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Football

Monaco atomise l'OM et relance la course à l'Europe en Ligue 1

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

L'AS Monaco s'impose face à l'Olympique de Marseille en clôture de la 28e journée et complique sérieusement les plans européens des Phocéens.

Monaco atomise l'OM et relance la course à l'Europe en Ligue 1

L'OM avait le vent en poupe. La lourde défaite du RC Lens face au LOSC, samedi soir, avait ouvert une autoroute comptable pour les hommes de Roberto De Zerbi. Ils n'en ont rien fait. Pire, ils se sont heurtés à une équipe de l'AS Monaco qui n'avait pas du tout l'intention de jouer les faire-valoir. Résultat : une défaite marseillaise qui redistribue les cartes dans une course à l'Europe plus indécise que jamais.

Monaco assomme Marseille quand ça compte le plus

Il y a des matchs qui tombent au mauvais moment. Celui-là, l'Olympique de Marseille s'en souviendra longtemps. Avec une place sur le podium à portée de main et un concurrent direct qui venait de s'effondrer, le club phocéen avait toutes les raisons de se montrer conquérant. Sur la pelouse du Stade Louis-II, c'est pourtant Monaco qui a imposé sa loi.

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Les Monégasques ont livré une prestation sérieuse, disciplinée, efficace — exactement ce qu'on attend d'une équipe qui se bat pour l'Europe. Adi Hütter a visiblement bien préparé son coup. Ses joueurs ont su éteindre les circuits marseillais, privant Valentin Rongier et ses coéquipiers de tout espace dans le cœur du jeu. Offensivement, Monaco a frappé là où il fallait, sans se perdre en fioritures.

Pour De Zerbi, le coup est rude. Depuis son arrivée sur le banc marseillais, l'entraîneur italien a réussi à insuffler un vrai jeu à son équipe, mais les grandes soirées ont parfois révélé des fragilités mentales difficiles à masquer. Ce match de clôture de la 28e journée en est un nouvel exemple. Quand la pression monte, quand l'enjeu est maximal, Marseille a encore du mal à tenir la distance.

Une rivalité entre clubs qui retrouve tout son sel

Monaco-Marseille, c'est une confrontation qui a souvent dit quelque chose sur l'état du football français. Dans les années fastes du club de la Principauté — celles de Thierry Henry, David Trezeguet, voire plus récemment Kylian Mbappé —, les Monégasques ont régulièrement tenu tête aux ambitions provençales. Depuis quelques saisons, les deux clubs se retrouvent à se battre dans le même wagon, loin derrière le Paris Saint-Germain, mais jamais résignés.

La saison actuelle illustre parfaitement cette dynamique. Monaco tourne autour des places européennes avec une régularité que peu auraient prédite en début d'exercice. Avec cette victoire, le club de la Principauté consolide une position dans le top 6, à une poignée de points d'un podium qui mènerait directement en Ligue des Champions. Un objectif que les dirigeants monégasques n'osent plus vraiment cacher.

Du côté marseillais, l'histoire récente pèse aussi. Le club a terminé deuxième de Ligue 1 la saison passée, derrière le PSG, et l'ambition affichée cet été — recrutement ambitieux, projet de jeu attractif — promettait une équipe capable de rivaliser sur plusieurs fronts. Sauf que la réalité du championnat est cruelle : à ce niveau de la saison, chaque point perdu devient une hypothèque sur l'avenir européen.

Selon nos informations, l'ambiance en interne à Marseille n'est pas à la panique, mais la déception est réelle. Les joueurs avaient conscience de l'opportunité offerte par le faux pas lensois. La laisser passer face à un concurrent direct, c'est le genre de détail qui peut peser lourd dans un vestiaire.

Un calendrier et un classement qui ne pardonnent plus

La Ligue 1, à dix journées de la fin, entre dans sa phase de vérité. Et le classement, désormais, force à se poser des questions sérieuses. Plusieurs clubs se tiennent en moins de cinq points dans la course aux places européennes — Lens, Nice, Monaco, Marseille, et quelques autres outsiders qui refusent de décrocher. Chaque journée peut tout remettre à plat.

Pour l'AS Monaco, cette victoire arrive à un moment charnière. Adi Hütter a su stabiliser un groupe qui avait connu des turbulences en début de saison. Avec des joueurs comme Takumi Minamino ou Breel Embolo capables de faire la différence dans les moments importants, les Monégasques ont les ressources pour tenir la pression jusqu'au bout. À en croire l'entourage du club, l'objectif Europa League minimum est verrouillé dans les têtes, mais personne ne ferme la porte à mieux.

Marseille, lui, doit maintenant répondre. Le calendrier des prochaines semaines sera déterminant : les Phocéens ne peuvent plus se permettre de concéder des points contre des équipes de leur standing. La trêve internationale qui arrive peut servir de reset, mais elle peut aussi amplifier les doutes si le groupe n'arrive pas à tourner la page rapidement.

Une statistique résume à elle seule l'enjeu de ce sprint final : sur les dix dernières journées de la Ligue 1 la saison passée, l'OM avait récolté 22 points sur 30 possibles pour finir deuxième. Le même total, cette fois, ne sera peut-être pas suffisant si Monaco et les autres maintiennent leur rythme.

La course à l'Europe en Ligue 1 s't'annonce longue et douloureuse pour plusieurs clubs. Ce Monaco-Marseille de la 28e journée pourrait bien s'avérer, au soir du 25 mai, comme l'un des matchs-pivots de la saison. Les Monégasques ont frappé fort. Reste à savoir si Marseille, dos au mur, saura rebondir — ou si ce faux pas marque le début d'un décrochage.

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