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Les succès de l’Albiceleste : entre polémique et génie

En 1978, l’Argentine organise une Coupe du Monde pour la première fois de son histoire. Le jeune sélectionneur Menotti a pour mission de remporter le Mundial pour apaiser les mœurs et redorer l’image du régime autoritaire instauré par le Général Videla deux ans plus tôt. Portée par le capitaine Passarella, l’Albiceleste décroche sa première étoile, après un Mondial controversé. 8 ans plus tard, l’Argentine se déplace au Mexique pour y remporter sa deuxième couronne mondiale, guidée par le magicien Maradona.

 

La FIFA révolutionne sa 11ème Coupe du Monde

Les années 1970 marquent la fin de la décolonisation. De nombreux pays retrouvent leur indépendance et peuvent défendre leurs couleurs sur un terrain. Pour participer à la Coupe du Monde en Argentine, 106 nations prennent part aux éliminatoires. Véritable casse-tête pour la FIFA, qui décide de mettre fin aux matchs à éliminations directes et de les remplacer par un second tour entre les nations les mieux classées.

Après un premier tour en demi-teinte, les locaux accèdent au Tour Principal et doivent terminer premier pour se qualifier en finale. Ils s’imposent face à la Pologne puis bute sur le Brésil. Pour rejoindre la finale, l’Argentine doit remporter son dernier match par quatre buts d’écart. Les Péruviens se laissent battre 6-0 et envoient leurs voisins disputer un match tant attendu. En finale, l’Argentine doit faire face aux Pays-Bas, amputés par l’absence de Johan Cruyff.

Le 25 juin, l’Estadio Monumental est plein ; vêtus de blanc et de bleu, les 70 000 spectateurs attendent le titre. Avant la mi-temps, Mario Kempes permet à l’Albiceleste de prendre l’avantage. Les Pays-Bas égalisent en toute fin de match grâce à Dick Nanninga. Pendant les prolongations, l’intenable Kempes délivre les siens en inscrivant un doublé avant d’offrir à Daniel Bertoni, le but du sacre : l’Argentine est sur le toit du monde.

 

El Pibe de Oro en véritable détonateur

8 ans après son premier sacre, l’Argentine arrive au Mexique avec une équipe merveilleuse. Les Maradona, Passarella, Valdano et Ruggieri mènent la danse. Ils permettent à l’Albiceleste de se qualifier tranquillement pour les phases finales. En huitièmes, Pedro Pasculli, unique buteur de la rencontre, vient à bout de l’Uruguay et envoie les siens affronter l’Angleterre pour une place dans le dernier carré.

Un match mythique pour certains, tragique pour d’autres. Maradona, intenable sur le terrain, qualifie l’Argentine en inscrivant un doublé dont un but de la main. La Mano de Dios, vient de sauver tout un peuple. En demi-finale, le Napolitain continue son show en inscrivant un nouveau doublé, contre une Belgique impuissante face à son talent.

Opposée à la redoutable Allemagne de l’Ouest en finale, l’Argentine mène de deux buts mais dans le dernier quart d’heure, la RFA revient au score. Qui d’autre que Diego Maradona pour débloquer la situation ? Du gauche, il envoie un ballon en profondeur pour Jorge Burruchaga qui termine parfaitement le travail. L’Argentine est sacrée championne du monde pour la deuxième fois en 8 ans.

 

La fin des années 1970 et les années 1980 marquent l’âge d’or du football argentin. Malgré de nombreuses polémiques, l’Albiceleste prouve avec ses génies, qu’elle est une terre de football. Deux sacres gravés à jamais qui lui permettent d’aborder fièrement, deux étoiles sur son maillot Ciel et Blanc.

 

Matisse Leclercq

 

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Source Photo : @MundoMonumental

 

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