Victoire étriquée de l'OM face à Auxerre. Pour Dugarry, Habib Beye doit rapidement faire évoluer son système de jeu.
L'Olympique de Marseille s'en est sorti avec l'essentiel face à Auxerre : trois points précieux qui replacent le club phocéen à deux longueurs de Lyon au classement. Mais la manière, elle, laisse à désirer. Et dans les coulisses médiatiques, le débat fait rage. Sur le plateau de Rothen S'Enflamme sur RMC Sport, les consultants ne mâchent pas leurs mots.
Une victoire qui ne convainc pas
Un but. Un seul. Face à une équipe d'Auxerre qui n'a pourtant pas affolé les compteurs cette saison. L'OM a certes décroché la victoire, mais le contenu proposé inquiète les observateurs les plus avisés. Le jeu marseillais manque de fluidité, de créativité et surtout de caractère. Les automatismes tardent à se mettre en place, et l'enthousiasme du début de saison semble déjà retombé.
Sur le plan mental, le tableau est encore plus sombre. Les signaux envoyés par le groupe ne sont pas rassurants. L'équipe donne l'impression de subir plutôt que d'imposer son tempo. Une fragilité psychologique qui tranche avec les ambitions affichées par la direction marseillaise en début d'exercice.
Dugarry interpelle Habib Beye
C'est dans ce contexte tendu que Christophe Dugarry a pris la parole avec franchise. L'ancien attaquant de l'OM et champion du monde 1998 ne cache pas ses doutes sur la capacité du technicien à faire évoluer son équipe. "Il va falloir qu'il propose rapidement autre chose", a-t-il lâché sans détour sur l'antenne de RMC Sport. Un avertissement clair, presque un ultimatum médiatique.
Habib Beye, arrivé sur le banc marseillais avec une réputation de technicien moderne et ambitieux, se retrouve aujourd'hui sous pression. Les attentes sont élevées à Marseille, ville qui ne pardonne pas facilement les errements tactiques. Le coach doit impérativement trouver des solutions concrètes pour redonner du souffle à un collectif qui tourne en deçà de son potentiel.
L'OM doit hausser son niveau rapidement
Deux points d'avance sur Lyon, c'est peu. Le championnat est serré et chaque faux pas peut coûter très cher dans la course aux places européennes. Le Vélodrome attend un autre visage de son équipe : plus conquérante, plus dominatrice, plus marseillaise dans l'âme.
La question n'est plus de savoir si l'OM peut gagner des matchs accrochés. Elle est de savoir si Beye peut transformer ce groupe en une équipe capable de peser sur la durée. Les prochaines semaines seront déterminantes. Les supporters, eux, retiennent leur souffle.