La polémique autour de la finale Maroc-Sénégal continue de faire des vagues. Un nouveau dirigeant quitte ses fonctions à la CAF.
La tempête ne faiblit pas à la Confédération africaine de football. Plusieurs semaines après la finale de la CAN 2025 opposant le Maroc au Sénégal, les turbulences en coulisses s'intensifient. Un nouveau dirigeant a officiellement quitté ses fonctions au sein de l'instance dirigeante du football africain, signe que la crise est loin d'être résolue.
Une finale qui continue de faire des victimes
La rencontre entre le Maroc et le Sénégal avait déjà provoqué une onde de choc sans précédent. Les accusations de mauvaise gestion arbitrale, les tensions diplomatiques entre les deux nations et les pressions exercées sur les hauts responsables de la CAF avaient mis le feu aux poudres. La démission d'Olivier, évincé dans la foulée de l'événement, n'était visiblement que le début d'une série de départs fracassants.
Ce nouveau départ confirme que l'institution peine à éteindre l'incendie. Les membres du comité exécutif semblent divisés sur la gestion post-finale, et certains responsables préfèrent clairement tirer leur révérence plutôt que d'assumer les conséquences d'une polémique qui dépasse désormais le simple cadre sportif.
La crédibilité de la CAF en jeu
Au-delà des personnalités concernées, c'est bien l'image de la CAF qui est éclaboussée. L'organisation avait pourtant promis une édition 2025 exemplaire, vitrine du football africain à l'heure où le continent ambitionne de peser davantage sur la scène mondiale. Le résultat est amer : des démissions en cascade, des accusations qui s'accumulent et une gouvernance fragilisée.
Les observateurs pointent du doigt une structure institutionnelle insuffisamment solide pour absorber les chocs politiques et sportifs. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, se retrouve sous pression pour remettre de l'ordre dans une maison visiblement en proie à de vives tensions internes. Ses prochaines prises de position seront déterminantes pour la suite.
Quel avenir pour le football africain ?
Malgré ce contexte difficile, le football africain reste porteur d'espoirs immenses. La Coupe du Monde 2030, que le Maroc co-organisera notamment avec l'Espagne et le Portugal, représente une échéance capitale. Il serait dommageable que les querelles internes à la CAF viennent ternir cette dynamique positive.
La pression est désormais maximale sur les dirigeants restants pour stabiliser l'institution, restaurer la confiance et envoyer un signal fort à toutes les fédérations membres. Le football africain mérite mieux que des guerres de pouvoir en coulisses. L'heure des réformes structurelles a peut-être enfin sonné.