Après la défaite face au PSG, Nice monte au créneau contre l'arbitrage de Willy Delajod et le penalty accordé sur une faute de main de Sanson.
La tension était encore palpable dans les vestiaires de l'Allianz Riviera. Après la rencontre face au Paris Saint-Germain, le club niçois n'a pas mâché ses mots. Une décision arbitrale a mis le feu aux poudres et cristallisé toutes les frustrations d'une équipe qui estime avoir été lésée.
Une décision qui fait sortir Nice de ses gonds
Au cœur de la polémique : un penalty accordé aux Parisiens sur une faute de main signalée contre Morgan Sanson. Pour les Aiglons, ce geste involontaire ne méritait pas une telle sanction. La sentence de Willy Delajod, arbitre de la rencontre, a été vécue comme une injustice profonde dans le camp niçois.
« On est outrés ! » Ces mots, lancés à chaud dans le couloir du stade, résument parfaitement l'état d'esprit du vestiaire azuréen. Ni la défaite, ni la performance collective n'ont autant cristallisé la colère. C'est bien l'arbitrage qui concentre toutes les critiques.
Puel monte au créneau, Sanson confirme la frustration collective
Le coach Claude Puel n'a pas cherché à calmer le jeu. Droit dans ses bottes, l'entraîneur niçois a pris la parole avec fermeté. Selon lui, la faute de main de Sanson aurait dû être jugée avec plus de clémence. Le contexte du geste, sa nature involontaire, la position du bras : autant d'arguments avancés pour contester la validité de la décision.
Morgan Sanson, directement impliqué dans l'action litigieuse, a lui aussi exprimé son incompréhension. Le milieu de terrain reconnaît le contact, mais refuse l'interprétation sévère retenue par l'arbitre. Une lecture différente du règlement qui aurait pu changer le cours du match, et peut-être son issue.
Un arbitrage sous pression, une question récurrente en Ligue 1
Cette polémique relance un débat bien connu dans le football français. Les décisions arbitrales lors des rencontres impliquant le PSG font régulièrement l'objet de contestations. Les clubs provinciaux dénoncent parfois un traitement inégal, une pression exercée, consciemment ou non, par le poids médiatique et sportif du club de la capitale.
Nice paie ici le prix d'une erreur d'appréciation — ou d'une décision assumée — qui pèse lourd dans la balance. La Ligue de Football Professionnel devra-t-elle se prononcer sur cette action ? Les Aiglons, eux, attendent des réponses claires. La frustration est réelle, la mobilisation aussi. Ce soir, sur la Côte d'Azur, la colère ne retombera pas de sitôt.