Leicester champion : le cauchemar financier des bookmakers
Le sacre historique de Leicester City en Premier League coûte des millions aux bookmakers britanniques, pris de court par l'exploit des Foxes.
Il y a des victoires qui réchauffent le cœur du football et glacent celui des parieurs professionnels. Le titre de champion d'Angleterre décroché par Leicester City lundi soir appartient résolument à cette catégorie. Pendant que tout le continent célébrait l'un des plus grands exploits de l'histoire du sport, les bookmakers britanniques, eux, comptaient leurs pertes.
Une cote astronomique, une addition salée
Au coup d'envoi de la saison 2015-2016, les analystes des principales maisons de paris anglaises avaient fixé la cote de Leicester champion à 5000 contre 1. Une probabilité jugée si infime qu'elle relevait davantage de la fantaisie que du pari sportif sérieux. Pour situer l'ampleur du défi, c'était comparable à miser sur Toulouse sacré champion de France — un scénario que peu d'amateurs auraient envisagé sérieusement.
Pourtant, l'impensable s'est produit. Et sans même jouer. C'est le match nul de Tottenham à Stamford Bridge face à Chelsea (2-2) qui a officialisé le titre des Foxes, offrant au club des Midlands une consécration aussi inespérée qu'inédite dans l'histoire de la Premier League.
Mahrez, Vardy et Ranieri : les artisans d'un miracle
Derrière cet exploit collectif se dressent quelques figures emblématiques. Riyad Mahrez, l'international algérien révélé au plus haut niveau cette saison, et Jamie Vardy, l'attaquant prolifique auteur d'un exercice exceptionnel, ont porté Leicester vers les sommets. Le tout sous la direction d'un Claudio Ranieri que beaucoup considéraient comme un choix par défaut lors de sa nomination.
Il y a à peine un an, en avril 2015, Leicester luttait pour sa survie en Premier League. Menacé de relégation, le club semblait condamné à végéter dans les bas-fonds du championnat. Douze mois plus tard, les joueurs soulèvent le trophée de champion dans une liesse indescriptible.
Un séisme économique pour l'industrie du pari
Les répercussions financières pour les bookmakers s'annoncent considérables. Plusieurs milliers de parieurs, attirés par des cotes mirobolantes en début de saison, avaient tenté leur chance sur Leicester. Chaque livre misée en représente désormais 5000 à rembourser — une équation cauchemardesque pour William Hill, Ladbrokes et leurs concurrents.
Au-delà du bilan comptable, c'est toute la modélisation du risque dans l'industrie du pari sportif qui se trouve remise en question. Leicester City a démontré que le football reste imprévisible, et que les certitudes statistiques ont leurs limites face à la détermination d'un groupe soudé autour d'un projet commun.
Pour les amoureux du ballon rond, ce titre restera comme une leçon d'humilité magnifique adressée aux puissants du football anglais — Chelsea, Arsenal, Manchester City et United — habitués à se partager les honneurs. Le Petit Poucet a bel et bien mangé les ogres.
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