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Football

Monaco écrase l'OM et s'envole vers la Ligue des Champions

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

L'AS Monaco s'est imposée face à l'Olympique de Marseille (2-1) lors de la 28e journée de Ligue 1, un résultat qui rebat les cartes dans la course à la C1.

Monaco écrase l'OM et s'envole vers la Ligue des Champions

Deux buts, trois points, et un message envoyé à toute la Ligue 1. L'AS Monaco a dominé l'Olympique de Marseille (2-1) ce week-end au Stade Louis-II, dans ce choc de la 28e journée qui valait bien plus qu'une simple victoire de prestige. Les hommes d'Adi Hütter ont mis la main sur un succès précieux, peut-être décisif, dans la course effrénée à une place en Ligue des Champions. Et l'OM, lui, voit son printemps virer au cauchemar.

Monaco impose sa loi, Marseille s'effondre au pire moment

Sur la pelouse du Rocher, Monaco n'a pas laissé beaucoup de place au doute. Bien en place tactiquement, précis dans les transitions, les Monégasques ont affiché un visage sérieux, celui d'une équipe qui a compris que chaque point comptait double en cette fin de saison. La dynamique monégasque n'est pas un accident : c'est la troisième victoire en quatre matchs pour un club qui monte clairement en régime quand il le faut.

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En face, Roberto De Zerbi n'a pas trouvé les clés. L'Olympique de Marseille, pourtant porté par l'un des effectifs les plus chers de l'histoire du club, a encore pêché par manque de solidité défensive. Concéder deux buts à domicile — pardon, sur la pelouse adverse — face à un adversaire direct, c'est une faute impardonnable à ce stade de la saison. Le but consolation marseillais, aussi tardif que symbolique, n'a rien changé au fond du problème.

Individuellement, les notes ont parlé d'elles-mêmes. Takumi Minamino a encore pesé sur le jeu adverse, remuant sans relâche, combinant avec une aisance déconcertante dans les espaces. Côté marseillais, Pierre-Emile Höjbjerg a tenté d'exister au milieu, mais sans parvenir à imposer son tempo habituel. La défense phocéenne, elle, a une nouvelle fois péché sur les phases arrêtées — une constante qui commence à ressembler à un défaut structurel.

  • 28e journée de Ligue 1 — Monaco 2-1 OM
  • 3e victoire monégasque sur les 4 derniers matchs de championnat
  • L'OM concède pour la 14e fois cette saison en Ligue 1
  • Monaco revient à hauteur des places européennes de premier rang

La course à la C1 relancée, l'équation marseillaise se complique

Ce résultat redistribue sérieusement les cartes en haut de tableau. Monaco se repositionne dans le Top 3 et envoie un signal fort aux équipes qui pensaient avoir réglé la question de la deuxième place européenne. Il reste dix journées à jouer, mais dans un championnat aussi serré, chaque confrontation directe a des airs de finale.

Pour l'OM, la situation devient franchement préoccupante. Non pas que le club soit en danger de décrochage — il reste assez de matière dans l'effectif pour ne pas s'affoler — mais la régularité manque cruellement. Gagner en Ligue Europa Conference tout en perdant le fil en Ligue 1, ce n'est pas le plan que De Zerbi avait en tête en débarquant sur la Canebière. Les supporters marseillais commencent à poser des questions légitimes sur les choix tactiques, sur l'utilisation de certains joueurs, sur cette incapacité à enchaîner trois victoires consécutives en championnat.

Monaco, à l'inverse, ressemble de plus en plus à une machine bien huilée. Adi Hütter a réussi quelque chose d'assez rare dans le football moderne : faire progresser un groupe en cours de saison, trouver des automatismes, rendre le collectif plus fort que la somme des individualités. Wissam Ben Yedder, même utilisé avec parcimonie, reste une menace permanente. Et derrière, les Monégasques ont rarement encaissé sur des erreurs évitables — ce qui tranche avec la friabilité marseillaise.

Dix journées. C'est le capital restant pour que chacun défende ses ambitions. Monaco jouera le calendrier à fond, avec des déplacements compliqués mais aussi des réceptions à domicile où le Louis-II peut faire office de forteresse. L'OM, lui, devra gérer la double compétition sans se brûler les ailes. La balance est fragile.

Ce Monaco-OM ne sera peut-être pas le match qui décide de tout. Mais il aura au moins confirmé une chose : la Ligue 1 n'est pas encore jouée, et les Monégasques ont bien l'intention de pousser jusqu'au bout pour s'offrir les nuits européennes les plus belles de la prochaine saison. Rendez-vous dans dix journées pour savoir si le Rocher aura tenu ses promesses.

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