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Football

Akliouche veut s'imposer en Bleus avant la Coupe du Monde

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Titulaire et passeur décisif face à la Colombie, Maghnes Akliouche affiche clairement ses ambitions avec l'équipe de France à un an du Mondial.

Akliouche veut s'imposer en Bleus avant la Coupe du Monde

Une passe décisive, un statut de titulaire et un message envoyé à tout le monde. Maghnes Akliouche n'est plus un invité en équipe de France — il commence à s'y installer. Dimanche dernier face à la Colombie, le milieu offensif de l'AS Monaco a été l'un des hommes en vue d'une victoire nette 3-1, pesant sur le jeu des Bleus avec l'assurance de quelqu'un qui sait exactement pourquoi il est là. Et quand on lui demande ce qu'il veut, il ne tourne pas autour du pot.

Qu'est-ce qu'Akliouche a vraiment montré face à la Colombie ?

La sélection contre la Colombie n'était pas un match de préparation anodine. Face à une équipe sud-américaine solide, techniquement léchée, qui avait atteint la finale de la Copa América 2024, les Bleus devaient montrer de la consistance. Akliouche, lui, a montré bien plus que ça. Positionné dans un couloir offensif, il a combiné avec une fluidité rare, délivrant la passe qui a fait basculer la rencontre dans le sens français.

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Ce qui frappe chez le joueur formé à Monaco, c'est sa capacité à lire le jeu entre les lignes. À 23 ans, il affiche déjà une maturité tactique que peu d'ailiers de sa génération possèdent à ce niveau. Sous Luis Enrique en Ligue des Champions cette saison, il a explosé statistiquement — plus de 10 buts et passes décisives combinés en championnat sur la saison 2024-2025 — et cette dynamique, il l'a directement transposée en sélection. Pas de temps d'adaptation. Pas de tétanisation. Il joue.

Didier Deschamps, qui a toujours eu un œil particulier pour les profils hybrides capables de jouer sur plusieurs zones offensives, a visiblement pris note. Titulariser Akliouche, c'est un signal. Dans le système des Bleus, les places sont chères, les concurrences féroces, et on ne titularise pas un joueur par défaut contre une équipe du calibre de la Colombie.

Quels sont ses objectifs affichés avec l'équipe de France ?

Dans un entretien récent, Akliouche a levé le voile sur ses ambitions. Sans fanfaronnade, sans fausse modestie non plus. Il veut s'imposer durablement en Bleus. Pas juste être convoqué, pas juste gratter des minutes en cours de jeu — il veut être un titulaire indiscutable à la Coupe du Monde 2026, qui se tiendra aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

C'est un objectif à la fois ambitieux et parfaitement calibré. La France débarquera au Mondial avec un statut de grande favorite, portée par une génération exceptionnelle. Mais justement — dans une génération exceptionnelle, il faut se battre pour exister. Kylian Mbappé, Antoine Griezmann, Ousmane Dembélé, Marcus Thuram… La liste des attaquants tricolores est une arme de guerre. Akliouche le sait. Et c'est précisément pour ça qu'il met les bouchées doubles.

Ce qui joue en sa faveur, c'est son profil atypique. Capable de jouer à droite, à gauche, ou dans l'axe en soutien d'un attaquant, il offre à Deschamps une polyvalence précieuse. Dans un tournoi où la gestion de l'effectif et la capacité à faire tourner sans perdre en qualité sont déterminantes, ce genre de joueur vaut de l'or. La Coupe du Monde, c'est dans un an. Le calendrier lui sourit.

Monaco peut-il l'aider à franchir le dernier palier ?

La trajectoire d'Akliouche est indissociable de celle de l'AS Monaco. Le club de la Principauté vit une montée en puissance spectaculaire depuis deux ans, et le joueur en est l'un des principaux architects. Sous la direction de Adi Hütter, Monaco a retrouvé une régularité en Ligue 1 et continue de peser en Coupe d'Europe. Ce contexte de haut niveau, semaine après semaine, forge les joueurs différemment.

Là où certains talents français végètent dans des clubs moins compétitifs ou se perdent dans des transferts prématurés, Akliouche a eu la sagesse — ou la chance — de rester dans un environnement où il est à la fois protégé et challengé. Monaco représente aujourd'hui l'un des meilleurs tremplins possibles vers le très haut niveau européen. Les recruteurs des grands clubs le savent. Les sélectionneurs aussi.

Le vrai test viendra lors des prochains rassemblements. Une bonne performance face à la Colombie, c'est bien. La confirmer sur la durée, dans des matchs à enjeu, contre des adversaires de premier plan en phase de qualification ou en Nations League, c'est une autre dimension. Deschamps construit son groupe pour 2026, et chaque match de sélection est désormais une audition grandeur nature. Akliouche a réussi le premier tour. Il reste les demi-finales.

À un an du Mondial nord-américain, la hiérarchie offensive en équipe de France est tout sauf figée. Des blessures, des baisses de forme, des révélations tardives — le football a cette brutalité magnifique de tout remettre en cause en quelques semaines. Maghnes Akliouche, lui, a décidé de ne pas attendre que les autres s'effacent. Il avance, il s'impose, et il le dit clairement. La prochaine convocation sera un nouveau verdict. Et il compte bien le rendre en sa faveur.

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