et Nike devront tôt ou tard répondre à cette grogne. L'enjeu est double : commercial, car un maillot trop cher se vend moins, et symbolique, car aliéner les supporters les plus passionnés fragilise l'image même des Bleus. La Coupe du monde 2026 se profile à l'horizon. Les Français voudront y briller sur le terrain. Reste à savoir s'ils pourront aussi y briller dans les tribunes, maillot sur le dos.