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Interview : Junior Burban, La formation d’un footballeur au FC Lorient

Junior Burban, 19 ans, fait aujourd’hui partie des cadres de l’équipe réserve du FC Lorient. Il évolue actuellement en National 2, où il apprend avec des plus expérimentés que lui. Il a signé son premier contrat professionnel en mai dernier. Attaquant de pointe originaire de Vannes, il a de superbes capacités athlétiques qui lui permettent de multiplier les appels dans la profondeur et d’amener une puissance de jeu et de frappe dans la surface de but adverse. Arrivé au club en post-formation, il a entamé sa septième saison à Lorient. Sport Business Mag l’a rencontré le 28 août dernier. Il nous raconte sa formation au sein du FCL, et ce que cela représente pour lui d’être footballeur professionnel. 

 

Peux-tu te présenter ? 

Je m’appelle Junior Burban. J’ai 19 ans. Je suis footballeur au FC Lorient depuis 7 ans et suis actuellement en 2ème année de BTS MUC à l’école des merlus.

 

Quel est ton parcours footballistique ?

J’ai commencé le foot dans ma ville natale à Plescop (Morbihan) où j’étais tout d’abord ailier. J’ai ensuite été repéré par le club de Vannes Menimur à l’âge de 11 ans où je suis finalement devenu attaquant de pointe car il y avait plus d’espace dans le jeu pour moi. Après deux années au sein de ce club, le FC Lorient m’a recruté. J’étais alors en classe de 5e. Après avoir effectué ma préformation et ma formation au sein du centre de formation, c’est avec fierté que j’ai signé mon premier contrat professionnel en mai dernier.

 

C’est comment de grandir dans un centre de formation ?

C’est bien et difficile à la fois, dans le sens où on quitte le domicile familial assez tôt (à l’âge de 12 ans). Cela nous permet cependant de nous développer en tant qu’homme et en tant que sportif. On apprend très tôt à être autonome, à se débrouiller sans nos parents. Au début ce n’était pas facile mais je m’y suis fait petit à petit. Les journées sont assez stimulantes. On commence le matin avec deux heures de cours puis deux heures d’entrainement. Ensuite, on déjeune au centre. On enchaîne l’après-midi sur un entraînement de deux heures. Et après c’est temps libre jusqu’à la fin de la journée.

 

Que penses-tu de ta formation au FCL ?

C’est toujours difficile de donner un avis quand on n’a pas goûté à autre chose mais j’ai signé un contrat pro donc, forcément, pour moi, ça s’est bien passé. Le FC Lorient est un club à l’écoute. On peut discuter avec les professeurs, les surveillants ou le staff. L’écoute, cest essentiel.

 

Quels ont été les moments les plus marquants de ton parcours de jeune footballeur ? 

D’abord un match en U15 face au Stade Rennais. C’était un gros match car c’était un derby. On perdait 3-0 et j’ai mis un triplé qui nous a permis de revenir à 3-3 et d’arracher le match nul. Et puis, bien sûr, mes premiers contrats : aspirant, stagiaire et l’aboutissement, le contrat professionnel…

 

Comment vis-tu ton statut de footballeur professionnel à 19 ans ?

Quand on est dans le monde du football, on est envié, et ce dès que l’on rentre dans un centre de formation. On a un statut. On est rémunéré assez jeune. Donc, c’est humain, il y a de la jalousie autour…  Il faut avoir la tête sur les épaules pour ne pas se faire avoir par « les amis » qui sont là par intérêt. Après, la jalousie n’est pas encore extrême. Ça pourrait être pire quand j’enchaînerai les matches avec le groupe professionnel et que je deviendrai de plus en plus connu. Il faudra être capable de gérer tous ces bouleversements. Se méfier de ceux qui viennent vers nous parce que l’on a de l’argent. Même si -il faut le reconnaître – on aime être vus, regardés, et que l’on vit plutôt bien cette notoriété.

 

Quelles qualités faut-il pour être footballeur pro ?

D’abord, il faut de la persévérance. Moi, je me suis blessé trois fois et je n’ai jamais rien lâché. J’ai travaillé dur pour toujours revenir plus fort. Après bien sûr, il y a le talent, ça s’est inné. Enfin, il y a aussi le travail. C’est ça qui va faire que tu vas passer pro et pas un autre.

 

Si tu n’avais pas pu être footballeur, quel métier aurais-tu aimé faire ?

J’aurais aimé être chef d’entreprise – “business man” -, comme mon père, parce que je vois sa vie et ça m’aurait plu de reproduire la même chose.

 

Quelles sont les personnes avec qui tu as de bonnes affinités au FCL ?

Chez les joueurs, à peu près tout le monde. Surtout la génération des 2000 (Enzo le Fee, Julien Ponceau, Tom Renaud, Ilan Meslier ou encore Kemy Amiche). Après, on prend différents chemins. Il y en a qui sont déjà dans le groupe professionnel (Enzo, Tom et Julien), donc on se côtoie un peu moins, alors qu’avec Kemy on est ensemble en réserve. S’agissant du staff – groupe pro et réserve – je m’entends avec tout le monde. Je peux parler à chacun. Ils sont tous accueillants et réceptifs.

 

 En tant que joueur, comment te définirais-tu ? 

Je pense que je fais partie de la classe des « nouveaux attaquants ».  Autrefois, les attaquants ne défendaient pas. Aujourd’hui, le club nous le demande. On m’a souvent répété de mieux défendre pour attaquer. Sinon je joue sur mes qualités de vitesse et de puissance. Il faut que je continue de travailler l’endurance, absolument nécessaire pour pouvoir enchaîner les phases de pressing et les appels en profondeur, et éviter qu’en fin de match ça commence à tirer.

 

Quels sont tes objectifs cette saison ? 

C’est déjà de faire de bonnes prestations avec l’équipe réserve et ensuite, pourquoi pas, de jouer quelques matchs avec le groupe professionnel… Mais pour l’instant, je reste concentré sur la réserve. Le groupe pro, ça viendra quand ça viendra.

 

Et après ?

Clairement d’évoluer en équipe première, d’être titulaire, et marquer des buts.

 

Quels clubs te font rêver ? 

Je supporte Lyon. Donc je dirais l’OL. Sinon, j’aime beaucoup Chelsea en Angleterre et le Real Madrid en Espagne. Barcelone aussi me fait rêver même si c’est un peu l’ennemi du Real. Tous ces grands clubs sont impressionnants… Ils ont marqué l’histoire du foot…

 

As-tu un objectif de carrière ? 

Mon objectif c’est de jouer dans l’un des plus grands clubs du monde. Mais il ne faut pas se précipiter. Il faut rester concentré afin de réaliser de bonnes performances et je pense que le destin fera bien les choses. J’ai aussi comme objectif d’être sélectionné un jour en équipe de France car c’est honorant de jouer pour sa nation. Mais ça ne doit pas prendre le dessus sur ce que je veux faire en club. Sinon, comme tous les footballeurs, mon rêve est de soulever le ballon d’or. Ça me plairait aussi d’obtenir un trophée de meilleur buteur.

 

Est-ce que tu as un modèle ?

Oui, Cristiano Ronaldo. J’aime tout chez lui : sa classe, son élégance, son travail. Il me fait rêver. C’est incroyable ce qu’il produit sur le terrain. Sinon, depuis tout petit je regarde des compilations de buts de Samuel Etoo. Il est Camerounais et je suis d’origine Camerounaise… On regarde les vidéos des plus grands…

 

Junior Burban est un jeune joueur plein d’avenir. Toute la rédaction de Sport Business Mag ainsi que moi-même lui souhaitons le meilleur pour la suite de sa carrière professionnelle.

 

 

Simon Rubinsztajn et P.B

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