Le défenseur de Getafe Abdel Abqar a été sanctionné de deux matchs de suspension après avoir agressé sexuellement Alexander Sorloth lors d'Atlético-Getafe.
La Liga a frappé fort. Le football espagnol est une nouvelle fois sous les projecteurs pour de mauvaises raisons, après un incident choquant survenu lors de la rencontre Atlético de Madrid contre Getafe, soldée sur le score d'un but à zéro samedi dernier. Un geste indécent et délibéré a mis le feu aux poudres dans un derby déjà tendu.
Un geste inacceptable au cœur du match
Tout bascule en plein milieu de la partie. Abdel Abqar, défenseur de Getafe, s'en prend à l'attaquant norvégien Alexander Sorloth d'une manière totalement intolérable : il lui pince délibérément les parties intimes. L'arbitre, témoin de la scène, n'hésite pas une seconde et sort le carton rouge immédiatement. L'expulsion est immédiate, logique, et unanimement saluée.
La scène provoque une vague d'indignation dans les tribunes du Metropolitano comme sur les réseaux sociaux. Les images, rapidement virales, relancent le débat sur les comportements limites qui gangrènent parfois les pelouses professionnelles. Sorloth, lui, termine le match sous le choc de cet épisode humiliant.
La sanction officielle tombe : deux matchs fermes
Les instances du football espagnol n'ont pas tardé à réagir. Le comité de discipline de la Fédération royale espagnole de football a prononcé une suspension de deux matchs à l'encontre d'Abdel Abqar. Une décision ferme, qui vient s'ajouter à l'expulsion déjà infligée sur le terrain lors de la rencontre.
Si certains observateurs estiment que la sanction reste trop clémente au regard de la gravité du geste, d'autres soulignent que la réglementation actuelle encadre strictement ce type de punition. Getafe, club habitué aux polémiques pour son jeu rugueux, se retrouve une fois de plus dans l'œil du cyclone médiatique. Le club n'a pas encore communiqué officiellement sur la situation de son joueur.
Un signal fort pour l'intégrité du sport
Au-delà du cas Abqar, cet incident soulève une question fondamentale : les sanctions actuelles sont-elles suffisamment dissuasives pour protéger l'intégrité physique des joueurs ? Le football professionnel doit envoyer un message clair. Tout comportement dégradant, qu'il soit verbal ou physique, n'a pas sa place sur un terrain.
La Liga, qui cherche à redorer son image à l'international face à la Premier League et à d'autres championnats majeurs, ne peut se permettre de laisser de tels actes sans réponse exemplaire. Deux matchs de suspension : le signal est posé. Reste à savoir s'il sera entendu.