Borja Álvarez a quitté ses fonctions au PSG. Le club parisien a déjà trouvé son successeur pour encadrer Donnarumma et Safonov.
Borja Álvarez n'apparaît plus sur le terrain d'entraînement du Campus PSG. Selon nos informations, l'Espagnol — qui occupait le poste d'entraîneur des gardiens depuis l'été 2023 — a été écarté de ses fonctions en cours de saison. Un mouvement de staff discret, mais qui en dit long sur les exigences permanentes de Luis Enrique envers son entourage technique. Le Paris Saint-Germain a d'ores et déjà recruté son remplaçant.
Álvarez mis à l'écart, un successeur déjà dans la place
L'Espagnol avait rejoint le PSG dans la foulée de l'arrivée de Luis Enrique sur le banc parisien. Il faisait partie du staff rapproché que le technicien asturien avait constitué après sa signature à l'été 2023, l'une de ses premières recrues non-joueurs après deux saisons sur le banc de la sélection espagnole. Depuis quelques semaines, Borja Álvarez est absent des séances au Camp des Loges — rebaptisé Campus PSG — et ne participe plus aux échauffements spécifiques des portiers avant les matchs.
À en croire l'entourage du club, la transition s'effectue sans vague. Le nouvel entraîneur des gardiens a déjà pris ses marques, même si le PSG n'a pas communiqué officiellement sur ce changement. Ce type d'ajustement en cours de saison reste rare dans le football de haut niveau, où la cohésion du staff technique est généralement présentée comme un pilier de la performance. Le timing interpelle.
Gianluigi Donnarumma et Matvei Safonov, les deux gardiens professionnels de l'effectif, se retrouvent donc avec un nouveau référent technique à mi-parcours. Pour Donnarumma, habitué aux changements — il avait connu plusieurs coachs spécifiques entre le Milan AC et ses premières années à Paris — la transition devrait être absorbée sans trop de difficultés. Pour Safonov, recruté à l'été 2024 en provenance de Krasnodar pour environ 20 millions d'euros, le moment est plus délicat. Le Russe n'a pas encore pleinement réussi à s'imposer comme une alternative crédible au portier italien.
Un staff en constante évolution depuis l'ère Luis Enrique
Luis Enrique n'en est pas à son premier mouvement de staff depuis qu'il a posé ses valises à Paris. L'entraîneur espagnol, connu pour son exigence tactique et son goût du contrôle, a toujours accordé une importance capitale à la composition de son encadrement technique. À Barcelone comme avec la Roja, il avait imposé ses hommes, ses méthodes, ses fidèles. Le PSG ne fait pas exception.
Borja Álvarez avait été recruté précisément parce qu'il connaissait les codes de travail de Luis Enrique. Ensemble, ils avaient collaboré au sein de la sélection espagnole entre 2018 et 2022, période durant laquelle l'Espagne avait atteint la finale de la Ligue des Nations en 2021 avant de remporter le titre en 2023 — déjà sous la houlette de Luis de la Fuente, mais avec une ossature en partie construite sur les bases posées par Luis Enrique. Deux années de collaboration au plus haut niveau international, qui avaient semblé constituer une garantie suffisante pour le poste.
Mais le football professionnel n'offre aucune garantie durable. Le PSG 2024-2025 traverse une saison charnière, la première post-Mbappé, et Luis Enrique entend visiblement ne rien laisser au hasard dans la quête d'une organisation collective optimale. Chaque compartiment du jeu est scruté, y compris — et peut-être surtout — la gestion des gardiens, souvent considérée comme un secteur à part entière dans le football moderne.
Donnarumma au coeur d'une saison décisive pour son avenir au club
Ce changement intervient à un moment charnière pour le poste de gardien au PSG. Gianluigi Donnarumma, 26 ans, est en fin de contrat en juin 2026. Les négociations pour une prolongation n'ont pas encore abouti, selon nos informations. Le portier de la Nazionale reste l'un des meilleurs gardiens d'Europe sur sa capacité à jouer au pied — une exigence absolue dans le système de Luis Enrique — mais ses performances ont parfois souffert de flottements défensifs collectifs cette saison.
La question de la stabilité du staff autour de lui prend donc une dimension supplémentaire. Un gardien en fin de contrat a besoin de repères solides, d'une relation de confiance avec son entraîneur spécifique. Changer ce référent technique à mi-saison peut se lire comme un signal de mécontentement, ou simplement comme une décision pragmatique pour optimiser la préparation sur la deuxième partie de saison, notamment en vue des phases à élimination directe de la Ligue des Champions.
Car c'est bien là que tout se jouera. Le PSG reste engagé sur plusieurs fronts, et la solidité du poste de gardien sera déterminante. Lors de la phase de ligue de la compétition européenne, Donnarumma a démontré sa capacité à hausser son niveau dans les grands rendez-vous — face à Manchester City ou à l'Atletico Madrid, ses interventions ont pesé dans le bilan parisien. Mais la marge d'erreur devient nulle dès les huitièmes de finale.
À en croire plusieurs sources proches du vestiaire, l'ambiance au sein du groupe n'est pas affectée par ce mouvement de staff. Luis Enrique garde la main sur tout et les joueurs le savent. Reste à voir si le nouveau préparateur des gardiens aura le temps d'imprimer sa marque avant les échéances décisives. Dans le football de haut niveau, quelques semaines suffisent parfois. Ou ne suffisent pas. Le PSG, lui, ne peut pas se permettre le luxe du doute.