À deux mois de la Coupe du monde 2026, l'équipe de France dispute des matchs amicaux aux États-Unis, dans l'indifférence relative du public local.
Le compte à rebours est lancé. À deux mois et demi du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, l'équipe de France a traversé l'Atlantique pour disputer deux matchs de préparation sur le sol américain. Une tournée stratégique, mais qui se heurte à une réalité locale inattendue.
Boston, ville de sport, mais pas encore de football
La ville de Boston est une capitale sportive reconnue. Les Celtics, les Red Sox, les Patriots : les habitants respirent le sport. Pourtant, le football — comprenez le soccer — n'y occupe pas encore la place centrale que les organisateurs espéraient. Sur place, le constat est sans appel : l'engouement pour les Bleus reste limité.
« Les gens n'en ont rien à faire pour l'instant », résume un observateur présent sur place. Une phrase qui traduit la réalité d'un pays en pleine construction de sa culture footballistique. L'heure H n'a pas encore sonné pour les supporters américains, même si le Mondial approche à grands pas.
Une préparation sérieuse malgré le contexte
Du côté du staff tricolore, pas question de se laisser distraire par l'accueil mitigé du public local. Ces matchs amicaux représentent une opportunité précieuse pour peaufiner les automatismes, tester des combinaisons tactiques et affûter la condition physique des joueurs. Didier Deschamps et son encadrement technique exploitent chaque minute de jeu pour préparer au mieux l'échéance mondiale.
La concurrence au sein du groupe France est également intense. Chaque sélectionné sait que ces rencontres de préparation peuvent faire basculer une carrière. Se montrer décisif en amical, c'est parfois s'assurer une place dans le onze de départ quand les enjeux seront réels. Le niveau d'implication, lui, ne souffre d'aucune approximation.
Le Mondial 2026, horizon ultime des Bleus
La Coupe du monde 2026 sera historique à plus d'un titre. Pour la première fois, la compétition se déroulera dans trois pays hôtes : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Le nombre d'équipes participantes passe de 32 à 48. Un format inédit qui complexifie encore davantage la route vers le titre.
Pour la France, finaliste en 2022 au Qatar, l'objectif est clair : aller chercher une troisième étoile. Ce déplacement à Boston s'inscrit dans une logique de long terme. Découvrir les pelouses américaines, s'adapter au décalage horaire, apprivoiser les conditions locales. Autant de détails qui, le moment venu, pourraient faire la différence. Le football américain sommeille encore. Mais dans deux mois, le réveil promet d'être fracassant.