Remplaçant face au Brésil et la Colombie, Camavinga n'a disputé que 27 minutes lors du dernier rassemblement tricolore.
Il y a quelques mois encore, son avenir semblait tracé en lettres d'or. Aujourd'hui, Eduardo Camavinga vit une période de turbulences inédite sous le maillot bleu. Lors du dernier rassemblement de l'Équipe de France, le milieu du Real Madrid est resté cantonné à un rôle de remplaçant, ne grattant que 27 petites minutes de temps de jeu. Un signal d'alarme difficile à ignorer.
Un rassemblement fantôme pour le Madrilène
Face au Brésil, puis contre la Colombie, Camavinga n'a pas été en mesure de s'imposer dans le onze de départ. Deux matchs, deux apparitions en cours de jeu, pour un total de 27 minutes cumulées. Le compte est maigre pour un joueur de son calibre. À 21 ans, celui qui était présenté comme le successeur naturel des milieux de terrain tricolores se retrouve relégué dans la hiérarchie.
Ce déclassement interroge. Le sélectionneur Didier Deschamps semble désormais lui préférer d'autres profils au milieu. La concurrence s'est durcie. Adrien Rabiot, N'Golo Kanté ou encore Aurélien Tchouaméni occupent les postes clés. Camavinga, lui, doit se contenter des miettes. Une situation frustrante, à rebours de sa montée en puissance sous les couleurs du Real Madrid.
Le paradoxe d'un joueur titulaire en club, fantôme en sélection
Le paradoxe est saisissant. En Liga, Camavinga est un rouage essentiel de la machine madrilène de Carlo Ancelotti. Polyvalent, dynamique, capable d'évoluer sur le flanc gauche ou en sentinelle, il enchaîne les prestations solides sous les couleurs merengues. En Ligue des Champions, il a souvent répondu présent dans les moments décisifs.
Pourtant, ce statut ne lui suffit pas pour convaincre Deschamps de lui accorder davantage de temps de jeu. Les critères de sélection restent flous. Est-ce une question de système tactique ? De positionnement ? Ou simplement d'un manque de confiance du sélectionneur envers le natif d'Angola ? Les questions restent sans réponse claire, et l'entourage du joueur commence à s'impatienter.
Un avenir en Bleus à reconstruire d'urgence
La situation exige une réaction rapide. La Coupe du Monde 2026 approche à grands pas, et chaque rassemblement compte pour se placer dans les plans du sélectionneur. Camavinga ne peut pas se permettre de rester dans l'ombre trop longtemps, au risque de voir d'autres jeunes talents lui passer devant définitivement.
Tout n'est pas perdu. À 21 ans, le joueur dispose du temps et du potentiel nécessaires pour renverser la tendance. Mais il devra haussser son niveau lors des prochaines échéances en club, et surtout saisir la moindre opportunité offerte par Deschamps. Car en Équipe de France, les deuxièmes chances ne sont jamais garanties. Le réveil de Camavinga est attendu — et nécessaire.