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Football

Lucas Chevalier sur un fil avant la liste du Mondial

Par Rédaction SBM··5 min de lecture·Source: Footmercato

Relégué troisième gardien en sélection, Lucas Chevalier inquiète le staff de Didier Deschamps à deux mois de l'annonce de la liste pour le Mondial.

Lucas Chevalier sur un fil avant la liste du Mondial

Deux mois. C'est le temps qu'il reste à Lucas Chevalier pour convaincre Didier Deschamps qu'il mérite sa place dans la liste des 26 pour la Coupe du Monde. Relégué au rang de troisième gardien lors du dernier rassemblement des Bleus, le portier de Lille n'est plus en position de force — loin de là. Dans l'entourage de l'équipe de France, on suit sa situation avec une attention redoublée, et l'inquiétude est réelle.

Un déclassement qui ne trompe pas sur l'état d'esprit du staff

La hiérarchie des gardiens en équipe de France, ça ne se dit pas toujours à voix haute. Ça se lit dans les compositions, dans le temps de jeu accordé lors des matchs de préparation, dans les petits signaux que seuls les initiés savent interpréter. Et tous ces signaux pointent dans la même direction pour Lucas Chevalier : il a perdu du terrain. Lors du dernier rassemblement des Bleus, le gardien lillois s'est retrouvé en troisième position dans la hiérarchie, derrière Mike Maignan et Brice Samba. Un recul brutal pour celui qui avait été présenté, il y a encore quelques mois, comme l'avenir du poste entre les perches tricolores.

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Ce qui préoccupe le staff de Deschamps, ce ne sont pas uniquement les statistiques. C'est l'état général de Chevalier — physique, mental, forme du moment. Ces derniers jours, des signaux négatifs ont filtré depuis Lille. Sans entrer dans les détails, l'entourage de la sélection nationale surveille de près l'évolution de la situation. À 23 ans, le portier nordiste reste un profil exceptionnel sur le papier. Mais une Coupe du Monde, ça ne se joue pas sur le papier.

Mike Maignan est indéboulonnable au poste de numéro un. Brice Samba, lui, a su s'imposer comme le deuxième gardien incontesté grâce à des prestations solides avec Rennes. Chevalier, coincé dans cette hiérarchie, doit non seulement maintenir son niveau — mais le faire exploser.

De la révélation Ligue 1 à la zone de turbulences

Il y a encore un an, le scénario était tout autre. Lucas Chevalier avait crevé l'écran avec le LOSC, enchaînant les performances XXL dans une équipe de Lille qui comptait sur lui comme pierre angulaire. Ses statistiques en Ligue 1 le plaçaient parmi les meilleurs gardiens du championnat : pourcentage d'arrêts au-dessus de la moyenne, gestion de la surface impeccable, jeu au pied propre — exactement ce que réclame le football moderne. Deschamps l'avait récompensé en l'intégrant au groupe France, et les premières sélections avaient confirmé le potentiel.

Mais le football va vite. Trop vite, parfois, pour les jeunes gardiens qui doivent gérer en même temps la pression d'un grand club, les attentes de la sélection nationale et les inévitables périodes de baisse de régime. Depuis le début de la saison 2024-2025, Chevalier a semblé moins dominant. Quelques sorties hésitantes, des matchs où il n'a pas pesé comme avant. Pas une catastrophe en soi — mais suffisant pour que les doutes s'installent dans les couloirs de Clairefontaine.

L'histoire de la sélection française regorge de portiers qui ont connu ce type de passage à vide au mauvais moment. Certains ont su rebondir et s'imposer. D'autres ont vu la porte se refermer. Pour Chevalier, la fenêtre reste ouverte — mais elle ne le sera pas éternellement. Avec un Mondial qui se profile à l'horizon, Deschamps n'a ni le temps ni l'envie de prendre des risques sur un poste aussi stratégique.

Deux mois pour tout changer — ou pour tout perdre

La liste pour la Coupe du Monde sera annoncée dans environ deux mois. Ce délai, court pour certains, peut sembler une éternité pour un gardien qui a besoin de retrouver ses sensations. Mais dans la réalité du calendrier footballistique, les matchs disponibles se comptent sur les doigts des deux mains. Chaque sortie avec le LOSC devient, de fait, un rendez-vous capital.

La question qui se pose concrètement : Deschamps peut-il se permettre d'emmener un troisième gardien fragilisé dans sa forme et dans sa tête au Mondial ? La réponse logique serait non. Mais la réalité est plus nuancée. Lucas Chevalier reste l'un des gardiens les plus talentueux de sa génération en France, et renoncer à lui définitivement sur la base de quelques semaines difficiles serait une décision lourde à assumer. D'autant que dans l'immédiat, peu de gardiens français crèvent le plafond pour réclamer cette troisième place.

Des noms comme Guillermo Ochoa, Keylor Navas ou plus récemment Dean Henderson rappellent que des gardiens expérimentés peuvent traverser des turbulences et revenir au sommet. Chevalier, lui, n'a pas cette expérience accumulée pour amortir le choc. Il navigue en eaux agitées avec les ressources d'un joueur de 23 ans. Ce qui peut être une faiblesse — ou une force, selon comment on la retourne.

Dans les prochaines semaines, les matchs de Ligue 1 et les éventuelles rencontres européennes du LOSC vont tenir lieu de sélection officieuse. Chaque arrêt décisif, chaque prise de balle haute maîtrisée, chaque relance propre sera scrutée depuis Clairefontaine. Et si d'aventure un rassemblement des Bleus a lieu avant l'annonce de la liste, Chevalier sait que ce sera probablement son dernier droit de réponse.

La Coupe du Monde, c'est dans deux mois. Pour Lucas Chevalier, le compte à rebours a déjà commencé — et il ne tolère plus aucune erreur.

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