Le roi du Maroc aurait personnellement mis son veto à la nomination de Jorge Sampaoli comme sélectionneur de l'équipe nationale marocaine.
Un accord existait. La Fédération marocaine de football avait trouvé un terrain d'entente avec Jorge Sampaoli pour prendre les rênes de l'équipe nationale. Mais c'est sans compter sur l'intervention directe au sommet de l'État. Le roi Mohamed VI aurait personnellement bloqué cette nomination, mettant fin à un dossier qui semblait pourtant bien engagé.
Un accord conclu, puis torpillé au sommet de l'État
Libre depuis son départ de l'Atletico Mineiro, Jorge Sampaoli était la priorité affichée de la fédération. Le technicien argentin, fort d'une expérience internationale reconnue, avait séduit les dirigeants marocains par son profil offensif et son palmarès. Les négociations étaient avancées, les termes du contrat quasiment finalisés.
Mais le processus a été stoppé net. Selon nos informations, c'est bien le palais royal qui a mis son veto à cette nomination. Une intervention rare et significative, qui illustre l'importance stratégique accordée par le Maroc à son équipe nationale, à moins de deux ans de la Coupe du monde 2030 qu'il co-organisera.
La sélection marocaine au cœur d'enjeux politiques et sportifs majeurs
Le Maroc n'est pas un pays comme les autres en matière de football. Depuis le parcours historique des Lions de l'Atlas lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, où ils ont atteint les demi-finales, la sélection nationale est devenue un symbole de fierté nationale et un outil diplomatique de premier plan. Chaque décision concernant son encadrement technique dépasse donc largement le cadre purement sportif.
Dans ce contexte, le choix du sélectionneur revêt une dimension hautement symbolique. L'échec du projet Sampaoli oblige désormais la fédération à revoir entièrement sa copie et à identifier un nouveau profil capable de répondre aux exigences royales, sportives et médiatiques du poste.
Un poste sous haute tension, une succession ouverte
La question qui se pose désormais est simple : qui pour coacher le Maroc ? La fédération se retrouve dans une position délicate, contrainte de repartir de zéro dans sa recherche. Plusieurs noms circulent déjà dans les coulisses du football africain et international.
Cette situation révèle les tensions inhérentes à la gouvernance du football marocain, tiraillé entre ambitions mondiales et réalités institutionnelles. Le prochain sélectionneur devra non seulement répondre aux attentes techniques, mais aussi et surtout obtenir la bénédiction des plus hautes sphères de l'État. Un défi hors norme pour un poste hors norme.